Glinglo a écrit :
Roitelet a écrit :
Négocier entre pays à coup de référendums, c'est séduisant,
mais ça peut devenir long!
Pas forcément, on voit bien qu'il faut évoluer vers une démocratie participative et internet s'y prêterait plutôt bien.
Si un pays ne souhaitait ne plus côtiser à l'Euro, de quel droit le retiendrait-on ? à moins que l'Europe ne soit déjà devenu l'EURSS ?
Le seul problème du référendum c'est qu'il emmerde les rentiers (politiciens + financiers).
La question n'est pas tant de savoir si le référendum emmerde quelqu'un, mais plutôt de savoir s'il est légitime. Tsipras a été élu il y a
moins de 6 mois, avec un programme fort et une majorité claire sans coalition (ou coalition très mineure). Pourquoi ne se sent-il pas libre aujourd'hui de l'appliquer et de refuser catégoriquement tout compromis avec l'UE ?
Le recours systématique au référendum n'est pas possible, on voit bien que cela devient souvent un acte démagogique davantage qu'un acte démocratique. Le texte ici parle de problèmes budgétaires, Tsipras lance des discours nationalistes, tandis l'UE menace d'une sortie de l'euro. Penses tu qu'une majorité de votants ont la moindre idée de ce que la victoire d'un camp ou de l'autre implique ? Pendant que les banques sont fermées, Tispras promet de garantir les dépôts bancaires. La bonne blague...
En France, le gouvernement semble moins légitime (l'élection est moins récente, les sondages d'opinion en baisse...), mais aurait on idée de faire voter par référendum la loi Macron, les aides aux pays d'Afrique, les prêts à la Grèce, les subventions à la presse, le relèvement de la première tranche de l'impôt ? Non, parce que nous avons transféré démocratiquement ce pouvoir à nos dirigeants.
Le référendum grec donne l'amère impression que Syriza ne souhaite pas prendre les responsabilités liées à la pleine application de son programme, ou que le peuple grec sert d'otage dans les négociations avec l'UE.