quantat a écrit :
J'ai quitté le domicile familial à 19 ans et j'ai commencé à bosser à 18 ans (34 heures par semaine) tout en poursuivant mes études: vient pas pleurnicher sur les injustices de ce monde
ça m'a pas empêché de partir en vacances avec mon sac à dos et de découvrir comment ça se passait ailleurs qu'autour de mon nombril franco-français (faut dire que la Belgique est pas loin non plus
)
Si tu veux faire un concours de bite, 18 ans pour moi, et j'ai commencé à bosser bien avant, et ça ne m'a pas permis de prendre beaucoup de vacances même avec un sac à dos (j'aurais bien aimé) ou de me payer des billets d'avion, car les vacances c'était du taf pour payer les études et le reste (le capitalisme il paye surtout pour ton temps, et il est chronophage quand tu es pauvre et que tu n'as pas le choix) . Il y a des ados que je croise dans l'associatif qui habitent en région parisienne, mais qui n'on jamais vu la mer qui est à 200 bornes, va leur dire les voyages forment la jeunesse, on va rire.
C'est classique de l'inconsistance du petit bourgeois, il reste sous cloche avec les habitudes et les codes de sa sociodicée, si il a habité en banlieue ou fait quelques jobs étudiants, il a l'impression que ça le dédouane du capital financier et culturel (on va même dire symbolique pour faire chier à la Bégaudeau) qui lui facilite la vie depuis la naissance (en pensant évidement que c'est pareil pour tout le monde, et que c'est le mérite qui fait la différence, que ceux qui ne font pas comme eux sont des branleurs qui sortent les violons et Zola, et autres fables).
Bon pour rire et pour revenir au grotesque de la communication macronienne, je m'étonne que personne n'ai encore posté le clip officiel de campagne de LREM pour les européennes.
Je ne sais même pas comment qualifier le truc, je ne pensais pas qu'on pourrait en arriver là un jour en France (les images, le montage, le mixage son avec les battements de cœur, le filtre sur la voix de Manu etc...), en 1933 ça aurait pu passer, les gens n'étaient pas trop habitués à l'image (il fallait aller au ciné) et à la propagande grossière de masse.
Mais là franchement c'est sidérant, on est au cœur de la pensée complexe macronienne : le bien et le mal, le chaos ou le renouveau, TINA, ordre et croissance.