aksak a écrit :
@biosmog : Cameron aurait permis de faire avancer l'Union Européenne grâce à sa stratégie de remise en cause des traités ?
N'importe quoi : le seul intérêt britannique était de rester dans une Union Européenne qui n'aurait été qu'une zone de libre échange économique et surtout financier.
Aucun intérêt pour l'Europe et pour les Européens à aller dans cette direction-là.
Sinon les Britanniques, ils n'ont vraiment été européens que 6 ans, de leur entrée dans la CEE en 1973 à l'arrivée au pouvoir en 1979 de Thatcher qui a commencé par remettre en cause la notion de solidarité budgétaire entre états qui était pourtant l'un des socles de la construction européenne.
Tu rajoutes là-dessus un E.U. bashing par les plus grands médias britanniques, notamment ceux appartenant à Murdoch, depuis des décennies.
Suffisant pour faire rentrer la haine de l'Europe dans la tête des masses populaires, (équivalent britannique des rednecks US pro-Trump), qui ont voté en bloc pour le Brexit.
Intéressant de voir la structure de l'électorat pro-Brexit : c'est hors des villes, en majorité des gens d'âge mûrs ou âgés. Et au Pays de Galles et en Angleterre. En bref, ceux qui se sont pris en pleine tête les réformes économiques thatchériennes et les crises économiques.
La jeunesse a voté en très grande majorité pour rester dans l'UE. Les vieux cons leur ont piqué leur futur.
Le seul truc auquel je crois encore est la démocratie. Ce que vous oubliez tous, dans cette histoire (peut-être trop influencés que vous êtes par l’irréversibilité de la guillotine et de son jumeau inversé, l'investiture présidentielle républicaine), c'est qu'un référendum est un temps
du trajet, où la population débat, un temps fort d'un
processus de construction démocratique. Pas besoin de juger si les arguments sont bons ou mauvais, si les décisions sont bonnes où mauvaises: on est face à un peuple qui se parle, une évolution. Un jour, les arguments s'affineront, les décisions s'amélioreront. Mais il faut passer par là pour s'éloigner de la barbarie, qui a toujours été - n'en déplaise à Platon - le fait des tyrans, et pas du peuple.
Vous battez pas, je vous aime tous