Raphc a écrit :
mollotof a écrit :
on va bien voir ce qu'ils decideront apres le matraquage mediatique en faveur de l'UE, "experts" en tous genre qui viendront leur expliquer que "there's no alternative", chroniquers de tous poils pro-européens...(ceux qui ont connu Maastricht et/ou le referedum sur le TCE me comprendront...
L'europe n'est pas qu'une histoire de pognon.
Je suis moi toujours impressionné par les mecs qui ont construit l'europe au lendemain de la seconde guerre. Ceux qui plutôt que d'attendre la prochaine ont décidé de chercher un moyen d'éviter de se foutre sur la gueule tout de suite. Je bosse toute la journée avec des gens dont les passeports ne leur permettent pas de se déplacer (sans parler des palestiniens), ou dont le pays est trop en guerre, trop instable, ou trop pauvre (souvent en raison des deux premiers arguments) pour y vivre. Donc avant de chier trop sur l'Europe comme le font les anglais (qui se sont bien nourris sur la bete aussi) essayez une perspective un peu plus large (c'est facile si vous essayez).
Je suis largement en phase avec ça.
Pour autant, je trouve bien dommage que cette construction fasse singulièrement l'impasse sur un aspect essentiel: la volonté de "vivre en commun". On est dans ce truc via des instiututions minimum qui abordent l'économique et le social sous un angle purement technique (traités, règlements, normes, etc...) en intégrant implicitement l'idée que le politique ira de soi. Il y a peu de chances pour que ça débouche sur autre chose qu'une vague adhésion par procuration des peuples, sans projection collective, sans amlbiton collective. Les "racines chrétiennes" et tout le bazar qui va avec constituent un référentiel aussi artificiel qu'historiquement contestable: si ce truc était le vrai siment identitaire, alors l'Europe en tant que communauté de peuples unie existerait depuis la nuit des temps.
Non le truc doit être concret, ancré dans les réalités présentes: qu'et-ce qui fait qu'un français, un allemand, un slovène, un crotae, un irlandais, etc... ont envie de se dissoudre ensemble dans un truc plus vaste qui les dépasse et qu'ils reconnaissent par dessus tout ? Même si c'est un cliché éculé, pourquoi le truc a fonctiooné en Amérique du nord, pourquoi ça ne prend pas ici ? Je n'ai pas de réponse, je suis juste décu, frustré, attaché par idéal à un truc qui n'existe pas, en tout cas pas encore. Je choisis quand même de croire à ce concept qui n'a pas tenu ses promesses, par acquit de conscience et dans le bénéfice du doute.
(+1 !)