casseoreille a écrit :
casseoreille a écrit :
Des associations comme Emaûs et Tremplin par exemple emploient des gens qui vivent dans la rue. L'ambiance du groupe, la découverte de l'utilité de chacun, le contact amical avec les donateurs et les acheteurs, valorisent et motivent ces travailleurs.
Ces associations sont de véritables rampes de lancement dans le monde du travail pour ces personnes qui ont connues des difficultés familiales ou financières, ou les deux à la fois. Les municipalités prennent parfois le relais à cette belle réinsertion sociale, en proposant des emplois d'utilité publique!
Il faudra apprendre à lire, je n'ai jamais dit que nos SDF étaient rénumérés par ces deux associations à vocation sociale et non lucrative!
Mais il n'empêche, que dans ma ville, et les villages avoisinants, on s'efforce de recruter ces personnes dans les équipes municipales.
Au lieu, de critiquer sans cesse, faites en sorte que vos interventions soient constructives! Les largués ne sont pas toujours ceux que que l'on croit!
Je connais l'intervention sociale dite "bas seuil". Il y a de très belles choses qui se font, parfois même des miracles se produisent. Mais ce n'est pas pour rien qu'on parlait aussi de programmes "d'aide à la survie". Qualifier de "véritables rampes de lancement dans le monde du travail" ce type d'institution est très optimiste, en regard des problématiques toujours plurielles des personnes concernées, entre problèmes économiques, administratifs, parfois légaux, difficultés familiales, relationnelles, problèmes de dépendance et souvent, pour couronner le tout, troubles du comportement. Alors c'est bien d'être optimiste, mais parfois un optimisme mal placé peut avoir un effet délétère. Je te conseille le magnifique bouquin de Richard Sennet "Respect" (je ne dis pas que tu en manques).
Lors d'un rendez-vous avec un vieux directeur d'institution proche de la retraite, je le trouve en train de discuter avec une personne qui avait à peu près le même âge que lui. Quand il se tourne vers moi, il m'explique que cette personne, il l'a connue au tout début de sa carrière. Cette image des "carrières" parallèles m'a marqué. Aujourd'hui encore, des années après avoir changé d'activité, quand je me promène en ville, je reconnais plein de gens qui sont dans la rue. Ils ont vieillis en même temps que moi. Mais ce sont toujours les mêmes, après un séjour en prison, un centre de traitement psy ou de désintoxication, une expérience désastreuse en appartement, parfois une période prospère avec travail et famille, etc..
Vous battez pas, je vous aime tous