Merci de t'être donné cette peine sélective, Biosmog
Biosmog a écrit :
Le thème principal de cette vidéo, selon mon écoute sélective, c'est que pour les vegan radicaux, exploiter des animaux c'est nécessairement mal,
D'accord. Le mec n'a donc rien compris au film : on peut trouver cette position radicale, mais ce n'est pas du véganisme radical : le refus de l'exploitation animale, c'est l'essence même du véganisme.
Biosmog a écrit :
manger de la viande c'est nécessairement transgresser l'ordre du monde qui est une coexistence pacifique et niaise (ça c'est moi qui rajoute).
Ce n'est pas bien vu non plus : il y a toujours des gens pour rêver à un paradis perdu, mais être végane, c'est vouloir changer le monde actuel selon quelques principes très actuels, pas vouloir revenir à un ordre ancien.
Biosmog a écrit :
En fait, la question c'est de savoir si on veut/peut vivre dans une vaste étable universelle en se regardant mutuellement dans nos yeux bleus de vaches pacifiées.
Ce persiflage serait plaisant si on était dans un autre monde—un monde qui ne charrierait pas 24/7 des fleuves de sang humain et non humain.
Biosmog a écrit :
Je suis contre les inégalités sociales, mais je ne crois pas en un monde plat, unidimensionnel, fait d'horizontalités étendues jusqu'à l'infini.
En quoi au juste le fait de renoncer à exploiter les non-humains serait-il susceptible de créer « un monde plat, unidimensionnel, fait d'horizontalités étendues jusqu'à l'infini »
Biosmog a écrit :
Le veganisme, c'est un fantasme d'immortalité, un refus du cycle de la vie, une grande famille indépassable.
Le refus du cycle de la vie... tu veux dire le refus qui anime ces chercheurs qui s'escriment à faire reculer la mort, et qui peut-être la vaincront un jour ?
Le cycle de la vie, c'est dans une certaine mesure comme l'ordre du monde : il est ce qu'on en fait.
C'est très religieux de ta part, de sous-entendre ainsi qu'il faudrait s'en tenir à un ordre naturel des choses
Biosmog a écrit :
Le monde est fait de rapport d'emprise ou de déprise, de relations d'altérités ou de mimétisme. Et c'est cela même qui fonde le respect. Le jour où nous serons dans ce monde rêvé par les vegans, nous aurons construit un parfait modèle d'exclusion réciproque, un univers atomistique où il n'y aura plus que des individus narcissiques cultivant leur différence comme on attrape des pokemons.
J'ai du mal à voir comment tu passes de l'altérité à l'exclusion réciproque ?
C'est précisément le narcissisme humain qui réduit les non-humains à l'état de marchandise.
En quoi le fait de leur donner des droits est-il susceptible de renforcer ce narcissisme déjà exacerbé ?
Et pourquoi diable cela devrait-il renforcer l'individualisme forcené qui est l'une des caractéristiques de notre époque ?
Biosmog a écrit :
En bref, tuer un animal pour se nourrir est un acte infiniment plus respectueux que de le laisser dépérir dans un tas de détritus.
C'est un homme de paille ça : le champ des possibles ne se réduit aucunement à cette alternative artificielle.
Biosmog a écrit :
Le rapport au monde est premier, notre façon de nous nourrir en découle. Et pas le contraire.
Jolie fatwa
Il ne t'a pas échappé que le végane modifie sa façon de se nourrir précisément parce que son rapport au monde a changé ?