Grand Prix
1966
de John Frankenheimer
Le film de référence sur la Formule 1.
Et en plein Âge d'Or de la Formule 1 (années 50-60-70), avant que le pognon à outrance d'abord, puis les réglementations de sécurité ensuite, ne commencent à rendre de plus en plus fadasse ce qui était jusqu'alors un spectacle digne des jeux du cirque, avec des pilotes qui tenaient plus des chevaliers du Moyen Âge que des "robots" actuels.
Tourné en 70 mm Super Panavision 70, projeté en Cinerama.
Des scènes très spectaculaires et très cinématographiques.
Le transfert Full HD est somptueux.
Directeur de la photo :
Saul Bass. Rien que le générique de début est un chef-d'oeuvre, et la première scène (Grand Prix de Monaco) est époustouflante.
Tourné sur les vrais circuits, lors de vrais Grand Prix, avec les vraies voitures, les vrais constructeurs, les vrais pilotes (voir la liste dans le générique de début).
Notamment en modifiant une Ford GT40, dont on a enlevé les carénages pour y caser des caméras 70 mm, et en en embarquant d'autres dans les Formule 1 des acteurs, qui n'ont d'ailleurs pas l'air d'être doublés, ou pas tout le temps.
Une seule critique : entre les superbes scènes de compétition, il y a des longueurs car tout cela est délayé dans des histoires sentimentales.
Mais rien que pour les courses, ça vaut le coup de se taper les 3 heures du film.
Et évidemment tout cela baigne dans le charme des années 60, quand tout semblait beau, élégant et insouciant. On ne peut s'empêcher de sourire devant la simplicité des stands, du chronométrage, et de frémir devant le caractère plus que sommaire de la sécurité.
On ne fera pas la comparaison avec
Le Mans (1971). Un autre type de course, d'autres types de voitures, et une ambiance délibérément hardcore, dépouillée de toute autre intrigue que la course. Deux pages de dialogues. La course et rien que la course.
Les deux sont à voir.