PierredesElfes a écrit :
Mais c'est ca le probleme !!! c'est qu'en dehors des périodes électorales les inégalités ou la pauvreté n' intéresse pas les politiques !!!
Ceux qui sont élu, non, en effet.
PierredesElfes a écrit :
Des promesses avant et après que dalle !!! et ce quel que soit le parti politique au pouvoir !!!
En même temps ça fait 50 ans que nos politiciens pratiquent exactement la même politique. Les mêmes causes produisent les mêmes conséquences.
PierredesElfes a écrit :
Comment voulez vous que des gens qui gagnent minimum 7000 €uros / mois soient concernés par le quotidien des Francais qui eux survivent avec 1000 €
On s'en fiche d'eux, ils ne représentent même pas 1% de la population.
Le problème est qu'il y a une conscience de classe à avoir.
L'enjeu du capitalisme est de faire adhérer les classes moyennes au discours dominant au détriment des dominés. Ça a toujours été le cas. Le problème est que les inégalités se creusent et donc que la classe moyenne s'est à un moment fortement réduit. Depuis quelques années, l'enjeu est donc devenu de faire croire à plus de personnes qu'ils font parti de la classe moyenne. Et donc de les faire adhérer à des discours de l'idéologie dominante.
Moi ça me fait rire (et un peu pleurer) quelqu'un qui gagne 1500 par mois et qui se croit faire parti de la classe moyenne (parce qu'il est plus que le SMIC). À ce salaire, il est forcément en bas de l'échelle dans les rapports de productions et donc de domination. Il n'est qu'un exécutant. Il est donc ouvrier. Il met au service sa force de travail à un détenteur privé de moyen de production. Il a très peu de responsabilité, ça reste qu'un exécutant.
Entre un mineur des années 50's et un développeur informatique de maintenant, même si le cadre de vie et le cadre de travail a largement évolué, les deux personnes sont à la même position dans les rapports de productions. Ils se font tous les deux exploiter, ils sont ouvrier/prolétaire, ils ne décident pas de leur outil de travail, et ne font qu'exécuter les ordres qu'on leur donne. Ils ne détiennent pas de moyens de production (à part si on fait parti d'une SCOOP, ce qui serait une très bonne chose).
L'énorme problème que pose cette fausse conscience de classe est selon moi que, du fait qu'on se croit "classe moyenne", on va agir comme tel, et souvent consommer/dépenser beaucoup plus que ce que nos revenus le permet. Avoir un niveau de vie bien supérieur à ce qu'on pourrait réellement prétendre. Le nombre de personnes qui achètent une maisons en ayant plusieurs enfants et en étant ouvrier, ça me fait halluciner. Ces mêmes personnes qui se plaindront que, quand même, en France, les aides c'est toujours pour les mêmes, et jamais pour eux, blablabla... Mais le problème est peut-être qu'ils n'ont pas besoin d'aide. Ils ont juste un niveau de vie trop élevé en pensant pouvoir faire partie d'une certaine classe pour aller jouer dans la court des riches. En attendant ils s'endettent parfois d'une façon telle qu'ils sont obligé d'emprunter, et je ne vais pas vous faire l'affront de vous dire qui (ou plutôt quelle classe) est gagnante dans ce cas
À titre purement personnel, et au vu de la répartition des salaires en France, je considère que la moitié des salariés Français.e.s font parti des ouvriers, du prolétariat. Et pourtant, je pense que même pas 10% des salariés se considèrent comme tel (je sors ce chiffre de mon chapeau magique, si vous avez des infos sérieuses à ce sujet je suis preneur).
Pour moi, et j'aimerais qu'il en soit ainsi dans la tête des gens, on fait partie de la classe moyenne quand on peut partir en vacance chaque année, quand on regarde pas le prix des produits qu'on achète, qu'on est détenteur d'un bien immobilier et qu'on ait un emploi où on a des personnes sous notre responsabilité, voir qu'on détient carrément un moyen/outil de production.
Après, les média ont un rôle à jouer dans cette conscience de classe. Aujourd'hui les ouvriers ne sont plus dans les média, on ne les voit que rarement à la télé, dans les journaux, dans les films, dans les séries, ou à la radio. Quand on entend parler d'eux, c'est uniquement quand ils font grève/quand ils se plaignent "encore". Fatalement, si on les voit moins, on les reconnait moins, et on pense que ça n'existe plus, on a donc moins tendance à s'inclure dedans.
J'avais lu un truc assez alarmant : vers les années 2000, un sociologue a posé la question suivante à une classe de science po (donc les personnes qui vont faire parti de la classe dominante quelques années plus tard). La question étaient la suivante : combien selon-eux y avait-il d'ouvrier en France ? Ils ont répondu 5%. À cette époque, il y avait presque 30% d'ouvrier en France. Autrement dit, 25% des travailleurs leur étaient totalement occultés. Ils ne les voyaient plus. Si eux ne les voient plus, il y a de grande chance pour qu'il en soit ainsi dans le reste de la population.
Bon bref, je m'arrête là, faut vraiment que j'arrête de pouvoir balancer des pavés qui n'intéressera que les 3 guignols du fond là !