Biosmog a écrit :
quantat a écrit :
Lao a écrit :
D'accord avec Biosmog
... Et loin de moi de rechercher une "stase" quelconque.
Ca fait longtemps que j'ai adopté cette maxime du Yi King "L'immuable, c'est le changement".
Bien ... alors ajoute à l'équation les milles façons obscures dont les humains trouvent leur jouissance (je parle pas des "petits plaisirs", mais de ce qu'il y a de plus violent dans nos fantasmes)... L'harmonie n'est qu'une façade rassurante - lorsqu'on dépasse un certain seuil de "modernité", et la population qui va avec.
Non, l'harmonie n'est certainement pas "que". C'est une valeur social, oui, donc forcément idéaliste dans la forme cristallisée et absolue à laquelle tu veux la réduire (ce qui est piquant pour quelqu'un qui dénonce par ailleurs tout ce qui n'est pas relativiste). Mais c'est aussi une réalité de nos interactions quotidiennes qui ne sont qu'une très faible part issues d'un "contrat" ou même d'un "ajustement" impliquant frustration, manipulation, etc... Ta théorie est étroitement mentaliste et cela ne tient pas puisque ce qui se passe dans la communication n'est pas pour la plus grande part inconscient, mais simplement pas conscient car par saisi:
La plupart de la relation nous échappe simplement parce que nous n'avons pas les yeux ou l'attention pour le voir, mais cette part existe et agit dans la situation: la relation nous transcende en ce sens précis, nous somme obligés d'agir en utilisant des scripts
harmonisés avec les scripts d'autrui, afin d'être simplement "dans le coup" sans avoir toutes les informations.
Ensuite, et surtout, tu ajoutes à cette vision radicalement atomistique de l'être humain, (avec ses pulsions, ses définitions, ses compromis), pour la faire tenir, une position de dévoilement qui tombe de nulle part. Non seulement, d'après toi, nous négocions en permanence notre rapport aux autres, mais nous sommes en plus obligé de nous voiler en permanence la véritable raison de ces négociations.
Tu es sûr que tu ne décris pas plutôt une scène de goûter dans ton asile de fou?
Ta société n'existe que sur le papier ... et n'a jamais existé par ailleurs...
Comparer les sociétés humaines à un goûter dans un asile de fous est sans doute ta meilleure remarque ... même si elle t'a échappée...
Tu devrais aller jusqu'au bout de ta réflexion quand tu dis que "la relation nous transcende" ... c'est précisément ce que je dis ... et non, ma conception n'est pas "atomistique" : un agent de la jouissance implique un objet de cette même jouissance - c'est ce que tu occultes ... pour une raison simple : la "société" dont tu rêves ne peut se soutenir que d'un refus de faire de l'autre un objet... Mais c'est ce dont il est impossible que nous nous abstenions dans notre totalité (il n'existe pas de "totalité" qu'un "trait" viendrait définir