Actualité politique / Règles en page 1

Rappel du dernier message de la page précédente :
Bobo Parisien
J'aurais du dire camps de travail ré-éducatifs... Mais bon, c'est exactement la même chose...
Les rentiers sont sympas
alezbreizh a écrit :
Ad Rock a écrit :
je vois pas ce que l'âge des intervenants vient foutre là-dedans mais passons...

C'est sans doute un tort mais je considère que tout ne s'apprend pas ni ne se vit pas dans les livres ou à la fac ou dans les discussions de café du commerce (ou de forum). Pour prendre un exemple concret et apolitique, quand un luthier qui a 40 ans d'expérience derrière lui me parle guitare ça m'impacte toujours plus qu'un mec sans expérience pratique qui, en revanche, est capable de me citer des pages entières de bouquins sur la fabrication des Stradivarius.


L'expérience et la connaissance d'une part et l'âge d'autre part sont deux choses différentes. Qu'on puisse raisonnablement espérer d'une personne âgée qu'elle en aura plus qu'un jeunôt est une chose, en faire une vérité absolue en est une autre.

Aubertignac a écrit :
Bah t'as quand même moins de certutudes à 30 ans que tu n'en as à 70 non ?


Avoir des certitudes n'est pas ce que je considère comme une définition de l'intelligence.

User de son âge comme argument d'autorité est un procédé assez minable. Si on a vraiment des connaissances ou une expérience pertinente dans un domaine, on doit être en mesure de défendre ses idées avec du contenu...
Josh43
  • Custom Cool utilisateur
Aubertignac a écrit :
Bah t'as quand même moins de certutudes à 30 ans que tu n'en as à 70 non ?


j'aurais dit le contraire, mais bon...
Comme dit le proverbe: il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis.
*: NOBODY EXPECTS THE SPANISH INQUISITION!
alezbreizh
Ad Rock a écrit :
alezbreizh a écrit :
Ad Rock a écrit :
je vois pas ce que l'âge des intervenants vient foutre là-dedans mais passons...

C'est sans doute un tort mais je considère que tout ne s'apprend pas ni ne se vit pas dans les livres ou à la fac ou dans les discussions de café du commerce (ou de forum). Pour prendre un exemple concret et apolitique, quand un luthier qui a 40 ans d'expérience derrière lui me parle guitare ça m'impacte toujours plus qu'un mec sans expérience pratique qui, en revanche, est capable de me citer des pages entières de bouquins sur la fabrication des Stradivarius.


L'expérience et la connaissance d'une part et l'âge d'autre part sont deux choses différentes. Qu'on puisse raisonnablement espérer d'une personne âgée qu'elle en aura plus qu'un jeunôt est une chose, en faire une vérité absolue en est une autre.

Aubertignac a écrit :
Bah t'as quand même moins de certutudes à 30 ans que tu n'en as à 70 non ?


Avoir des certitudes n'est pas ce que je considère comme une définition de l'intelligence.

User de son âge comme argument d'autorité est un procédé assez minable. Si on a vraiment des connaissances ou une expérience pertinente dans un domaine, on doit être en mesure de défendre ses idées avec du contenu...


Nous sommes parfaitement d'accord.
Tu noteras qu'à aucun moment je n'ai usé de mon âge comme tu dis. Ce que je déplore c'est le caractère "définitif" de certains discours. On apprend tous les jours alors le côté "j'ai tout lu, tout compris, tout vécu alors que je viens à peine d'arriver"...
Le ban c'est moche.
Azazello
chix4free a écrit :

Pour reprendre d'autres propos sur les nationalisations (ceux de l'AG des Nations unies, certes absolument non contraignants juridiquement parlant)


Je m'en fous des Nations Unies.

chix4free a écrit :

Tu as du fric, tu exécutes et estime-toi heureux de ne pas être fusillé sur le champ... en quelque sorte... 1936 et 1981 en France étaient, heureusement, loin de tout cela...


Je n'ai pas comparé les situatiuons.
gloth
  • Special Cool utilisateur
chix4free a écrit :


Penser la nationalisation en termes exclusifs de vol n'est juste pas le bon niveau de réflexion, sauf à être, à l'instar des marxistes les plus butés quand ils parlent de propriété privée, soi-même un peu coincé dans un schéma de réflexion étroit...




chix4free a écrit :



Je rappelle juste que, dans un système de gouvernement socialiste, le principe de l'indemnisation/réparation n'existe simplement pas. Un exemple précoce ci-dessous avec les premiers articles du projet de décret sur la nationalisation des banques en Russie rédigé par Oulianov lui-même fin 1917 :

1. Toutes les sociétés par actions sont déclarées propriété de l'Etat.

2. Les membres des conseils d'administration et les directeurs des sociétés anonymes, ainsi que tous les actionnaires appartenant aux classes riches (c'est-à-dire qui ont plus de 5000 roubles de biens ou plus de 500 roubles de revenus par mois), sont tenus de continuer à assurer la gestion des entreprises, dans un ordre parfait, en appliquant la loi sur le contrôle ouvrier, en présentant toutes les actions à la Banque d'Etat, et les comptes rendus hebdomadaires de leur activité aux Soviets locaux des députés ouvriers, soldats et paysans.

3. Les emprunts d'Etat, extérieurs et intérieurs, sont annulés.

4. Les intérêts des petits porteurs d'obligations ou d'actions diverses, appartenant aux classes laborieuses de la population, sont entièrement sauvegardés.



ça ne me pose aucun problème mais on n'a pas les mêmes définition des voleurs

chix4free a écrit :


Tu as du fric, tu exécutes et estime-toi heureux de ne pas être fusillé sur le champ... en quelque sorte... 1936 et 1981 en France étaient, heureusement, loin de tout cela...


réformiste!!
gloth a écrit :
ça ne me pose aucun problème mais on n'a pas les mêmes définition des voleurs


Je pense que ça on l'avait tous compris tu sais
gloth
  • Special Cool utilisateur
chix4free a écrit :
Azazello a écrit :
chix4free a écrit :

Pour reprendre d'autres propos sur les nationalisations (ceux de l'AG des Nations unies, certes absolument non contraignants juridiquement parlant)


Je m'en fous des Nations Unies.

chix4free a écrit :

Tu as du fric, tu exécutes et estime-toi heureux de ne pas être fusillé sur le champ... en quelque sorte... 1936 et 1981 en France étaient, heureusement, loin de tout cela...


Je n'ai pas comparé les situatiuons.


Non, mais moi je le fais, histoire d'éclaircir un peu certaines choses...

Sinon :

chix4free a écrit :
Penser la nationalisation en termes exclusifs de vol n'est juste pas le bon niveau de réflexion, sauf à être, à l'instar des marxistes les plus butés quand ils parlent de propriété privée, soi-même un peu coincé dans un schéma de réflexion étroit...


Et comme c'est quasiment le week-end, que je n'ai pas spécialement envie de radoter, et que je ne vais pas me lancer dans une discussion stérile avec le très ouvert glotte, je m'arrête là...

Ad, je te passe le relais...


Ce que tu appelle l'ouverture d'esprit, j'appelle ça de la collaboration de classe ou l'étroitesse du réformisme.
Sur ce bon week end camarade
gloth a écrit :

Ce que tu appelle l'ouverture d'esprit, j'appelle ça de la collaboration de classe ou l'étroitesse du réformisme.
Sur ce bon week end camarade


chix4free a écrit :
Je rappelle juste que, dans un système de gouvernement socialiste, le principe de l'indemnisation/réparation n'existe simplement pas. Un exemple précoce ci-dessous avec les premiers articles du projet de décret sur la nationalisation des banques en Russie rédigé par Oulianov lui-même fin 1917 :

1. Toutes les sociétés par actions sont déclarées propriété de l'Etat.

2. Les membres des conseils d'administration et les directeurs des sociétés anonymes, ainsi que tous les actionnaires appartenant aux classes riches (c'est-à-dire qui ont plus de 5000 roubles de biens ou plus de 500 roubles de revenus par mois), sont tenus de continuer à assurer la gestion des entreprises, dans un ordre parfait, en appliquant la loi sur le contrôle ouvrier, en présentant toutes les actions à la Banque d'Etat, et les comptes rendus hebdomadaires de leur activité aux Soviets locaux des députés ouvriers, soldats et paysans.

3. Les emprunts d'Etat, extérieurs et intérieurs, sont annulés.

4. Les intérêts des petits porteurs d'obligations ou d'actions diverses, appartenant aux classes laborieuses de la population, sont entièrement sauvegardés.



Moi ce que je vois c'est qu'au nom d'un soi-disant intérêt supérieur on méprise totalement la liberté individuelle. Appelle ça de la solidarité si ça te fait plaisir pour moi on en est loin...

Je trouve insensé qu'on puisse trouver des gens comme toi pour défendre de telles conceptions...

Et, sur ce sujet, je cite Azazello qui, même s'il a parfois des positions un peu crispées, n'écrit pas que des conneries :

Azazello a écrit :
Une politique basée sur le vol, ayant pour moyen la coercition et la violence et pour justificatif la jalousie matérielle, je ne vois pas trop comment on peut la légitimer, ça fait beaucoup.
Azazello
chix4free a écrit :

Sinon :

chix4free a écrit :
Penser la nationalisation en termes exclusifs de vol n'est juste pas le bon niveau de réflexion, sauf à être, à l'instar des marxistes les plus butés quand ils parlent de propriété privée, soi-même un peu coincé dans un schéma de réflexion étroit...


Et comme c'est quasiment le week-end, que je n'ai pas spécialement envie de radoter


C'est surtout que depuis le début tu ne fais que de la langue de bois, j'ai l'impression d'entendre un homme politique, "n'est juste pas le bon niveau de réflexion" ça veut dire quoi exactement? C'est un jugement que tu n'appuies pour l'instant sur aucun argument précis ou sérieux.
ZePot
  • Vintage Total utilisateur
reeves a écrit :
Négationnisme de quoi exactement ? Je nie pas les crimes du totalitarisme soviétique et je vois pas le rapport entre un communiste comme mon arrière grand-père qui s'est trouvé dans la poche de Dunkerque et participé au débarquement, les communistes qui ont participé à la résistance, moi, avec des régimes totalitaires qui par opportunisme ont pris l'étiquette de communiste.

Tout est dit. Ton grand père était sûrement quelqu'un de très bien. Faudrait voir à commencer le travail de deuil maintenant
ZePot a écrit :
reeves a écrit :
Négationnisme de quoi exactement ? Je nie pas les crimes du totalitarisme soviétique et je vois pas le rapport entre un communiste comme mon arrière grand-père qui s'est trouvé dans la poche de Dunkerque et participé au débarquement, les communistes qui ont participé à la résistance, moi, avec des régimes totalitaires qui par opportunisme ont pris l'étiquette de communiste.

Tout est dit. Ton grand père était sûrement quelqu'un de très bien. Faudrait voir à commencer le travail de deuil maintenant

J'ai jamais eu à le faire, c'est juste un argument rhétorique pour faire appel au pathos
Doc Loco
Sinon, à la primaire socialiste, ça m'a fait plaisir de voir qu'avec ses maigres 6% le Valls de Strauss canne.
In rod we truss.

"It's sink or swim - shut up!"

Mon best of 2025 de la scène rock japonaise et coréenne
https://www.guitariste.com/for(...)47681
M.Twirly
putain... je plains ton patient de 17h30... t'as l'air en forme
Yazoo!
  • Vintage Cool utilisateur
chix4free a écrit :

Aubertignac a écrit "Tout pouvoir..." et non pas "Aucun pouvoir..." Ta réponse débutant par "Si, si.." (qui marque l'affirmation en réponse à une négation en bon français) est donc incohérente sur la forme. Et sur le fond, elle est juste fausse. Une nationalisation n'est pas une confiscation pour la bonne et simple raison qu'elle donne lieu, à l'instar d'une expropriation pour cause d'utilité publique, à indemnisation.


En effet, c'est moi qui ait mal lu l'assertion, non d'Aubertignac, mais d'un sombre Dr trucmuche dont il semble se réclamer. J'avais lu "Tout pouvoir ne peut distrubuer aux uns ce qu'il a préalablement confisqué à d'autres", d'où ma réponse "Si, si..." en évoquant les nationalisations et privatisations dans des économies de marché. Sur le fond, quand on parle de nationalisation je ne considère pas qu'il s'agit nécessairement d'une "confiscation", je me suis juste mis sur le mécanisme rhétorique de l'auteur en projetant sur une économie de marché. Mea culpa donc pour mon emoprtement, ça part d'un malentendu.
(+1 !)
Yazoo!
  • Vintage Cool utilisateur
Azazello a écrit :
chix4free a écrit :
jeter à la figure de l'autre des démonstrations en fait incomplètes (et souvent impossibles à compléter).


Qu'est-ce-qui manque dans la définition de la nationalisation comme un vol?


A partir de quand une loi votée dans un régime démocratique est en réalité un arbitraire inacceptable de l'état ?

L'histoire (récente) des démocraties montre que les régimes totalitaires en tous genre n'ont pas nécessairement le monopole du "fait du prince", y compris s'il s'agit clairement de spolier les uns au profit des autres. Quelques exemples: sort réservé à l'Allemagne après la première guerre mondiale, politiques coloniales, intervention en Irak, etc.

Puisque l'arbitraire de l'état est possible, même dans une démocratie, comment s'en protéger ? Difficile de répondre puisqu'il s'agit, en définitive, d'un questionnement en ballottage permanent entre morale et intérêts, objets à géométrie variable s'il en est. Une thèse classique consiste à évoquer les US avec leur fameux droit au port d'arme inscrit dans la constitution -entre autres mécanismes d'auto-protection du régime-, "des fois que le gouvernement pète un plomb et se retourne contre le peuple"; c'est une réponse possible mais contestable dans son fondement: au possible arbitraire de l'état il s'agit de permettre d'opposer l'arbitraire de l'individu, soit le serpent qui se mord la queue.

Il est incontestable que la démocratie est le seul régime capable de ce questionnement parce que le seul qui puisse être sujet à ce questionnement. Ca ne rend pas pour autant le libéralisme plus conséquent que le socialisme: Chacune de ces doctrines prétend apporter une réponse universelle, exclusive et définitive...l'essence même du totalitarisme.
(+1 !)

En ce moment sur backstage...