Actualité politique / Règles en page 1

Rappel du dernier message de la page précédente :
Rastacouair
Et puis je ne suis pas de droite jeune éphèbe ! Je mange de la choucroute et je bois de la bière !
J'ai deux compte ici : en cas de ban, contactez mon multi TheSoulsRemain. Merci.
GuitaristeX
Rastacouair a écrit :
Et puis je ne suis pas de droite jeune éphèbe ! Je mange de la choucroute et je bois de la bière !


Contenu utilisateur rejeté.
Merci.
Masha
  • Custom Supra utilisateur
GuitaristeX a écrit :
Tu vois des photos vulgaires seins apparents dans mes postes ?

Tu confonds vulgarité et nudité
"Un cuisinier à la fois rustique et savant, plus proche de Bukowski que de Bocuse."

"Fâchez-vous comme vous voulez, je m'en fous."
GuitaristeX
Masha a écrit :
GuitaristeX a écrit :
Tu vois des photos vulgaires seins apparents dans mes postes ?

Tu confonds vulgarité et nudité


Non je sais à qui j'ai affaire.
Sinon, Mélenchon ou Fillon Masha ?
Les neuneus de droite et l'autre débile (le terme ne pose apparemment pas de probleme) semblent comblés de leur petite vindicte populaire.
De bons catholiques, en somme
Biosmog
  • Vintage Méga utilisateur
2pattesnon a écrit :
http://www.msn.com/fr-fr/video/actualite/villepin-tout-ce-qui-divise-nos-soci%c3%a9t%c3%a9s-est-utilis%c3%a9-par-les-terroristes/vi-BBxrpEc?ocid=iehp



Il est bien ce gars, il devrait venir sur backstage
Vous battez pas, je vous aime tous
Invité
ouais, tombé assez rapidement, ça veut dire qu'il est pas assez pervers pour magouiller et s'en sortir... et des magouilles qui visaient à dégommer Sarko donc circonstances atténuantes. XD

Cela dit il a raison, le coup de la carte d'identité oubliée à Berlin c'est tout bénéf pour AfD, le FN etc... et donc l'EI.
Si un gars de droite est capable de faire comprendre ça à backstage, un grand pas sera fait ...
Redstein
Ces fonds vautours dont le métier est de ruiner des pays pauvres

La complexité supposée des choses est une stratégie. Elle confisque l'analyse au profit des experts. Le néophyte est prié de se sentir illégitime et de ne pas se mêler de questions trop compliquées. Le sociologue Jean Ziegler, ancien rapporteur à l'ONU pour les questions d'alimentation, montre, à l'inverse, que les choses sont souvent simples. Atrocement simples, même.

Ainsi en 2011, à l'occasion de la parution de « Destruction massive. Géopolitique de la faim », il faisait savoir que la faim dans le monde était un crime consenti par les Etats riches: tous les êtres humains - tous - seraient nourris si chaque Parlement votait dès demain une loi interdisant la spéculation boursière sur les denrées de base comme le blé.

Aujourd'hui, avec « Chemins d'espérance », admirable cours de vérités publiques, il désigne clairement deux tueurs: la dette et les fonds vautours. « Le service de la dette maintient les peuples de l'hémisphère sud en esclavage », écrit-il.

Dans cette géopolitique obscène, absente hélas des débats préélectoraux, il accuse les fonds vautours, ces fonds d'investissement spécialisés dans le rachat de prêts aux pays pauvres à des fins de spéculation.

Jean Ziegler connaît bien le système. Il a présenté un rapport en août au palais des Nations, à Genève. Un pays pauvre surendetté qui ne peut rembourser ses créanciers est déclaré en cessation de paiement. Le voici seul et vacillant face aux banques internationales pour négocier une réduction de sa dette. Les fonds rapaces rappliquent, rachètent les anciennes obligations à prix cassé. Puis des bataillons d'avocats engagent des procédures pour contraindre le pays pourtant ruiné et le peuple à l'agonie dans les bidonvilles à rembourser ces obligations à hauteur de 100 % de leur valeur.

« Cet ordre cannibale du monde s'est imposé presque subrepticement, écrit-il. De très minces oligarchies capitalistes infiniment puissantes et échappant presque totalement à tout contrôle étatique, syndical, social, accaparent aujourd'hui l'essentiel des richesses de la planète et dictent leur loi aux Etats. »


En 2015, 26 fonds vautours menaient 277 procédures devant 48 juridictions différentes contre 32 pays débiteurs. Dans 77 % des cas, ils gagnent. Ces procès rapportent entre 300 et 2000 % d'intérêts. Les juridictions britanniques et américaines sont les plus prisées.

« Les fonds vautours tuent », écrit Jean Ziegler. Exemple parmi tant d'autres: la famine qui s'est déclarée au Malawi en 2002. Le gouvernement n'a pas pu nourrir sa population car pour payer sa dette de plusieurs dizaines de millions de dollars à un vautour, il a dû vendre toutes ses réserves de maïs - 40.000 tonnes.

Dans cet essai dédié « aux partisans têtus de la vérité » (l'expression est de Brecht), les rapaces sont nommés. Il y a Michael Sheehan, surnommé Goldfinger à la City de Londres, possesseur de Donegal International, domicilié aux îles Vierges. Il a mis à genoux la Zambie. Il y a Peter Grossman, propriétaire de FG Capital Management, enregistré dans le paradis fiscal de l'Etat de Delaware. Lui s'est attaqué à la République démocratique du Congo.

Paul Singer, patron d'Elliott Management, a achevé de ruiner le Pérou en rachetant en 1995 pour 11 millions de dollars ses dettes décotées, avant de porter plainte contre le gouvernement de Lima à New York et d'obtenir de lui cinq ans plus tard 58 millions de dollars. L'Argentine, elle, s'est battue en vain pour ne pas exécuter un semblable jugement à son encontre. Alors, partout dans le monde, les avocats d'Elliott Management ont fait saisir les valeurs patrimoniales de Buenos Aires, jusqu'aux bateaux chargés de blé dans le port de Hambourg.

Le dégoût des citoyens allant grandissant, il ne serait pas absurde que les candidats à la présidence de la République répondent aux questions universelles posées par Ziegler. Lequel bat ces jours-ci la campagne en citant Warren Buffett, riche parmi les plus riches: « La lutte des classes, ça existe, évidemment, mais cette guerre, c'est la classe des riches qui est en train de la gagner. »
'Human beings. You always manage to find the boring alternative, don't you?'


http://fermons-les-abattoirs.org

- Quand Redstein montre l'abattoir, l'imbécile regarde Redstein - (©Masha)
Lao
  • Vintage Top utilisateur
  • #13660
  • Publié par
    Lao
    le
Ziegler est une des personnes qui fout les pieds dans la fourmilière.
A une époque (à la parution de son livre "la Suisse lave plus blanc") il était personnage non grata en Suisse et menacé de mort.
Je suis à 200% d'accord avec lui.
"Seulement le danger avec la haine, c'est que quand on commence il en monte cent fois plus qu'on en aurait voulu. Je ne connais rien de plus difficile à brider que la haine. Il est plus facile de renoncer à la bouteille que de juguler la haine, et ça n'est pas peu dire." Philip Roth
Invité
le buzz du jour, côté politique étrangère et médias.


version courte:

version longue:
"Il y a des points où l'on n'est pas d'accord, mais il y a aussi des points où tu te trompes." biosmog

Biosmog:

La justesse de tes analyses n'a d’égales que ta perspicacité

C'est aussi pour cela que tu es mon idole

Et puis aussi parce que t'as toujours raison....

"N'oublie pas que sur Backstage il y a aussi des petits vieux" Kandide
Kandide
Redstein a écrit :
Ces fonds vautours dont le métier est de ruiner des pays pauvres

La complexité supposée des choses est une stratégie. Elle confisque l'analyse au profit des experts. Le néophyte est prié de se sentir illégitime et de ne pas se mêler de questions trop compliquées. Le sociologue Jean Ziegler, ancien rapporteur à l'ONU pour les questions d'alimentation, montre, à l'inverse, que les choses sont souvent simples. Atrocement simples, même.

Ainsi en 2011, à l'occasion de la parution de « Destruction massive. Géopolitique de la faim », il faisait savoir que la faim dans le monde était un crime consenti par les Etats riches: tous les êtres humains - tous - seraient nourris si chaque Parlement votait dès demain une loi interdisant la spéculation boursière sur les denrées de base comme le blé.

Aujourd'hui, avec « Chemins d'espérance », admirable cours de vérités publiques, il désigne clairement deux tueurs: la dette et les fonds vautours. « Le service de la dette maintient les peuples de l'hémisphère sud en esclavage », écrit-il.

Dans cette géopolitique obscène, absente hélas des débats préélectoraux, il accuse les fonds vautours, ces fonds d'investissement spécialisés dans le rachat de prêts aux pays pauvres à des fins de spéculation.

Jean Ziegler connaît bien le système. Il a présenté un rapport en août au palais des Nations, à Genève. Un pays pauvre surendetté qui ne peut rembourser ses créanciers est déclaré en cessation de paiement. Le voici seul et vacillant face aux banques internationales pour négocier une réduction de sa dette. Les fonds rapaces rappliquent, rachètent les anciennes obligations à prix cassé. Puis des bataillons d'avocats engagent des procédures pour contraindre le pays pourtant ruiné et le peuple à l'agonie dans les bidonvilles à rembourser ces obligations à hauteur de 100 % de leur valeur.

« Cet ordre cannibale du monde s'est imposé presque subrepticement, écrit-il. De très minces oligarchies capitalistes infiniment puissantes et échappant presque totalement à tout contrôle étatique, syndical, social, accaparent aujourd'hui l'essentiel des richesses de la planète et dictent leur loi aux Etats. »


En 2015, 26 fonds vautours menaient 277 procédures devant 48 juridictions différentes contre 32 pays débiteurs. Dans 77 % des cas, ils gagnent. Ces procès rapportent entre 300 et 2000 % d'intérêts. Les juridictions britanniques et américaines sont les plus prisées.

« Les fonds vautours tuent », écrit Jean Ziegler. Exemple parmi tant d'autres: la famine qui s'est déclarée au Malawi en 2002. Le gouvernement n'a pas pu nourrir sa population car pour payer sa dette de plusieurs dizaines de millions de dollars à un vautour, il a dû vendre toutes ses réserves de maïs - 40.000 tonnes.

Dans cet essai dédié « aux partisans têtus de la vérité » (l'expression est de Brecht), les rapaces sont nommés. Il y a Michael Sheehan, surnommé Goldfinger à la City de Londres, possesseur de Donegal International, domicilié aux îles Vierges. Il a mis à genoux la Zambie. Il y a Peter Grossman, propriétaire de FG Capital Management, enregistré dans le paradis fiscal de l'Etat de Delaware. Lui s'est attaqué à la République démocratique du Congo.

Paul Singer, patron d'Elliott Management, a achevé de ruiner le Pérou en rachetant en 1995 pour 11 millions de dollars ses dettes décotées, avant de porter plainte contre le gouvernement de Lima à New York et d'obtenir de lui cinq ans plus tard 58 millions de dollars. L'Argentine, elle, s'est battue en vain pour ne pas exécuter un semblable jugement à son encontre. Alors, partout dans le monde, les avocats d'Elliott Management ont fait saisir les valeurs patrimoniales de Buenos Aires, jusqu'aux bateaux chargés de blé dans le port de Hambourg.

Le dégoût des citoyens allant grandissant, il ne serait pas absurde que les candidats à la présidence de la République répondent aux questions universelles posées par Ziegler. Lequel bat ces jours-ci la campagne en citant Warren Buffett, riche parmi les plus riches: « La lutte des classes, ça existe, évidemment, mais cette guerre, c'est la classe des riches qui est en train de la gagner. »




Oui, il serait intéressant de voir les commentaires de nos présidentiables sur ce genre de texte !


Invité
je lis que Hollande regrette son renoncement et envisage un retour, WTF
Invité
jjloco a écrit :
je lis que Hollande regrette son renoncement et envisage un retour, WTF
t'as lu ça ou ?

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