Blow Up a écrit :
Entre aller faire les courses une fois par semaine en voiture (voire moins souvent) et sortir sa voiture tous les jours aux heures de pointes, ça n'a pas vraiment le même impact.
Après c'est vrai que les distances pour se rendre au travail ou pour le reste de la vie sociale ont augmentés a causes des centre-villes saturés et de plus en plus chers, des délocalisations dans le péri-urbain et du marché du travail qui oblige les gens a accepter des tafs loin de chez eux, les fameux navetteurs.
Mais les gens qui fond plus de 30 km pour aller travailler sont minoritaires, la distance médiane tourne autour de 15 km.
On pourrait très bien aider ceux qui n'ont pas le choix et sont contrains à de longs trajets (chèque carburant, subvention réelle pour un véhicule qui consomme moins etc... ) et inciter ceux qui n'ont pas vraiment besoin de la voiture à s'en passer
Le graphique de la page précédente n'a rien de bidon, les gens plébiscitent les déplacements en voiture même quand ils ont le choix (sur les petites distances comme sur la moyenne des distances parcourues, la voiture est majoritaire).
C'est pas pour rien que l'automobile représente plus d'un quart des investissements publicitaires, évacuer le fait que les gens sont accrocs à leur caisse, c'est un peu facile.
Tu as bien assimilé la réthorique creuse façon macron, à base de culpabilisation et d'éléments de langage pseudo-savant. Ça veut dire quoi "plébisciter un déplacement"? maintenant les gens seraient d'accord avec leur voiture? C'est difficile de davantage montrer son ignorance d'une problématique liée à des contraintes très complexes et très différente selon le lieu de résidence et la situation familiale: ces chiffres qui font l'impasse sur la fonction du déplacement et mélangent habitat ruraux et urbain, âges et style de vie n'ont aucun sens du point de vue des comportements.
Mais j'entends déjà Manu expliquer que pour aller bosser, il suffit de traverser la route à pied...
En fait, on ne sait absolument rien sur ce que ces statistiques amalgament, quels sont ces déplacements et surtout pourquoi ils sont fait à l'aide de tel ou tel moyen de transports. On retrouve cette stratégie des politiques permettant de se dédouaner de toute responsabilité de planification, que ce soit de la mobilité ou d'autres choses.
La voiture individuelle est une absurdité, mais tout a été fait pour la rendre indispensable. Le comble de l'infatuation, c'est de se gargariser de ses choix pédestres tout en imaginant que d'autres choisissent de passer 2 heures par jour dans les embouteillages.
Vous battez pas, je vous aime tous