Pour hier soir, c'est la problématique des banlieues qui ressort, tout simplement (pour certains d'entre eux, caillasser du flic, c'est festif).
Plus généralement, le foot est certes plus propices aux débordements que d'autres sports de par sa popularité, c'est mathématique. Si le tennis avait la même popularité avec des groupes de supporters constitués (cas assez unique au foot par rapport à d'autres sports), on assisterait probablement aux mêmes phénomènes.
Citation:
Ne croyez pas que la violence soit le seul fait des supporters de foot! Le tennis, qui a une image «clean» et pacifique, a connu de vraies déviances de type hooliganisme.
Par exemple, en 1975 une rencontre de Coupe Davis entre la Suède de Bjorn Borg et le Chili a dû se jouer à huis clos en raison d’émeutes entre les supporters des deux équipes. En 1985, toujours lors d’une rencontre de Coupe Davis, cette fois entre la France et le Paraguay, les joueurs tricolores se sont fait insulter tout au long de la rencontre par des supporters paraguayens surexcités qui leur lançaient des bananes, des pièces de monnaie et même des boulons.
http://www.slate.fr/story/7332(...)lence
Il est intéressant de noter que c'est le nationalisme sous-jacent qui intervient dans l'apparition de la violence alors que c'est tout de même moins souvent le cas pour des sports individuels. Or, le supporter de foot est tout de même souvent attaché à la notion de localité (ville, région, pays) : on ne supporte pas le club de foot seulement, on "défend" sa ville contre un groupe de supporter qui lui "défend" la sienne.
Quand au foot US, il engendre son lot de violences entre supporters aussi. Ce qui rend le truc moins présent, c'est encore une fois l'absence de kops, de groupes de supporters institués (chacun se rend au stade individuellement).