J'ai parfois le sentiment que ce mouvement exprime la tristesse et la dépression de la société française.
Les garçons sont tristes, les filles sont déprimées.
L'erreur est qu'ils croient que c'est une affaire de pognon, de pauvres, de riches.
Or ce n'est pas ça, les gens vivent mieux qu'il y a 30 ans, on est mieux soigné, on est mieux éduqué, l'espérance de vie le prouve, la France est un des pays ou l'on vit le plus vieux au monde.
Je pense, je suis même certain qu'en France, la misère est morale, une mauvaise éducation, une absence de valeurs, pas d'imagination, aucun sens artistique, aucun idéal de beauté, aucune sagesse.
Je disais à un de mes amis que je lisais Sri Aurobindo - C'est qui ce type ? - je lui explique, sa réponse : - Tu lis cette merde.
Je crois que si les français sont tant dépitées que ça, c'est ce qu'ils acceptent de vivre dans leurs prisons, derrière les barreaux de la jalousie, de l'envie, du désir.
Aucun programme, aucun président, aucune réforme, ne pourra satisfaire ces gens là.
Leur violence n'est que l'expression de leur mal-être, je suis bien sur contre la violence, mais à la limite, je me dis, ils n'ont que ça pour se faire du bien, tristement.
Il faut leur laisser brûler, casser, tout détruire, c'est à ce prix là, que peut-être, à leur niveau, ils auront le sentiment de leur devoir accompli, un début d'apaisement de leurs tourments.
Un de mes amis me disait l'ataraxie du peuple du Puy en Velay lorsqu'il voyait leur préfecture en flamme. Ils étaient bien et en jubilaient, un calme régnait à observer la destruction de ce bâtiment.
La France est finalement devenu un pays de pyromanes, en langage familier, ils sont devenus dingues, ils ne savent pas ce qu'ils font. Ils se condamnent à vivre toujours dans la tristesse et la dépression.