hercule01 a écrit :
zôsö85 a écrit :
Ils rentrent à la maison (enfin ce qu'il en reste) et Bachar-al-Assad le dictateur sanguinaire est devenu un sauveur, je suis content de pas être syrien quand même.
Sur le dictateur sanguinaire, évidemment ce n est pas un tendre mais il y a une différence incroyable entre la manière dont il est décrit par les médias occidentaux et celle dont les dépeint les syriens. La preuve en est qu ils rentrent chez eux. On nous a dit que c'est une guerre religieuse? C est faux 60% des soldats de l'armee syrienne sont sunnites et toutes les minorités sont pro-Assad.
À mon sens, nous avons subi une désinformation de la même manière que les vilains irakiens débranchaient les couveuses en irak. Et si c était pas le cas, si on souhaitait vraiment sauver des populations opprimées, tout le monde condamnerait l Arabie saoudite pour leurs crimes au Yémen.
La seule chose dont on soit sûr avec la guerre en Syrie c'est qu'on ne sait rien. Mais dire qu'Al Assad n'est juste "pas un tendre" c'est quand même d'une sacrée mauvaise foi. Après, c'est évident que des puissances étrangères ont installé des groupes pour le déstabiliser, mais les 500.000 morts sont quand même très largement de son fait. D'autant qu'il est bien mis dans l'article que si ils rentrent chez eux c'est pour prendre des nouvelles des proches et voir si la baraque tient toujours debout (ma foi, c'est pas la plus bête raison de rentrer chez soi j'imagine), pas pour soutenir, même passivement, Al Assad. Si ils restent en Syrie au lieu de se barrer c'est uniquement parce qu'ils n'en ont pas les moyens. Poster un article en guise d'argumentation pour ensuite prétendre autre chose n'est jamais un signe d'honnêteté intellectuelle.
Quant au passage sur le Yemen, well, tu découvres que nos gouvernements, nos médias et nos populations ont l'indignation sélective? Remember le Rwanda? Si certains (et seulement certains) sont touchés ici par le drame syrien c'est uniquement parce que la machine des réseaux sociaux a marché à plein, sans ça non seulement on ne saurait pas grand-chose mais surtout on s'en foutrait, exactement comme le massacre des Rohingyas musulmans en Birmanie, sous le silence assourdissant du Dalaï-Lama et de Aung San Suu Kyi.