shlecks a écrit :
Doc Loco a écrit :
shlecks a écrit :
En revanche, je crois sincèrement que la science ne peut pas tout
Sans blague? Oh mais mon monde s'écroule!
Pour ton information, ce qui caractérise le scientifique, c'est justement le doute et la remise en question. En permanence.
Oui, mais il faut pas me prendre trop pour un con dans la façon que tu me réponds, en coupant la phrase de son contexte et prendre un ton dont on perçoit le mépris. Il y a des scientifiques prudents, sceptiques, mais tous ne le sont pas, il y a encore des scientistes, ça existe toujours, voir des intégristes de la science qui veulent tout expliquer par la science, or la science n'expliquera jamais rien de fondamentale. La science me dira jamais ce que je fais sur la terre.
Oui, y'a des cons et des salauds partout, pourquoi les scientifiques feraient-ils exception?
Citation:
Pour ton information comme tu dis, tes stats sur le cancer, je viens d'apprendre qu'elles sont fausses, je viens d'en parler à mon voisin qui est médecin, il me dit que c'est truqué.
Si tu veux , tu peux me mettre en contact avec lui, j'en discuterai bien volontiers.
Citation:
D'ailleurs, mon père est mort du cancer, or il n'est pas répertorié mort du cancer, mais mort d'un arrêt cardiaque, oui forcément on meurt d'un arrêt cardiaque, je connais pas de gens qui vivent au delà d'un arrêt cardiaque, son coeur a lâché parce que mon père n'a pas supporté la chimio. Pour la médecine, il est mort d'un infarctus. Mourant d'un infarctus, ça fait de mon père quelqu'un qui été guéri du cancer, c'est vicieux comme système.
Je suis désolé mais oui ton père est bien mort d'un infarctus et pas d'un cancer. Si après sa chimio, ton père s'était fait renverser par une voiture, il serait décédé d'un traumatisme crânien (ou autre).
Rien ne dit que le cancer l'aurait tué. Et par ailleurs, il avait peut-être des facteurs prédisposants à l'infarctus (cholestérol, tabagisme, sédentarité, excès de poids ... la liste est longue) qui font qu'il aurait sans doute eu son infarctus tôt ou tard, même sans cancer. Bien sûr son mauvais état de santé, lié au cancer et un traitement nécessairement agressif, a certainement contribué à l'infarctus à ce moment-là. Mais dans ce décès, tu ne peux pas objectivement dire que c'est son cancer qui l'a tué.
Par ailleurs, et contrairement à ce que tu affirmes avec aplomb, ça ne le met évidemment pas non plus dans les statistiques des gens "guéris du cancer" puisqu'il y'a un délai de plusieurs années (variable selon le cancer) pour être considéré comme guéri!
Citation:
Ma mère est aussi morte du cancer, elle a été balayé en trois semaines, aucun traitement a été tenté. Comme aucun traitement a été tenté, elle est morte, point, même pas du cancer vu que son cancer n'a même pas été déclaré.
Tu veux dire que son cancer est une découverte post-mortem? Parce que s'il était connu AVANT le décès, il est forcément repris dans les causes de la mort.
Citation:
Je suis français, j'imagine que vous les belges, c'est différent, c'est mieux, c'est pour ça que vous guérissez un cancer sur deux, la belgique c'est magique, ou presque, ça fait tout de même un patient sur deux qui décède du cancer, ça reste considérable, vaut mieux pas le chopper le cancer même en Belgique.
Ce sont des statistiques européennes, la Belgique et la France ont des chiffres proches (meilleurs que le sud de l'Europe mais un peu inférieurs aux pays scandinaves). Et évidemment que le cancer reste une maladie gravissime - mais un sur deux, ce n'est pas zéro comme tu l'affirmais un peu plus haut!
Par ailleurs, ma pratique quotidienne (sur bientôt trente ans d'exercice, j'en ai malheureusement vu beaucoup des cancers) "colle" bien à ces chiffres; j'ai même l'impression d'un taux de guérison un peu supérieur - mais probablement parce que en tant que généralistes très axés sur la prévention, nous prenons le dépistage très à cœur, avec un suivi particulièrement attentif des patients à risque (pour raison familiale, d'environnement, de mode de vie), avec pour résultat un grand nombre de dépistage précoces de cancers du sein ou du colon par exemple, bien soignables à ces stades-là.
Reste ce qu'entre nous nous appelons les "merdômes", ces cancers très agressifs (souvent chez des gens jeunes) ou détectés trop tard (c'est ce qui fait la léthalité du cancer du poumon par exemple: il se développe dans un environnement insensible - le tissu pulmonaire n'est pas innervé, au contraire de la plèvre - et donc peut progresser largement avant que les premiers symptômes n'apparaissent). Et là, on est pas dans les statistiques mais à chaque fois dans un drame humain individuel. Vu que tu as vécu cela deux fois, je comprend ton amertume.