La haine de classe et la lutte des classes (même si pour certains courants révolutionnaires et d' extrême-gauche très minoritaires la haine de classe et incluse dans la luttes des classes) c'est pas la même chose, mais c'est assez classique et malhonnête de faire l'amalgame et de réduire son argumentaire à la lutte des classes (c'est comme dire, si vous n'êtes pas contents du capitalisme, allez en Corée du Nord)
Invoquer les années 40 et les vielles lectures du socialisme scientifique et le matérialisme dialectique c'est pareil (il y a des lecture et des relectures plus intéressantes de Marx depuis Althusser, et qui s'inscrivent très bien dans le présent : critique écologique du capital, inégalités hommes femmes, les cycles de crises et ondes longues en économie, les effets de l'impérialisme et de la mondialisation, éthiques, des formes institutionnelles de la démocratie etc... Enfin, il y a de quoi faire, plutôt que de bloquer sur les habituelles vielles lunes)
C'est pareil pour Camus, dans "l'homme révolté", il parle du rapport individu/collectif qui a permis dans la lutte syndicale en un siècle, de passer de la journée de seize heures à la semaine de quarante, c'est pas le même Camus que celui qui fait de la morale dans "les justes" et qui a ouvert la voie a BHL.
Ca doit être ça être un conservateur de droite, penser et argumenter comme si il ne s'était rien passé depuis les années 50 (voire même avant) avec un bloc soviétique d'un coté et le monde libre de l'autre, et que les textes et l'histoire étaient inscrits dans le marbre sans possibilité de relectures contemporaines.