liolio a écrit :
JOsh43 je suis d'accord sur le fond, il faut lutter contre certaines perceptions mentales qui se développe à tord ou à raison (plus à tord qu'à raison d'ailleurs..). J'ai bien noter le "j'ai envie de dire..." au lieu de "je dis..." mais même dans l'idée je voulais marquer ma différence de salaud de droite
Par contre je crois que c'est plus compliqué que ça le basculement de minorité à communauté c'est à dire une minorité organisée qui se reconnait en tant que tel. Il y a des affinités culturelles qui poussent à l'émergence de communauté et aussi la réaction de la majorité qui est le plus souvent complètement aveugle à ce que peut ressentir quelque minorité que ce soit.
La majorité n'a pas conscience par exemple de sa propre identité culturelle.
Le problème je crois c'est plus le constat mais que faire, que dire et comment le faire.
Sarkozy a crée le Conseil de Culte Musulman, mais ce dernier n'est en rien légitime à représenter la minorité française de sensibilité musulmane. D'ailleurs en France cette minorité n'est pas encore constitué en une communauté forte. C'est une bonne chose au regard de l'idée que l'on se fait de la république une mauvaise parce que les interlocuteurs avec lesquels la République (ou ses agents) "fait affaire" ne sont ni légitimes ni forcément les plus tempérés.
après sur le que faire??? Franchement, le dialogue semble une réponse facile. C'est donner trop d'importance aux mauvaises personnes. Avec qui dialoguer?
Perso je crois que la réponse à ces problèmes est très simple et malheureusement hors de portée.: la République doit faire son taf. Aucun compromis sur ses valeurs, et n'agir qu'en cas de dérapages condamnables.
Un énorme problème en France dont il est de bon ton de ne pas pas parler c'est la Justice et des moyens pathétiques dont elle dispose.
Alors je parle de justice alors que l'on parle de religion, de minorités, etc. ce n'est pas par amalgames entre minorités et criminels. Je parle de justice parce que c'est la réponse d'une république à des dérives condamnables (si elle ne le sont pas l'Etat n'a pas à intervenir). Ce n'est pas la prolifération de lois, l'état policier, etc.
La justice est le résultat final (et malheureusement moins visibles que les Képis) de l'action légitime de l'État.
Beaucoup de quartiers ont pourri parce que la justice n'a pas de moyen et que les perturbateurs n'ont pas été mis à l'écart de la société dans son ensemble. Le résultat est double, la minorité porte un croix qui n'est pas la sienne, la majorité en est bonne pour augmenter son contingent de préjugés, et c'est un cercle vicieux... la situation dégénère plus encore...
Idem pour les discriminations, et là j'ai envie de dire qu'il est presque trop tard tant les préjugés et croix indues se sont multipliées...
Les infractions sur la routes, etc.
Bref la République n'a rien à faire qu'être elle même et ce avec force. Discuter ne servira qu'à continuer à "stigmatiser" les minorités par nature sensibles voire fragiles face aux critiques avec des réactions de défi, de repli, de rejet.
Après et ce sera moins consensuel on pourrait s'interroger sur l'état de notre capacité d'accueil. Il y a des raisons objectives et subjectives à ça. Vu que l'on a un peu quitter le politiquement correcte une raison serait la montée des extrêmes droites en France et en Europe et le rejet des "migrants" (voir des "faux" migrants mais "vrais" natifs du pays nonobstant leur culture ou couleur) qui l'accompagne. Alors d'aucun dira que c'est reculer contre les avis les plus extrêmes, d'autres pourraient leur opposer le fait que si ce n'est directement par l'extrême droite la radicalisation des partis de droites a déjà lieu et que selon le tournant que prend la crise que nous traversons un tournant de la majorité (ethnique) vers le pire ne doit pas être envisageable.
EDIT Biz je dois au moins un peu d'accord avec toi sur le rapport Justice/responsabilité individuelle
mais bon le temps de répondre, etc.
Ton post est avant le mien.
Je ne vois absolument rien à contredire dans ce post. Comme quoi, droite ou gauche, on peut tomber d'accord sur un certain nombre de valeurs et une conception commune de la république.
Ca fait plaisir de voir qu'il existe encore une droite républicaine et humaniste, tant il est vrai qu'on ne l'entends pas beaucoup ces derniers temps dans le débat politique.