chix4free a écrit :
DJayNot a écrit :
Hollà...
Relisez-vous les gars, ça dérive un peu...
C'est moi qui comprends mal ou Redstein regrette "l'échec patent de l’assimilation"? Tous shredders?
La diversité culturelle est une richesse, les aminches, et si tout n'est pas du goût de tout le monde dans la culture de l'autre, et bien il faut supporter.
Cette "intégration" qui ressemble comme deux gouttes d'eau à de la défiance et de l'exclusion a déjà réussis à mettre au ban de la société les voyageurs, évitons de réitérer avec les berbères, turcs, afghans, kurdes, iraniens, enfin bref ça me rappelle pas de bons souvenirs de regarder l'autre et de dire qu'il est pas pareil et qu'il faut qu'il change.
Je n'ai pas eu/pris le temps de répondre hier à ce post spécifiquement.
Ca ne dérive pas du tout, nos points de vue, à Red et à moi, sont juste strictement laïcs. C'est-à-dire que :
- il y a une distinction fondamentale entre la sphère publique et la sphère privée... n'importe qui peut donc adorer le Dieu qu'il veut et suivre les prescriptions associées à son culte du moment qu'elles ne débordent pas sur la sphère publique ;
- l'idée d'assimilation concerne strictement la sphère publique... personne n'a jamais empêché les Français d'origine portugaise de parler portugais chez eux... mais quand ils vont à la préfecture pour leur carte d'identité ou leur carte grise... c'est en français, un point c'est tout. La langue étant le véhicule culturel par excellence, il est certain que ça facilite et accélère l'assimilation (que d'aucuns, négativement, appelleront acculturation mais, dans le cadre de l'Etat-nation démocratique, je récuse le terme pour ma part).
- tu parles de "culture" là où il y a invocation, de la part des intéressés, d'un intérêt "religieux"... or, je me permets de rappeler, modestement, que l'article 2 de la loi de 1905 stipule que "la République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte". Le couscous n'est pas le problème, c'est le fait que le mouton qui rentre dans sa composition ait possiblement été abattu au mépris des règles de santé publique au nom d'un rituel religieux dont la République n'a constitutionnellement et légalement pas à connaître.
Sphère publique - sphère privée : concept éminemment fumeux qui permet de masquer une censure très sélective et une atteinte aux libertés publiques d'autant plus caractérisée qu'elle ne vise que certaines convictions et certains courants de pensée, arbitrairement mis à l'index en amont, les autres courants de pensée et convictions qui ont l'heur d'être en odeur de sainteté pouvant à l'inverse s'ébattre à loisir dans la sphère publique.
Un nihil obstat laïciste et non laïque.