Voici un exemple un peu long, mais qui m'a passionné (et vous interessera vous aussi j'en suis sur), a propos de l'importance capitale de la dynamique d'un morceau et sur la fin, vous decouvrirez (en gras) l'importance (ou pas) de la compression.
Quelquefois il faut savoir prendre des risques.....
LEWISOHN Mark, « The complete Beatles
recording sessions », 1990, Haulyn E.M.I
Anthony CALMEL – Mémoire de DRT : Le mixage du rock anglo-saxon des années 1980-1990 – ESAV année 2004-2005 a écrit :
Lors de la période 1965-1966, le technicien des studios Abbey Road Ken Townsend décide de
reprendre le son de l’amplificateur de la basse de Paul Mc Cartney par l’intermédiaire d’un haut-parleur ; c’est le « monde à l’envers », le haut-parleur est détourné de sa fonction première et devient microphone.
Le bassiste des Beatles utilise une basse Rickenbacker 4001 S. Comme nous allons le voir dans le chapitre du mémoire consacré à la prise de son, la qualité de la traduction électrique d’une fréquence sonore par un microphone (donc le rendement du microphone pour une fréquence donnée) dépend de la capacité de la membrane de celui-ci à vibrer librement à la fréquence concernée.
Cette capacité à vibrer dépend du poids de la membrane, mais aussi de sa dimension, car un objet dont la longueur est égale ou supérieure à la longueur d’onde d’une fréquence donnée vibre plus aisément à cette fréquence qu’un objet plus petit,1 d’où, dans le cas du haut-parleur
utilisé par Ken Townsend pour reprendre le son de la basse, un meilleur rendement dans les basses, sa dimension se rapprochant plus des grandes longueurs d’onde relatives aux fréquences graves que celle d’une petite membrane de microphone.
Plus le diamètre du haut-parleur sera grand, meilleures seront donc ses vibrations dans les fréquences graves.
Voici une déclaration de l’ingénieur du son concernant la prise de son de la basse, tirées du livre de Mark Lewisohn :
«
[…] nous avons boosté le son en employant un haut-parleur comme un microphone. Nous
l’avons placé directement devant le haut-parleur de basse et le diaphragme se déplaçant du
second haut-parleur a fait le courant électrique. »2
1 entretien avec Pierre Voyard, ESAV
2 «
[…] we boosted It further by using a loudspeaker as a microphone. We positioned It directly in front of the bass speaker
and the moving diaphragm of the second speaker made the electric current. »
L’album « Revolver » et le simple Paperback Writer, sorti en juin 1966, sont de bons exemples sonores de l’effet de ce procédé.
Notons que les techniciens d’EMI craignaient qu’une basse mixée autant en avant ne fasse sauter l’aiguille de l’électrophone de l’auditeur.1
http://voyard.free.fr/textes_a(...)s.pdf
tiré de l'excellent site:
http://voyard.free.fr/textes_a(...)l.htm
J'espere deja que c'est un bon exemple.
J'en conclue donc, que d'apres cet exemple, aucun bon musicos (Ici l'exp de Mc cartney) ne saura gerer a ce point le son de son instrument, et aura donc besoin de l'aide precieuse d'un compresseur..................ou d'un ingé son génial qui sait poser se cou...es
En tant que grand fan des beatles je dois admettre que le génie de trois musiciens/compositeurs n'aurait rien été sans le génie de scientifiques (artistes?).
ps: Je voulais vous demander:
Sachant que sur le double blanc, le son (d'anthologie) de cet album (d'anthologie) est "pur", d'où aussi la couleur blanche de l'album, tout ca pour faire taire la critique qui disait que Revolver et surtout Sgt Pepper etaientt super-produits.
Comment est la dynamique des instruments?
je dirai qu'elle est tres "naturelle" ("aerée") car tres peu traitée(?)..ce qui donne ce sont pratiquement live.
Ils se payent le luxe de faire croire a l'auditeur que cette enregistrement "maison", est a la portée de tous, mais lui dit surtout que "nues" ou super-produites, leurs compositions sont divines.
Cet album est pour moi le symbole de la supériorité ultime de l'essence des compositions des Beatles sur toutes les autres de leur epoque.
Et en rapport avec le sujet de ce topic:
Tout ca donc, grace a une dynamique instrumentale "naturelle" j'imagine, qui a permis de faire la difference avec avant (c'est ce dont je veux vous demander).
Ainsi Compression ou non compression sont donc aussi importantes en ce qui concerne le son, il est donc important que l'oreille puisse les distinguer.
l'importance de l'echantillonage du son sur le support auditif me parait donc essentiel. Que pensez vous de ca aussi?
(question con surement, mais avec le mp3, on reduit donc les possibilités sonores faites a l'enregistrement? Ou on les entends quand meme, car apres tout, faut pas deconner, la qualité est bonne qd mm?)
merci de vos reponses, desolé de la longueur de ce post.