cliclac a écrit :
quelque chose à garder ? peut-être une musique parfois plus ou moins bonne d’accord mais face à une musique fabriquée avec les recettes qui marchent sur le moment.
C’est le bistrot du coin face aux fastfoods
Mouais... Le rock serait sorti de nulle part comme une création divine qui aurait subjugué les foules sans qu'elles s'y attendent, genre religion ou dictature, propulsée par la foi ou la persuasion, alors qu'à présent les recettes marchent parce que les jeunes (ils sont vraiment cons les «jeunes» ? Moi 37 ans, presque 2 fois plus conne donc) en demandent «démocratiquement».
Donc (conclusion hâtive, certes...) le rock, et l'art peut-être en général, serait l'émanation d'une superbe élite altruiste qui sait, qui domine, qui impose le vrai, le beau, le rêve (américain, le rêve est toujours américain, jamais auvergnat) aux pôvres béotiens incapables de faire la différence entre le son d'une guitare Gibson 1967 customisée par un luthier de génie et une Fender 1964 Special Edition ?
Le bistrot du coin, ah oui, ses peaux de cacahuètes jonchant le sol, ses toilettes délabrées et odorantes, ses verres douteux, ses fumées de Gitane maïs, ses tournées de pastis, ses PSG on t'encule, son tiercé gagnant, ces regards en coin sur la gamine qui révise son bac Français avec un lait fraise, parce que son grand frère répète à donf avec ses potes «Aïe kinte guette nau satisféctionne», ses meufs à la maison à s'occuper des gosses et de la soupe...
Tiens où est le juke-box que je m'écoute un petit Aerosemith, «Rag doll, livin' in a movie, hot tramp, daddy’s little cutie»...