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coyote
  • coyote
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    Cet utilisateur est un musicien enseignant professionnel
Visionné ce week-end, le film d'animation qui a cartonné l'an dernier au Japon, "Your Name" :



Si vous appréciez Ghibli & Co, foncez, c'est du tout bon !
"Have you ever been to Electric Ladyland"

"Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire."

De la pub pour les copains =>
http://www.empty-spaces.fr/
Leozinho
Vu ce week-end le Tout Nouveau Testament, de Jaco van Dormael avec Benoît Poelvoorde, Yolande Moreau et Catherine Deneuve. Un ovni, drôle et poétique à la fois, très "belge", je trouve.
J'ai beaucoup aimé.
Adam Bopel
Ben.oît a écrit :
« Au revoir là haut » outre le Goncourt qui peut disuader d’aller lire le bouquin, le film à la sauce Dupontel est formidable ...

Ah bon ?
J'ai bien aimé le film et on m'a offert le livre que je dévore !

Ben.oît a écrit :
... Lafitte est grandiose, comme toujours. J’ai toujours aime ce que faisait cet acteur sur les planches et il est tout aussi parfait face à la caméra. Il excelle dans tous ses rôles.

Dupontel est lui aussi sublime. Touchant, poétique, maladroit et donc inévitablement attachant.

Une très belle adaptation qui m’a ému toute une semaine.

pas mieux !
Distribution parfaite ... à tel point que quand je lis le livre, je ne peux m'empêcher de "voir" les acteurs !
jules_albert



Les Fantasmes d'Assayas

Je finis par voir le film sur Carlos d'Olivier Assayas... J'avais déjà eu affaire à son frère, l'aussi mou Michka, un dingo de rock... Le producteur du Carlos, c'était Daniel Leconte, le pote de Val et Malka à Charlie Hebdo (début 1974, Carlos lui-même avait été informé que parmi les journalistes étrangers qui fréquentaient le restaurant qui se trouve derrière Il Banco di Roma, rue Hamra à Beyrouth, se trouvait l'agent français Daniel Leconte)... Au générique, un panneau-avant-propos disait que le Carlos d'Assayas était "avant tout une fiction". Des éléments avaient été "nécessairement romancés". Aïe !
Ça commençait en 1973, par les conséquences de Munich. Assassinat par le Mossad de Mohamed Boudia du FPLP (Front populaire de libération de la Palestine) à Paris, puis on se retrouvait à Beyrouth en pleine guerre, avec Carlos (pas mal dans le rôle, Édgar Ramírez, un parent très lointain d'Ilich). Musique, agitation, caméra désagréable... Il se croyait bon dans le cut, Assayas : n'est pas Pialat-Dedet qui veut ! Un faux air de film d'espionnage, mais à la française, c'est-à-dire raté. La lumière, le cadrage, les images surexposées, les couleurs saturées... Carlos allait voir Wadie Haddad, chef du département des opérations extérieures du FPLP, qui lui déclarait qu'Arafat était un traître. Vraiment ?
Puis Carlos rencontrait Michel Moukharbal à Paris, le remplaçant de Boudia. Première mission : liquider Joseph Edward Sieff, le boss sionard de Marks & Spencer à Londres,vice-président du Congrès juif et frère cadet de Lord Seiff, le grand chef sioniste britannique (Sieff ne sera que blessé).

Carlos ensuite se regardait nu dans la glace, la queue à l'air (petite, bien sûr...), ou alors caressait une femme avec une grenade, tellement ce pédé d'Assayas voulait le montrer en narcissique "petit bourgeois égocentrique"... Toujours le point de vue du gauchiste parvenu qui méprisait par jalousie l'anar bohème resté lumineux... On connaît.

1975. Moukharbal était interpellé à l'aéroport de Beyrouth. De retour à Paris, il était filé, et donnait Carlos et l'adresse d'une de ses planques, au 9, rue Toullier, premier étage. C'était la fête chez les jeunes Latinos... Des filles hippies jouaient de la guitare, on buvait, quelqu'un frappait à la porte : police. Le flic demandait ses papiers à tout le monde. Sur le passeport de Carlos, il reconnaissait le nom indiqué par Moukharbal. Il lui sortait une photo où on voyait Carlos et la balance ensemble. Carlos niait et demandait que Moukharbal vienne le dire devant lui. Ça tombait bien, l'autre était dans la voiture en bas. Un troisième flic le faisait monter. Pendant ce temps, Carlos allait chercher un revolver dans la salle de bains, et lorsque les flics lui présentaient Moukharbal pour le confondre, Carlos tirait, tuait Moukharbal et deux des trois flics. Petite interruption dans la sérénade sud-américaine... Puis fuite allègre par une passerelle de l'immeuble !

Beyrouth again ! Carlos se faisait remonter les bretelles par Wadie Haddad, qui lui confiait la mission d'attaquer l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) lors de sa prochaine réunion : le but était de tuer les ministres du pétrole saoudien et iranien (Yamani et Amouzegar) pour le compte de Saddam Hussein, tout en revendiquant la défense de la Palestine, et avec l'aval de Kadhafi. Un trois en un ! Remise en forme avec Anis Naccache, un proche de l'OLP, prise de contact avec les Allemands dont Gabriele Kröcher-Tiedemann ("Nada") et Hans-Joachim Klein ("Angie")...

Fin 1975. Prise d'otages dans la salle de conf' de l'OPEP à Vienne, hurlements, re-agitations, coups de feu... Dans la panique, "Nada" tuait deux mecs, Carlos un : c'était un Libyen ! Merde ! Les ministres étaient mis sous les tables, explosifs partout, Naccache, Joseph et Youssef (deux hommes de main) les tenaient en joue. Feu ! Les flics autrichiens ripostaient près des ascenseurs, Klein était blessé au ventre. Repli dans la salle. Sélection de Carlos : d'un côté, les pays neutres (Gabon, Nigeria, Équateur, Venezuela, Indonésie) ; d'un autre, les pays amis (Irak, Libye, Koweït, Algérie) ; dans un coin, les pays ennemis (Arabie saoudite, Émirats, Qatar, Iran).
Carlos dictait à la secrétaire le communiqué de revendication (en français) à lire dans les médias et signé "Le bras armé de la révolution arabe". L'OLP faisait hypocritement savoir qu'elle condamnait l'action. Klein était évacué.
Le bus exigé arrivait et se chargeait d'otages. Ils partaient pour l'aéroport où ils embarquaient tous. Klein était hissé dans l'avion. Destination : Bagdad. Les Algériens proposaient d'atterrir à Alger pour faire le plein de kérosène. À l'arrivée, le gouvernement algérien voulait négocier la libération de tous les otages. Klein était hospitalisé, Carlos acceptait de libérer les otages non arabes. L'avion redécollait. Prochaine escale : Tripoli. Mais Kadhafi ne voulait pas qu'il se pose, à cause du Libyen que Carlos avait tué par mégarde pendant l'assaut. Carlos tentait la Tunisie, refus aussi. Donc, retour à Alger. Le commando à nouveau immobilisé était coincé : "Tu n'as plus aucune monnaie d'échange", disait Naccache à Carlos... Celui-ci n'avait plus qu'à parlementer avec Bouteflika, ministre des Affaires étrangères à l'époque, qui proposait de lui donner, à lui et à Haddad, vingt millions de dollars contre les deux ministres Yamani et Amouzegar.... Naccache était contre ; "Nada", carrément folle de rage... Problématique terroristique : rester un soldat ou finir en martyr ? Puisque l'opération était foirée, il valait mieux prendre l'argent pour continuer le combat que de se faire couler un bain de sang. Carlos choisissait l'argent.

Année 76. Dans le camp du FPLP au Yémen, Carlos retrouvait Klein, guéri. Haddad (qui se la jouait vachement) accusait Carlos d'avoir "négocié" à Alger, mais lui aussi avait touché aux vingt millions de dollars ! Assayas ne manquait pas une occasion de montrer que Carlos n'était qu'un mercenaire et que Haddad était soudoyé par des États (Irak, Libye...). Ils faisaient tous deux du clientélisme terroriste cynique... Papa Haddad finissait par exclure Carlos pour insubordination ! Avec Johannes Weinrich ("Steve"), le révolutionnaire allemand amant de Magdalena Kopp, Carlos affinait son discours : Haddad travaillait pour Bagdad, alors que lui voulait bien travailler avec Bagdad. Pas à sa solde ! Il rompait avec le repenti Klein, qui désapprouvait l'antisémitisme au nom de l'antisionisme. "Nada" tirait encore sur des flics avant d'être arrêtée. Haddad mourait à Bagdad.

Puis c'était la scène cliché porno-soft dans la chambre d'hôtel avec la féministe Magdalena qui recevait Carlos en déshabillé, il la dominait vite et la révoltée, soudain soumise, se laissait caresser la chatte. Puis Kopp le suçait.
Une dizaine d'années plus tard, Carlos, devenu gros beauf moustachu victor-lanouxien, vivait à Damas. Le mur de Berlin tombait : excès de romantisme d'Assayas. Carlos était viré par la Syrie, qui voulait s'aligner, et allait en Libye avec Magdalena et leur fille, d'où il était viré aussi ! Donc, Soudan. Il donnait des cours de guérilla à la Lawrence d'Arabie. Il buvait, prenait des putes. Il était dénoncé au guide islamique du coin. Magdalena le quittait. Il offrait ses services à l'Iran. Il avait un problème aux couilles... En 1994, le militaire du renseignement, le général Philippe Rondot montait le kidnapping de Khartoum. Les Soudanais droguaient Carlos, le ligotaient, le foutaient dans l'avion français... Il était arrêté pour le meurtre des policiers de la DST, rue Toullier, en 75... Fin. Au générique, remerciements à Richard Malka et à François Samuelson (sic et berk !).

Et dire que les critiques étaient en pure extase ! Ils n'avaient donc rien vu ? Et c'était présenté comme un "biopic saisissant", "une mise en scène exceptionnelle". Prenant argent comptant les fantasmes d'Assayas, Jean-Luc Douin insistait dans Le Monde et Télérama sur le côté "machiste" et "parano" du "mercenaire" Carlos, insincère bien sûr, et sur son pépin aux testicules : "trahi par sa virilité". Dans Charlie Hebdo, évidemment, Jean-Baptiste Thoret était à genoux : "une révolution dans les séries françaises", et "à la différence de Mesrine ou de Che, aucune ambiguïté", sous-entendu : Assayas n'avait pas péché par fascination pour son sujet (cinq heures et vingt-six minutes quand même...). On ne serait donc pas étonné cinq ans plus tard de retrouver, toujours dans Charlie, le pro-US Thoret vantant le dernier film du vieux patriotard Clint Eastwood, scandaleux éloge du sniper Kyle, bourré de préjugés racistes, de larmoiements yankees et de désinformations criantes, où l'on verrait pendant deux heures des Irakiens se faire tirer comme des lapins... Comment Thoret aurait-il pu comprendre l'islam révolutionnaire de Carlos ?

D'ailleurs, quand Assayas décrivait son film "politique" qui montrait "la façon dont on passe de l'idéalisme à l'idéologie, de l'idéologie au pragmatisme et du pragmatisme au cynisme", il ne décrivait pas Carlos mais se décrivait lui-même, comme tous les minus gauchos reconvertis par fanatisme dans la mollesse et adeptes du socialo-libéralisme sauce Canal+, avec dissolution de tout idéal à la clef. Ainsi, Assayas faisait son portrait... Et celui de son scénariste : Dan Franck, nègre notoire de toute la gaugauche... Il n'avait pas d'autre auteur sous la main, l'Assayas ? Avec une plume aussi tordue, comment s'étonner que le téléfilm brasse toutes les idées reçues sur l'homme d'action ?

Le Carlos d'Assayas fumait, buvait, baisait, était fasciné par les armes comme si c'était des extensions de son pénis (gros cliché phallique), alors qu'une témoin avait dit que Carlos caressait ses armes avec tendresse, comme si c'était des femmes (je rajouterais "des sexes de femmes")... Et surtout, dans le scénar' d'Assayas, Carlos ne faisait jamais rien. Une espèce d'arriviste oisif... On ne comprenait rien de ses combats, zéro. Normal, pour Assayas, tout ça n'était qu'enfumages étatiques... Comme tous les gauchards simplets, il ne croyait pas aux actes de conviction politique : "Mon éducation politique est situationniste. Le regard que je peux avoir sur le terrorisme n'a jamais été celui d'un gauchiste complaisant. J'ai jamais avalé les mensonges autour des Brigades rouges ou de la bande à Baader. Pour moi, il n'y a de terrorisme que d'État ! C'est un processus de l'implication, de la mécanique, l'enrôlement de militants dans des intérêts qui les dépassent."

Imbécile ! Toujours fixé sur cette tarte à la crème de la liquidation d'Aldo Moro par les Brigades rouges en 78 (ce qui est bien tard dans les "années de plomb" pour en tirer une théorie !), sous prétexte qu'il aurait été prouvé que l'État italien avait été de mèche dans cet assassinat, pour décrédibiliser à jamais tout mouvement révolutionnaire. Les gauchos, ces bananes roses, en faisaient une loi...
Assayas parlait également du "marché du terrorisme", des "versions données par les historiens qui sont souvent impossibles", il disait nager "en plein non-dit"... Comme quoi, je commençais à m'apercevoir que le conspirationnisme n'était pas seulement du côté des dentistes beurs marseillais paumés, mais aussi de celui des Blancs bien bien-pensants de gauche, éduqués, cultivés, donneurs de leçons, et situationnistes of course...

Nabe, Les Porcs, tome 1.
Sans valeur marchande : https://debord-encore.blogspot(...).html

La peste citoyenne. La classe moyenne et ses angoisses : http://parolesdesjours.free.fr(...)e.pdf
jules_albert
La vérité de Carlos



Ah, il en manquait des choses dans son télé-navet, à l'Assayas !... Finalement, il avait réduit les actions de Carlos à la scène de la rue Toullier et à celle de la prise d'otages à l'OPEP. Et évidemment, pour montrer un Carlos meurtrier sans pitié et faible à la fois... Alors que son père José Altagracia Ramírez Navas avait dit de lui : "Mon fils n'est pas un tueur, c'est un licencié ès terrorisme !"
Et puis aucun background historique chez Assayas : on ne savait pas qu'en 70, alors que Carlos avait été très bien accueilli en Jordanie, dans un camp d'entraînement de commandos au Nord du pays, trois avions avaient été détournés par des Palestiniens sur la piste d'atterrissage d'urgence "Dawson's Field", au nord de la Jordanie, fermée par les Britanniques à la fin de la Deuxième Guerre mondiale, où on avait fait sauter les appareils. Le roi Hussein montra les dents et réprima l'incursion. Ce fut Septembre noir : les Palestiniens furent écrasés par les Jordaniens, sur le sol jordanien.

En 1971, Carlos, comme bien d'autres, se réfugia alors à Londres, où George Habash l'avait envoyé. Entre 73 et 75, Carlos se basa à Beyrouth, avec de longs séjours à Londres, Paris, Francfort, et même Tel Aviv...
13 janvier 75, un commando s'appelant "Septembre noir" s'apprêtait à flinguer, à Orly même, un avion d'El Al au bazooka. La roquette frappa un avion ; malheureusement, ce n'était pas l'israélien mais un yougoslave. Erreur. Six jours après, le commando pro-palestinien recommença, de la terrasse de l'aéroport. Ça tourna mal et il s'enferma dans les toilettes avec dix otages. Il demanda un avion pour s'échapper. Les négociations furent acceptées, les otages libérés et l'avion s'envola comme un oiseau (noir). Ça n'aurait pas fait de mal à ce fainéant d'Assayas de l'évoquer...

Puis Carlos retourna au Liban, le 23 avril 1975, le jour même où débuta la guerre civile ! Beyrouth devint alors la capitale des Palestiniens et des pro-palestiniens... Carlos avait rencontré Wadie Haddad pour la première fois en novembre 70 en Jordanie, puis une deuxième fois à Beyrouth fin juillet 1971. Pour la "cause", pas de frontières ! C'est depuis l'assassinat de Boudia par le Mossad en 73 que Moukharbal, d'abord, puis Carlos avaient repris le flambeau au sein du FPLP. Leur objectif, c'était de riposter aux ripostes d'Israël contre le carnage de Munich. Le châtiment contre le châtiment du crime.
La soirée de juin 1975 à la rue Toullier, Assayas en avait fait une réunion de hippies, alors qu'aucun étudiant vénézuélien ne l'était, pas même Leyma Palomares, épouse du Docteur Gonzales... Quant au policier désarmé, il ne fut que blessé par Carlos...
Que d'erreurs ! Évidemment, Wadie Haddad, que Carlos appelait "Abou Hani", n'a jamais dit qu'Arafat était un "traître", en dépit de leurs divergences stratégiques et idéologiques. Le Haddad, médecin oculiste, était avec le Docteur George Habash et deux autres gradués de l'Université américaine de Beyrouth (la meilleure du monde arabe), un Syrien sunnite et un Koweïtien chiite, les fondateurs du Mouvement des nationalistes arabes (MNA) au début des années 50, qui était devenu en novembre-décembre 1967 le FPLP, marxiste-léniniste. Le Secrétaire général resta Habash, le grand chef historique. Wadie Haddad fut toujours l'ingénieux trésorier, et le génial fondateur et chef du Département des opérations extérieures du FPLP. Et c'est chez ce même Wadie, en 1973, que Carlos rencontra Moukharbal pour la première fois. Au fait, pourquoi n'était-il pas dit que Moukharbal était un indic tenu par le Mossad ? Mais il n'avait rien foutu cet Assayas ou quoi ?

Sur le siège de Vienne le 21 décembre 1975, tout était si faux aussi... Assayas avait fait de Saddam Hussein, et non de Kadhafi, le commanditaire de la prise de l'OPEP, alors que ç'avait été bel et bien commandité par la Libye. La star visée de la réunion était le Saoudien Yamani. Toute l'opération était avant tout libyenne, pour aider la Palestine contre l'Arabie saoudite.
Assayas n'avait même pas été foutu de regarder les images d'actualités : il y avait eu de la neige dans les rues et autour du bâtiment de l'OPEP ! C'est sous la neige que Klein s'était rendu, blessé à l'estomac. La neige, ça aurait mis une autre ambiance dans son film !... Le but du communiqué que Carlos avait demandé de lire à la radio, c'était de dire qu'il n'y aurait "pas de reconnaissance d'Israël, jamais, par aucun pays arabe", donnant ainsi (mieux qu'un chef de l'OLP...) le la à la radicalisation arabe pour plusieurs décennies. Carlos avait dit aussi à Yamani : "Si à 16 heures 30, ils ne lisent pas le communiqué, on tue ton vice-ministre." Le Saoudien avait alors demandé du papier pour écrire son testament. Yamani avait été sauvé comme ça. On n'a qu'un fragment du communiqué qui, finalement, avait été lu : "... dans la région environnant la terre arabe palestinienne occupée, et pour permettre à l'État de l'agression sioniste d'exécuter ses projets expansionnistes..." L'idée de prendre en otages des responsables - ordures dans l'ombre - de saloperies capitalo-mondialistes, n'aurait rien de démodé aujourd'hui !

Dans le feu de l'action, c'est l'assistant du ministre libyen qui sauta sur Naccache (pas sur Carlos), puis réussit à arracher à Carlos le chargeur de sa mitraillette Beretta... De même, c'est le garde du corps du ministre irakien qui essaya de désarmer "Nada" et se blessa au bras (elle n'a tué que le policier autrichien), et c'est Klein qui le tua. De son côté, Carlos tira sur l'épaule du Libyen pour l'épargner au début, puis, dégoûté certainement, l'acheva... Eh, Assayas, ça s'apprend la mise en scène, et pas dans les écoles ou les Cahiers du cinéma !

Deux morts de trop, alors que les cibles étaient toujours debout. Enfin, l'une surtout, car l'Iranien Amouzegar était à quatre pattes, et cherchait en vain à embrasser la main de Carlos de peur qu'il ne le tue... Yamani le Saoudien, en revanche, était plus digne.
Les gouvernements firent pression sur l'Autriche pour accepter toutes les revendications des terroristes. Carlos libéra les Autrichiens et demanda un bus pour aller à l'aéroport. Ce n'était pas le Dieudobus, mais le Carlobus ! Un bus de la poste avec des rideaux fermés... Assayas n'en a rien fait, cinématographiquement parlant ! Avant que l'avion ne décolle, Carlos redescendit en imperméable pour saluer le ministre de l'Intérieur autrichien. Ils se serrèrent la main, et même fraternellement, ils eurent du mal à se la lâcher. On en avait d'ailleurs voulu au ministre d'avoir accepté cette poignée. Célèbres photos. Carlos avec son grand imperméable flottant au vent comme dans un film de Sergio Leone et son béret sur la tête, ç'aurait été pourtant facile à reconstituer dans ce "biopic saisissant"... Non, Assayas a préféré son costumier de Canal+. C'est tellement plus artistique de modifier la réalité !

Carlos remonta dans l'avion. Direction Alger. À Alger, Naccache rencontra le délégué de l'OLP au salon VIP, qui lui transmit l'ordre arrivé d'Arafat d'exécuter Yamani tout de suite. Contre la consigne de Carlos, il avait caché un pistolet sous son blouson ("Nada" aussi). Alors que Naccache avançait vers Yamani devant les journalistes, Bouteflika s'interposa et ses gardes du corps le désarmèrent, l'amenant tout de suite auprès de Carlos qui avait refusé de parler à la presse.
L'exécution de Yamani aurait été bien pour les Arabes. Elle aurait arrêté la politique saoudienne consistant à faire baisser le prix du pétrole, lequel a toutefois augmenté après l'opération. Carlos dîna avec Bouteflika. Non, il ne prit pas d'argent (ce sont le prince Fahd et le Premier ministre iranien qui firent l'offre de cinquante millions de dollars, au téléphone).

En janvier 1976, Carlos quitta Alger avec "Angie" Klein convalescent dans un jet exécutif de Kadhafi, accompagné par Kamal Kheir-Beik et Hassouna Chaouich, direction Tripoli et ensuite Mogadiscio, avec escales à N'Djaména et Entebbe, où se trouvait Abou Hani.
En 76 toujours, Carlos ariva à Aden, au Yémen. C'était la ville de Rimbaud, qui s'y était fait photographier cent ans auparavant... Arthur, le "mercenaire" lui aussi, à sa façon. La ville islamique n'avait pas bougé depuis Rimbaud. Certainement, il y avait encore l'hôtel de l'Univers, en ruine désormais. Le bâtiment de la compagnie de commerce où travaillait Rimbaud se situait toujours dans la vieille ville, transformé en centre culturel français vers 1985, avec une plaque à l'entrée à la mémoire d'Arthur.
C'est là que se situait aussi le camp de Haddad, le camp d'entraînement du FPLP-OE (Opérations extérieures), à l'est d'Aden, dans le troisième gouvernorat de la République populaire démocratique du Yémen (Abyan). Une sorte de préfiguration d'Al-Qaïda, une base d'entraînement à l'idéal plus extrémiste que celui du Fatah d'Arafat. D'ailleurs, Naccache avait été chargé par Arafat de surveiller le commando de Carlos pour éviter qu'il nuise à la "cause palestinienne".

Le 15 mai 1976, Carlos quitta le FPLP à Bagdad, en livrant personnellement sa lettre de démission à Abou Hani (et donnant aussi une copie au responsable militaire Abou Ali Moustapha). Quand Abou Hani lut la lettre de Carlos devant Wilfried Böse et "Nada", il pleura en disant "Salem, you cannot do this to me"... Dans le film d'Assayas, on présentait Carlos comme un petit garçon devant Haddad, qui lui seul aurait raison. Alors que Haddad avait toujours été très respectueux envers Carlos, en qui il voyait son successeur. Selon Assayas, Carlos travaillait pour de l'argent, et Haddad aussi, pour Kadhafi, dans un but pécuniaire, trahissant fondamentalement la cause palestinienne ! N'importe quoi ! Abou Hani n'a jamais travaillé pour de l'argent, et Carlos n'a jamais été un "mercenaire". Au contraire, Carlos et son groupe exécutaient les mercenaires capturés !

Le 27 juin 1976 (un an jour pour jour après la fusillade de la rue Touiller), ce fut l'opération "Entebbe" ou "Haïfa". Bien qu'il soit démissionnaire, Carlos (qui se trouvait alors à Alger et qui fut rejoint par Klein et Wilfried Böse) la planifia avec Abou Hani. La Force "Che Guevara" du FLP était chargée de détourner un avion de Tel Aviv en Afrique ! Quatre pirates de l'air dont une femme, "Halima", l'Allemande Brigitte Kuhlmann (enceinte de Carlos de cinq mois), embarquèrent à l'escale d'Athènes. Après une halte à Benghazi en Libye, l'avion se posa à Entebbe au bord du lac Victoria en Ouganda, en plein pays d'Idi Amin Dada. D'autres pirates montèrent dans l'avion immobilisé et le commando demanda cinq millions de dollars de rançon et la libération de cinquante-trois prisonniers politiques palestiniens. Une cinquantaine de passagers furent libérés ; d'autres triés, parce qu'israéliens, dans ce que Carlos appela "la chambre israélienne". C'est-à-dire une salle piégée dans l'aéroport.

Plusieurs fois le président Amin Dada viendra visiter les otages, et chaque fois dans un accoutrement différent : costard croisé genre diplomate ; roi nègre en tenue folklorique ; parachutiste de l'armée ; et même costume tyrolien avec plume au chapeau !... Les prisonniers eux-mêmes éclataient de rire... Comme ça traînait, le gouvernement israélien soupçonna Dada d'être, sinon complice, très coulant avec le commando antisioniste. En Israël, Shimon Peres et les autres décidèrent de là-bas de lancer une contre-opération : "Tonnerre"... À quatre mille kilomètres de la prise d'otages, ils répétèrent le moindre mouvement pour venir en surprise prendre d'assaut l'avion détourné et la chambre israélienne.

La veille de l'ultimatum, dans la nuit du 3 au 4 juillet, au lieu de l'avion rempli des fédayins libérés promis, deux Boeings "normaux" plus des Hercules discrets se posèrent à l'aéroport d'Entebbe. En surgit une section spéciale hébreue interceptée par les militaires ougandais : fusillades, ripostes, balles perdues, et d'autres moins perdues. L'armée israélienne embarqua les otages sains et saufs dans un des Boeings et repartit pour Tel Aviv... Bilan : sept preneurs d'otages tués, deux otages et des dizaines de soldats ougandais également, qui s'étaient défendus, et quarante-neuf Israéliens, dont Yonatan Netanyahou, le frère aîné de Benyamin... Tout ça évidemment présenté par Israël comme une victoire du tonnerre !
Six mois plus tard, en janvier, Carlos voyagea de Bagdad à Budapest, avec Ali, Weinrich, et la femme de celui-ci, Magdalena Kopp (son surnom : "Lilly")... Magdalena n'était pas du tout une pute comme le sous-entendait le film. Et Carlos a toujours dit qu'il n'était pas un macho. En plus, se faire sucer n'a jamais été dans ses habitudes. Renseigne-toi, Assayas !

Carlos et Weinrich allèrent à Berlin, où la Stasi n'essaya pas de recruter Carlos (leur soi-disant entrevue filmée est en vérité l'entretien que la sécurité hongroise avait mené avec les deux terroristes pour les prier de quitter le pays). Mais comme il faisait la fête avec des putes berlinoises, Carlos fut repéré. Il quitta Berlin-Est.
En 82, ce sont les Hongrois qui en eurent marre et lui demandèrent de partir. Nouvel appui : les Roumains... Hongrie, Allemagne de l'Est, Roumanie, ça restait toujours des pays communistes. Carlos finit d'ailleurs par se faire virer aussi de Bucarest. On mesure la subversion d'un individu au fait qu'il soit indésirable partout.
En 82 toujours, le commando Carlos était "réduit" à plusieurs centaines de combattants, dont Magdalena et Bruno Bréguet qui allèrent à Paris. Leur objectif : l'arrière-cour de la résidence de l'ambassadeur du Koweït. Les deux amis de Carlos furent arrêtés dans le parking George V, pas loin de celui de l'avenue Foch où serait tué Lebovici deux ans plus tard, en 1984. Carlos écrivit à Gaston Defferre, ministre de l'Intérieur de Mitterrand. Il exigea la libération de Kopp et de Bréguet. À la fin de la lettre, il mit ses empreintes et donna un ultimatum.
Carlos voulait faire mal à la France. En mars 82, le train Le Capitole, où Chirac devait se trouver, explosa... Il faut savoir que chaque jeudi pendant quinze ans (sept ans et demi avant et sept ans et demi après l'attentat), Jacques Chirac prenait le même train avec réservation sur le même siège en première classe (la bombe fut placée exactement derrière son siège !). Au dernier moment, prévenu mystérieusement qu'il risquait quelque chose, le maire de Paris rebroussa le chemin de la gare et prit exceptionnellement l'avion privé d'un industriel toulousain pour Toulouse-Blagnac... Pourquoi "quelqu'un" l'avait-il averti ? Parce qu'il s'agissait de tétaniser la France, pas de supprimer un de ses hommes politiques, qui en plus avait une politique pro-arabe estimable. Faire exploser le train qu'aurait pu prendre Chirac suffisait.

Carlos cherchait de quoi financer un attentat, ses réseaux syriens l'amenèrent à recevoir la commande, de la part d'Hafez el-Assad, de punir le rédacteur en chef du journal anti-syrien El Watan Al Arabi sis rue Marbeuf, et qui, de Paris, lui chiait dans les bottes. L'attentat "tomba" le jour de l'ouverture du procès de Bréguet et Kopp... Ah, je m'en souviens de l'attentat de la rue Marbeuf. J'étais avec Hélène en ce temps-là, on passait souvent par cette rue... Ç'aurait été rigolo que je saute dans un attentat attribué à Carlos trois ans avant la publication du Régal !
Le lendemain, le 23 avril, Jacques Vergès, l'avocat de Bréguet et Kopp, fut reçu au JT de Philippe Labro où il s'énerva parce que les Français obéissaient à l'État d'Israël en punissant Kopp et Bréguet. Jean-Louis Debré, juge d'instruction, minimisa les peines, et Kopp n'écopa que de quatre ans de prison, Bréguet de cinq. Vergès serait un des plus assidus visiteurs de Kopp... On le soupçonna d'ailleurs d'avoir servi d'intermédiaire entre Carlos et l'État français, aussi bien pour le "sauvetage" de Chirac que pour la suspension négociée des attentats.

Carlos était à Belgrade fin 82, puis en 83 à Damas, et au Liban... Il transitait souvent par Moscou vers Aden ou Sanaa, et surtout Tripoli... Mais devant l'entêtement de la France, Carlos fit exploser la Maison de France à Berlin le 25 août 83, en guise de rappel pour la libération de Bréguet et Magdalena Kopp, et d'avertissement implicite au sujet de "Nada", en prison en Suisse. Toujours sa délicieuse manie de faire libérer les femmes ! La libération de la femme, c'était lui ! Finalement, "Nada" serait extradée, jugée et acquittée plus tard, comme tous les membres du commando de l'OPEP.
Puis ce fut l'attentat de la gare Saint-Charles à Marseille le 31 décembre 1983, où Carlos n'a pourtant jamais mis les pieds.
Libérée en 85, Magdalena se rendit à Berlin-Est après un court séjour chez sa mère à Neu-Ulm, puis Carlos vint la chercher à l'aéroport de Damas. Après un passage à Bagdad, à Moscou, à Prague, Varsovie, Bratislava, Budapest (pour que Magdalena y récupère ses affaires), ils s'installèrent à Damas. Une petite fille naquit le 17 août. Ils se firent expulser de Syrie fin septembre 1991, ils se rendirent alors en Jordanie. En mai 92, Kopp quitta Amman avec sa fille Elba Rosa pour Caracas via Madrid et La Havane. Pour Carlos, ce fut le Soudan en août 1993 avec sa nouvelle épouse palestinienne Lana Jarrar. Il ne donna pas tout de suite de cours de guérilla, mais devint "conseiller du ministre de la Défense soudanais", ce qui était une parfaite couverture.
En 94, Carlos fut filmé par un Philippin en train de danser sur La Lambada et Bibi dans la salle des fêtes d'un club arménien, où il avait été convié par un Grec marié à une Philippine. C'est la fille adolescente de la Philippine (issue de son premier mariage) qui l'invita à danser et lui donna une aigrette allumée ; son garde du corps libanais dansait, lui, avec une copine éthiopienne. Un peu de précision, Assayas, gauchiste à la noix !
Carlos n'a jamais eu de problèmes de testicules, mais une varice (au diable la varice !) sur une des trois veines montant de ses couilles, au niveau de la gauche de son bas-ventre. C'est pour ça qu'il se fit opérer. Rien à voir avec ce qu'Assayas avait colporté : une prétendue déficience sexuelle du terroriste ! Plutôt une question de circulation...

La veille du 15 août 1994 (ô Assomption !), Carlos, encore groggy, se faisait tout ce qu'il y a de plus illégalement enlever par les services secrets français en échange de l'aide de la France, grande amie de l'Afrique ! au Soudan corrompu... La CIA (Cofer Black) arrangea sa livraison par le gouvernement soudanais (acheté par le gouvernement saoudien) à la DST... À l'aéroport de Khartoum, la moitié de "ses" gardes (de la sécurité soudanaise) étaient en pleurs. Les barbouzes et leur captif partirent pour la France, que Carlos avait quittée pour la dernière fois le 28 juin 1975...
La dernière image du film d'Assayas, elle aussi, était fausse : dans l'avion volant vers Paris, le général Rondot retirait sa cagoule et son bâillon au prisonnier, et lui disait :
- Vous êtes en territoire français.

Le problème c'est qu'en vérité, Rondot ne lui a jamais parlé !



Nabe, Les Porcs, 2017.
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La peste citoyenne. La classe moyenne et ses angoisses : http://parolesdesjours.free.fr(...)e.pdf
coyote
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    Cet utilisateur est un musicien enseignant professionnel
Nabe n'a apparemment pas compris que Carlos n'est pas vraiment le sujet du film.
"Have you ever been to Electric Ladyland"

"Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire."

De la pub pour les copains =>
http://www.empty-spaces.fr/
jules_albert
l'objectif est clair :

Citation:
On ne comprenait rien de ses combats, zéro. Normal, pour Assayas, tout ça n'était qu'enfumages étatiques... Comme tous les gauchards simplets, il ne croyait pas aux actes de conviction politique : "Mon éducation politique est situationniste. Le regard que je peux avoir sur le terrorisme n'a jamais été celui d'un gauchiste complaisant. J'ai jamais avalé les mensonges autour des Brigades rouges ou de la bande à Baader. Pour moi, il n'y a de terrorisme que d'État ! C'est un processus de l'implication, de la mécanique, l'enrôlement de militants dans des intérêts qui les dépassent."

Imbécile ! Toujours fixé sur cette tarte à la crème de la liquidation d'Aldo Moro par les Brigades rouges en 78 (ce qui est bien tard dans les "années de plomb" pour en tirer une théorie !), sous prétexte qu'il aurait été prouvé que l'État italien avait été de mèche dans cet assassinat, pour décrédibiliser à jamais tout mouvement révolutionnaire. Les gauchos, ces bananes roses, en faisaient une loi...
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stege106
Bonjour,

Ce week-end, j'ai vu 2 films de Don Siegel (sans Clint) , "à bout portant" et "Tuez Charley Varrick"...du tout bon.
Jim Morrison
Ha ce Don Siegel, c'était quand même un bon !
Directement connecté depuis ma tombe du Père Lachaise. On n'arrête pas le progrès...
Le Corbusier
De Don Siegel et avec Clint Eastwood, ces derniers mois j'ai revu :

The Beguiled (Les Proies)
Le pitch ressemble à un boulard des années 70.
Pendant la Guerre Civile Américaine, un soldat sudiste blessé et poursuivi par les troupes nordistes est recueilli, caché et soigné dans le huis clos d'un pensionnat de jeunes filles.

Escape from Alcatraz (L'évadé d'Alcatraz)
L'aventure authentique des seuls détenus ayant réussi à s'évader de l'île-prison d'Alcatraz.
La seule inconnue de l'histoire, c'est qu'on se sait toujours pas s'ils ont survécu à la traversée à la nage des eaux froides de la baie de San Francisco, leurs corps n'ayant jamais été retrouvés.
Mention spéciale à Patrick McGoohan qui incarne le directeur de la prison.

Très bons tous les deux.
Le Corbusier
En général, tous les jeudis je me fais une soirée bouffe + home cinéma avec des potes.

À l'affiche ce soir :

Idiocracy
2007
Comédie satirique d'anticipation, réalisée par les créateurs de Beavis and Butt-Head.
Prophétie sur la trashisation tous azimuts de la société américaine (bouffe, médias, télé, politique, environnement, quotient intellectuel, etc.).

Doc Loco
Le Corbusier a écrit :
En général, tous les jeudis je me fais une soirée bouffe + home cinéma avec des potes.

À l'affiche ce soir :

Idiocracy
2007
Comédie satirique d'anticipation, réalisée par les créateurs de Beavis and Butt-Head.
Prophétie sur la trashisation tous azimuts de la société américaine (bouffe, médias, télé, politique, environnement, quotient intellectuel, etc.).



C'est pas un film, c'est un reportage sur les années Trump (il y'a dix ans ce film faisait rire - maintenant il fait peur ).
In rod we truss.

"It's sink or swim - shut up!"

Mon best of 2025 de la scène rock japonaise et coréenne
https://www.guitariste.com/for(...)47681
coyote
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Le Corbusier a écrit :
De Don Siegel et avec Clint Eastwood, ces derniers mois j'ai revu :

The Beguiled (Les Proies)
Le pitch ressemble à un boulard des années 70.
Pendant la Guerre Civile Américaine, un soldat sudiste blessé et poursuivi par les troupes nordistes est recueilli, caché et soigné dans le huis clos d'un pensionnat de jeunes filles.

Escape from Alcatraz (L'évadé d'Alcatraz)
L'aventure authentique des seuls détenus ayant réussi à s'évader de l'île-prison d'Alcatraz.
La seule inconnue de l'histoire, c'est qu'on se sait toujours pas s'ils ont survécu à la traversée à la nage des eaux froides de la baie de San Francisco, leurs corps n'ayant jamais été retrouvés.
Mention spéciale à Patrick McGoohan qui incarne le directeur de la prison.

Très bons tous les deux.


Des classiques ! "Les Proies", c'est un film que j'adore, Clint !!!! Sinon "Sierra Torride" et "L'invasion des profanateurs de Sépultures" !!
"Have you ever been to Electric Ladyland"

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Jim Morrison
Oui, "Les proies" est vraiment terrible... D'ailleurs un remake est sorti il y a peu de temps avec N. Kidman... Aucune idée de ce que ça vaut...
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Doc Loco
De ce que j'ai lu, l'intérêt vient du changement de point de vue (dans le film de Siegel, le point de vue est celui du captif/Eastwood; dans la nouvelle version - pas vraiment un remake du film, plutôt une relecture du livre - le point de vue est celui des femmes). Le problème, c'est l'acteur principal Colin Farrell, qui fait bien pâle figure en comparaison de Clint (alors que la distribution féminine elle est très réussie).
Jim Morrison
Ha ok, effectivement ce n'est donc à proprement parler ce qu'on appelle un 'remake'... C'es sûr que l'empreinte laissée par Clint dans chacun de ses films est tellement forte qu'après lui...
Par contre, la distribution féminine semble en effet 'alléchante" (si je peux oser le terme ici )

En ce moment sur backstage...