Les grosses boites du numérique actuelles, ce n'étaient pas vraiment des start up au départ, elles ont surfé sur des transferts de technologies et sur des applications concrètes liées à la recherche universitaire (sans investissements sur du long terme pour le militaire, internet et la téléphonie mobile n'auraient pas vu le jour, pareil pour les recherches en physique sur les nanotechnologies ou les plasmas pour les écrans tactiles, les maths, informatique pour l'intelligence artificielle etc... sans investissements et recherche sur du long terme et ingénieurs chercheurs bien formés, les start uo sont des coquilles vides)
C'est pas seulement le fait de la valorisation comme principal moteur (mais c'est quand même le but, il suffit de lire les statuts des associés, ou les contrats de travail de la plupart de ces boites, c'est la carotte et pas le bâton qui fait tourner) le problème, c'est aussi le leurre de dynamisme économique que ça représente. On parle toujours de la boite qui réussit, mais pas des dix autres qui se cassent la gueule (avec ce que ça implique socialement et pour la société, car généralement quand les capitaux privés s'en vont, c'est l'argent public qui paye la casse sociale).
Il y a aussi le problème de la sélection par la rentabilité, dans pas mal de domaines (comme par exemple la santé, ou il y a une explosion de start up depuis quelques années) ça pose un sacré souci que ce ne soit plus le besoin (voire même la demande) mais le retour sur investissement rapide qui motive les initiatives.
Et il y a pire, le rapport hors-sol entre travail réel et création de richesse réelle, c'est la finance (pas franchement clean) et les marchés d'investisseurs qui décident de la valeur du travail d'une entreprise, cette déconnexion est la source de tous les krachs et les crise économiques depuis des décennies.
Alors la start up, modèle de développement vertueux et d'avenir, pour la toute petite minorité qui s'enrichit grâce à ses montage financiers oui, pour l'ensemble de la société et à long terme, c'est très discutable.