Azazello a écrit :
chix4free a écrit :
jeter à la figure de l'autre des démonstrations en fait incomplètes (et souvent impossibles à compléter).
Qu'est-ce-qui manque dans la définition de la nationalisation comme un vol?
A partir de quand une loi votée dans un régime démocratique est en réalité un arbitraire inacceptable de l'état ?
L'histoire (récente) des démocraties montre que les régimes totalitaires en tous genre n'ont pas nécessairement le monopole du "fait du prince", y compris s'il s'agit clairement de spolier les uns au profit des autres. Quelques exemples: sort réservé à l'Allemagne après la première guerre mondiale, politiques coloniales, intervention en Irak, etc.
Puisque l'arbitraire de l'état est possible, même dans une démocratie, comment s'en protéger ? Difficile de répondre puisqu'il s'agit, en définitive, d'un questionnement en ballottage permanent entre morale et intérêts, objets à géométrie variable s'il en est. Une thèse classique consiste à évoquer les US avec leur fameux droit au port d'arme inscrit dans la constitution -entre autres mécanismes d'auto-protection du régime-, "des fois que le gouvernement pète un plomb et se retourne contre le peuple"; c'est une réponse possible mais contestable dans son fondement: au possible arbitraire de l'état il s'agit de permettre d'opposer l'arbitraire de l'individu, soit le serpent qui se mord la queue.
Il est incontestable que la démocratie est le seul régime capable de ce questionnement parce que le seul qui puisse être sujet à ce questionnement. Ca ne rend pas pour autant le libéralisme plus conséquent que le socialisme: Chacune de ces doctrines prétend apporter une réponse universelle, exclusive et définitive...l'essence même du totalitarisme.
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