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Dimmu Burger le 15 Juil 2026, 19:44
LJB a écrit :
https://barks.jp/news/1078232/La traduction deepl pour qu'on n'ait pas à la refaire 50 fois :
[Interview] Après une tournée européenne leur première depuis 7 ans : « Nous, BAND-MAID, sommes plus cool que jamais »
15 juillet 2026, 18 h 00
C’est fin juin, juste après leur retour d’une tournée européenne qui n’avait pas eu lieu depuis sept ans, que nous avons rencontré les membres de BAND-MAID.
« ENERGETIC », un titre qui ne manque jamais de faire danser les foules, « Days », véritable chant de promesse qui lie les cinq membres aux « Maîtres et Demoiselles » (surnom donné par les fans), et « CAGE », un morceau heavy mûri depuis environ deux ans : leur dernier single, qui rassemble ces trois titres aux styles très différents, fait actuellement beaucoup parler de lui. Mais cette fois-ci, nous tenions surtout à les interroger sur leur séjour en Europe, tant que leurs souvenirs en sont encore frais. Cela dit, la conversation a commencé par le clip de « ENERGETIC », qui semble transmettre sans un mot la bonne entente qui règne au sein du groupe.
--- Pour commencer, parlez-nous du clip de « ENERGETIC ». La dernière minute environ est consacrée à une scène où vous jouez toutes face à face ; vous aviez l’air de vous amuser tellement que j’aurais voulu regarder cette scène encore et encore.
Miku Kobato (G, Vo) : Ce tournage était vraiment trop amusant, il y a plein d’anecdotes à raconter. On avait décidé de se faire rire les uns les autres ; par exemple, quand on filmait SAIKI et moi, les trois autres se chargeaient de nous faire rire.
SAIKI (Vo) : Exactement, AKANE a même fait le pont sur sa batterie.
AKANE (Dr) : On m’a un peu réprimandée en me disant « Tu en fais un peu trop ! » (rires).
--- Ça donne envie de voir les coulisses, mais y avait-il des scènes qui n’ont pas pu être diffusées ?
AKANE : Oui, beaucoup (rires).
Miku Kobato : Je crois que je me suis un peu laissée emporter par l’énergie d’AKANE.
SAIKI : Miku faisait rire AKANE, KANAMI et MISA, mais cette scène est vraiment impossible à montrer. On ne peut la montrer à personne (rires).
Miku Kobato : On dirait que je me suis un peu laissée emporter.
AKANE : En voyant ça, je riais à gorge déployée. Heureusement que cette scène n’a pas été retenue ! (rires)
--- C’était magnifique de vous voir toutes face à face, le sourire aux lèvres, mais les arrière-plans de vos scènes de concert sont différents, n’est-ce pas ? Est-ce que cela symbolise les territoires que vous avez conquis jusqu’à présent ?
SAIKI : C’est vrai. On a sélectionné des lieux parmi ceux qu’on a visités au cours de notre carrière, en utilisant des arrière-plans différents pour chacune, et on a aussi joué avec en toile de fond un paysage reproduisant la ville de BAND-MAID représentée sur la pochette d’« Epic Narratives ». On a vraiment cherché à suivre cette ligne directrice. En plus, on a abondamment intégré des éléments liés à nos clips
précédents.
---AKANE, vous n’arrêtez pas de grignoter des friandises, et MISA, vous ne cessez de boire du whisky, n’est-ce pas ?
AKANE : J’ai vraiment beaucoup mangé pendant ce tournage. J’étais complètement repue (rires).
MISA (B) : Je me suis retrouvée un peu pompette (rires). C’était du vrai whisky. Comme c’était un tournage, on a dû refaire la prise plusieurs fois, n’est-ce pas ? Au bout d’un moment, je me suis dit : « Ah, je commence peut-être à être un peu ivre » (rires).
--- Certains boivent du whisky, d’autres du thé (comme KANAMI). J’ai interprété cela comme suit : tout en parcourant des lieux chargés de souvenirs, BAND-MAID finit par se rendre en territoire inexploré pour y planter son drapeau.
SAIKI : C’est vrai. Au fil des activités de BAND-MAID, il y a toutes sortes de surprises agréables pour nos « maîtres » et nos « demoiselles », et je pense que leur faire découvrir ces surprises, c’est en quelque sorte comme un jeu. Le fait de raconter nous-mêmes notre histoire a aussi quelque chose d’un jeu de société, et je pense que cet esprit ludique fait partie de ce qui rend BAND-MAID si intéressant. C’est donc avec le souhait que le public ait hâte de découvrir ce que l’avenir réserve à BAND-MAID, notamment en faisant le parallèle avec un jeu de société… D’autant plus que lors de la tournée de cette année, nous agitions des drapeaux sur scène, ce qui nous a permis de faire le lien avec cette idée. En réalité, nous travaillons actuellement en vue de notre 15e anniversaire, et nous souhaitons que le public se réjouisse à l’idée de savoir « où allons-nous hisser notre drapeau à notre retour ? ».
---À voir cette vidéo, on pourrait se dire que pour le 15e anniversaire, vous irez peut-être même dans l’espace.
Miku Kobato : C’est vrai, ça fait un peu « étoiles », n’est-ce pas ? (rires).
--- Comment va-t-on pouvoir aller voir ça ? Mais avant tout, il faudrait savoir comment vous allez vous rendre là-bas (rires). Les paroles sont parsemées de références à notre histoire, et des phrases comme « On va s’emparer de la valeur et de la victoire » renferment cette nuance : « On va gagner cette partie ».
Miku Kobato : C’est vrai. On a intégré dans les paroles des éléments importants de notre passé. De plus, on avait entendu parler à l’avance de l’idée d’un jeu de société pour la pochette, et comme on voulait que les paroles s’accordent avec cette image, on a écrit en veillant à y intégrer des éléments qui évoquent le fait d’avancer en lançant des dés ou en faisant tourner une roulette.
--- En entendant ça, ça donne vraiment envie de créer un jeu de société BAND-MAID.
Miku Kobato : C’est exactement ce qu’on disait nous aussi !
SAIKI : Il faudrait trouver des sponsors (rires).
--- « Une pause à cause d’un problème technique », par exemple.
Miku Kobato : Ça serait amusant d’y intégrer des problèmes qui se sont réellement produits par le passé. « Retour à la case départ à cause de bagages perdus », par exemple (rires).
---Sur ce single, les morceaux sont classés par ordre de création, n’est-ce pas ? On sait que la version originale de « CAGE » a été composée il y a quelque temps, mais y a-t-il un lien du genre : « C’est grâce à “Days” que “ENERGETIC” a vu le jour » ?
KANAMI (G) : Comment dire… J’avais une idée bien précise en tête. Tout d’abord, « ENERGETIC » correspondait à une image du genre « En 2026, je veux faire danser tout le monde ! », tandis que « Days » a été créé dans l’idée de proposer « une chanson qui serve de soutien moral », alors que nous allions faire une petite pause dans nos concerts en 2027. Ce n’est donc pas comme si j’avais cherché à relier ces deux titres, mais ce sont toutes les deux des chansons que nous devrions mettre en avant en 2026, et que nous souhaitions faire mûrir d’ici le concert au Nippon Budokan (qui clôturera la tournée en novembre).
--- La première interprétation de « ENERGETIC » a donc eu lieu lors du concert à Berlin, le premier jour de la tournée européenne. Quelles ont été vos impressions à ce moment-là ? On dirait vraiment un morceau qui va s’imposer tout de suite lors de nos concerts.
Miku Kobato : C’est exactement ce qui s’est passé.
SAIKI : On a senti que ça marchait dès la première fois qu’on l’a joué.
Miku Kobato : Alors que c’était sans doute la première fois que nos maîtres et nos demoiselles entendaient ce morceau, ils ont chanté avec nous « LALALA~ ».
AKANE : Oui, tout le monde chantait avec nous.
Miku Kobato : On a été surprises de voir que tout le monde s’est mis à chanter d’un seul coup, et ça nous a fait énormément plaisir.
SAIKI : Comme les paroles contiennent des expressions comme « Dance it out », le message « C’est une chanson pour danser » a dû passer tout de suite, car tout le monde s’est mis à danser immédiatement. Je me suis dit : « Super, ça a bien été compris. »
--- Cette chanson commence d’emblée par la basse, n’est-ce pas ? MISA, dans quel état d’esprit étiez-vous au moment de la première interprétation ?
MISA : Comme c’était la première fois, à mesure que le moment de « ENERGETIC » approchait dans l’ordre des morceaux, je ressentais une certaine tension, du genre « Ça y est, ça y est ». Mais d’après ce que m’a raconté SAIKI après coup, j’avais apparemment une expression qui disait clairement « Ça va commencer ! » (rires). Et puis, comme ça commence par la basse, je me disais que je ne pouvais absolument pas me permettre de faire une fausse note.
---Mais bon, à ce moment-là, personne n’avait encore entendu cette chanson, donc même si tu avais fait une erreur, je pense que ça ne se serait pas vu (rires).
SAIKI : C’est exactement ce que je lui avais dit : « Même si tu te trompes, personne ne s’en rendra compte. On ne pourra pas vérifier, et les gens penseront peut-être même qu’ils ont eu la chance d’entendre un morceau rare. » Mais MISA n’avait pas l’air convaincue par mes paroles (rires).
---Tu as pris une gorgée de bière pour te détendre à ce moment-là ?
MISA : Non, ça, c’était vraiment impossible (rires).
AKANE : Mais en réalité, l’ambiance était super électrique, et au final, tout s’est très bien passé. J’ai senti que les attentes du public avaient grimpé en flèche dès l’instant où MISA est montée sur scène.
KANAMI : Mais ce premier jour, il y a eu un autre incident. Dès l’ouverture, SAIKI a eu un problème avec ses écouteurs intra-auriculaires.
SAIKI : Tout le monde portait ses écouteurs intra-auriculaires, et normalement, on aurait dû entendre le générique d’ouverture, mais il ne passait pas. Du coup, c’était : « Vous entendez quelque chose ? » « Ouais, ça passe. » « Non, ça ne passe pas. C’est grave, qu’est-ce qu’on fait ? » Et c’est là qu’un « Guitar Hero » est entré en scène.
KANAMI : Il a improvisé un solo de guitare.
---C’est donc comme ça que tu as gagné du temps tout en réglant tes écouteurs intra-auriculaires ? Le mystère est résolu. En fait, quand j’ai cherché la setlist du jour sur un site étranger, j’ai lu que, pour le concert de Berlin uniquement, un solo de guitare avait été joué en guise d’introduction avant le premier morceau, « DOMINATION », et je me demandais ce que cela pouvait bien signifier.
KANAMI : Comme j’ai agi sur le coup, tous les membres de l’équipe semblaient se dire : « Tiens ? On a peut-être changé la façon d’entrer en scène aujourd’hui ? »
SAIKI : Alors que personne ne s’était rendu compte du problème, seuls le responsable du retour et les membres du groupe s’inquiétaient en se demandant : « Qu’est-ce qui va se passer ? »
Miku Kobato : On aurait dit que tu étais paniquée.
KANAMI : Il s’est passé quelque chose le deuxième jour aussi, non ?
MISA : Le deuxième jour, j’ai fait tomber mon médiator pour la première fois depuis plusieurs années.
KANAMI : J’ai l’impression qu’il y a eu autre chose aussi… mais je n’arrive plus à m’en souvenir (rires).
AKANE : Il s’est passé quelque chose ?
--- C’était peut-être un détail si insignifiant qu’on a fini par l’oublier. En conclusion, je pense que cela montre qu’on peut toujours trouver une solution à un certain nombre de problèmes ou d’incidents.
KANAMI : C’est vrai. C’est un peu comme si, après 13 ans d’expérience, on savait s’adapter à tout. On ne se laisse pas déstabiliser par ces petits contretemps.
---C’est dans ces moments-là que la cohésion du groupe est mise à l’épreuve : est-on capable de s’adapter au fur et à mesure ? Mais dans votre cas, par exemple, vous pouvez facilement assurer l’enchaînement avec une improvisation, et je pense que si vous arrivez à résoudre les problèmes ainsi, c’est parce que tout ce que vous avez vécu jusqu’à présent porte ses fruits.
AKANE : Dans ce sens-là aussi, ça faisait vraiment « groupe ».
Miku Kobato : À ce moment-là, KANAMI était vraiment géniale, et tout le monde disait « C’est incroyable ! ».
SAIKI : Mais en même temps, en pensant à « Et si ça se reproduisait ? », on a aussi réfléchi ensemble à des solutions alternatives.
Miku Kobato : On se disait alors : « Bon, la prochaine fois, ce sera à Kobato de prendre le relais ! » ou « On va commencer par AKANE ».
--- C’est tout à votre honneur de ne pas vous contenter de conclure par « C’est bien qu’on ait réussi à surmonter ce problème sans encombre aujourd’hui ». Lors de cette tournée européenne, même si la setlist était relativement fixe, vous avez tout de même remplacé certaines chansons. Comme c’était votre premier retour en Europe depuis longtemps, je pense que vous avez également voulu présenter de manière équilibrée des morceaux de différentes époques.
SAIKI : C’est vrai. Après tout, nous n’y étions pas allées depuis 2019, et nous avons sorti tellement de titres entre-temps que nous y avons longuement réfléchi. Comme nous n’avions pas fait la tournée « Unseen World » en Europe, nous en avons également tenu compte. Mais comme il y a sûrement beaucoup de gens qui ont découvert BAND-MAID récemment, nous avons demandé aux membres de proposer les morceaux qu’ils voulaient jouer, tout en veillant à trouver un bon équilibre entre les anciens et les nouveaux titres.
---Dans ce mélange d’anciens et de nouveaux morceaux, « Days » et « ENERGETIC » ont été interprétés coup sur coup vers la fin du concert, n’est-ce pas ? En jouant ces deux morceaux à la suite, n’avez-vous pas pu ressentir ce contraste, ou plutôt cette impression qu’ils forment un tout indissociable ?
SAIKI : C’est en le présentant sur scène que je m’en suis rendu compte. Pour être plus précise, c’était pendant le MC. Après avoir interprété « Days », Kobato a parlé un peu de cette chanson, puis j’ai enchaîné en chauffant la salle pour « ENERGETIC ». En voyant tout le monde s’emballer à ce moment-là, je me suis dit « Allez, c’est parti ! », et en même temps, je voyais très clairement les visages de tout le monde dans le public. À travers leurs expressions, j’ai compris que ce que nous voulions transmettre à travers « Days » était bien passé. C’est là que j’ai réalisé que ce que nous avions mis dans cette chanson n’était pas seulement notre propre sentiment… Notre dernier concert en tête d’affiche était à Londres, et à ce moment-là, « ENERGETIC » était déjà devenu un classique. L’unité qui régnait dans la salle était incroyable, on était vraiment au summum, et j’ai vraiment eu l’impression que tout le monde m’avait aidée.
--- C’était bien de pouvoir non seulement annoncer « C’est une nouvelle chanson », mais aussi de transmettre clairement notre intention. Quand vous avez expliqué « Days », l’ambiance n’est-elle pas devenue un peu mélancolique ?
SAIKI : Ça a été le cas pendant un bref instant. Mais tout le monde était si chaleureux, et les réactions étaient du genre « On comprend. On vous attendra à nouveau », ce qui nous a vraiment rassurés.
Miku Kobato : Comme beaucoup de Maîtres et de Demoiselles écoutaient ce que je disais en hochant profondément la tête en disant « oui, oui », j’ai eu le sentiment qu’on était sur la même longueur d’onde plutôt que d’être triste. Ça m’a beaucoup émue.
--- Mais, dans cette ambiance de communion, il y a sûrement eu des moments où, emportée par l’élan, j’ai failli dire « See you next year ! ». Pourtant, c’était justement la seule chose que je ne pouvais pas dire.
Miku Kobato : C’est vrai. Je me suis dit que je devais aussi expliquer ce point, alors quand j’ai fait une annonce disant « Je suis très heureuse d’être de retour après sept ans d’absence, mais je vais faire une petite pause dans mes prestations l’année prochaine », j’ai ajouté « Mais le fait que vous ayez attendu sept ans… ». Ça a même fait rire le public, donc j’ai eu l’impression que nos maîtres et maîtresses européens avaient bien compris notre intention et qu’ils attendraient patiemment la prochaine occasion.
SAIKI : Oui, cette réaction nous a vraiment rassurées.
---Cette fois-ci, vos concerts en tête d’affiche à Berlin, Francfort, Munich, Paris et Londres ont tous affiché complet, et vous avez en plus participé au . L’engouement dans chaque ville transparaissait clairement dans les vidéos publiées sur les réseaux sociaux, mais qu’est-ce qui vous a particulièrement marquée tout au long de cette tournée ?
AKANE : C’est vrai non seulement à l’étranger, mais aussi au Japon : je suis toujours très émue quand le public chante avec nous. Ça a été le cas cette fois-ci en Europe aussi. En voyant les chœurs se former lors du , j’ai vraiment pris conscience que « notre musique passe bien », et le fait de penser que « tout le monde fait des efforts pour apprendre le japonais » m’a également beaucoup émue. C’est quelque chose que je ressens à chaque fois que je pars à l’étranger, mais le fait de pouvoir retourner en Europe pour la première fois depuis sept ans m’a permis de le ressentir à nouveau, et j’ai vraiment eu envie de dire : « Je suis ravie de vous revoir tous ! »
MISA : Cette tournée m’a beaucoup endurcie mentalement. Comme je viens de le dire, j’ai fait tomber mon médiator pour la première fois depuis plusieurs années, mais il y a eu un autre incident assez tôt dans la tournée qui m’a vraiment ébranlée mentalement. Mais les autres membres m’ont aidée et encouragée…
KANAMI : Il y avait des choses qui ne te satisfaisaient pas au niveau de ton jeu, n’est-ce pas ? Dans ces moments-là, même si ce n’est pas forcément grave, on peut parfois se sentir complètement démoralisée.
MISA : Oui. Mais c’est grâce à vous toutes que j’ai pu m’en remettre. Si j’ai fait tomber mon médiator, c’est parce qu’à un moment donné, à cause de l’éclairage, je ne voyais pas bien ce qui se passait autour de moi, et ça m’a déstabilisée. Ça fait un peu excuse, je sais (rires). Le décalage horaire a peut-être aussi joué un rôle. Mais à part ça, j’ai pu profiter de chaque concert en dégustant avec plaisir les bières locales. À chaque fois qu’on nous servait, j’attendais avec impatience de découvrir : « Quelle bière va-t-on avoir aujourd’hui ? »
AKANE : Je viens de me souvenir d’autre chose : cette fois-ci, il y avait beaucoup de « maîtres » et de « demoiselles » qui venaient nous voir pour la première fois. Quand j’ai demandé pendant l’animation : « Qui vient nous voir pour la première fois ? », il y a eu énormément de mains levées, quelle que soit la salle. Ça m’a surprise, mais ça m’a aussi fait très plaisir.
KANAMI : J’ai moi aussi été surprise de voir qu’il y avait autant de nouveaux venus, mais j’ai pu sentir que tout le monde, y compris eux, écoutait nos morceaux avec beaucoup d’attention, et ça m’a fait très plaisir. Au cours de ces sept dernières années, j’ai composé toutes sortes de morceaux et j’ai essayé de m’améliorer sur le plan technique, et j’ai eu l’impression que c’est justement parce que cela passe bien que tout le monde vient nous voir ici, en Europe. Du coup, en fait, dès mon retour… ou plutôt, alors que j’étais encore là-bas, j’ai eu l’idée d’une chanson sur laquelle j’avais envie de travailler. J’en avais d’ailleurs déjà parlé aux autres membres pendant la tournée en leur disant : « J’aimerais bien avancer sur cette chanson », et je leur avais fait écouter. En effet, en me produisant en Europe pour la première fois depuis longtemps, j’ai pris conscience qu’il me fallait peut-être un morceau de ce genre.
--- Autrement dit, une chanson qui est en quelque sorte le fruit de cette tournée est déjà en train de voir le jour ?
KANAMI : Elle est déjà terminée (rires). À mon retour, quand je me réveillais vers 4 heures du matin à cause du décalage horaire, je restais debout pour travailler… et j’ai commencé à m’y atteler dès le surlendemain. Cette tournée m’a donné envie de « composer vite une nouvelle chanson ! », et comme cette expérience m’a effectivement permis d’en créer une nouvelle, je suis vraiment contente d’avoir pu faire cette tournée.
--- C’est incroyable ! Au fait, pour cette tournée, KANAMI, vous n’aviez pas emporté votre ordinateur pour essayer d’oublier un peu la composition, n’est-ce pas ?
KANAMI : C’est exact. Si j’ai mon ordinateur à portée de main, je finis inévitablement par travailler dessus, et cette fois-ci, je voulais me consacrer uniquement à améliorer ma technique à la guitare. C’est pour ça que, même dans le bus de tournée, on s’entraînait tous les trois, les instrumentistes à cordes. Mais comme j’ai pu puiser beaucoup d’inspiration pendant cette tournée, j’ai eu envie de la concrétiser immédiatement, alors dès mon retour, je me suis mise à rassembler mes idées. L’Europe a vraiment une atmosphère qui lui est propre, et j’ai eu des moments où des images se sont formées dans ma tête, du genre « la prochaine fois que je viendrai ici, j’aimerais jouer ce genre de morceau ».
--- D’autant plus que l’ambiance varie considérablement d’un pays à l’autre et d’une ville à l’autre.
KANAMI : C’est vrai. L’ambiance et la façon dont le public s’anime diffèrent selon que l’on soit en Allemagne, en France ou au Royaume-Uni. Pour ma part, j’ai eu l’impression qu’en France, par exemple, même si les spectateurs au premier rang s’enflamment de manière très énergique, il y a aussi beaucoup de gens qui écoutent très attentivement. J’ai trouvé ça vraiment génial.
AKANE : En France, les anime japonais sont très populaires, n’est-ce pas ? C’est pour ça que les réactions aux chansons issues de collaborations avec des anime ont été particulièrement fortes.
--- Je vois. La salle du concert à Londres se trouvait à Brixton, un quartier connu pour être relativement peu sûr, n’est-ce pas ?
SAIKI : On nous l’avait dit, en effet.
AKANE : On nous a conseillé de ne pas nous promener dehors la nuit.
Miku Kobato : L’ambiance semblait différente de celle des autres fois où j’étais allée à Londres. Mais comme on nous avait prévenus à l’avance, on faisait attention. Et rien qu’en se promenant dans les rues, on sentait que c’était une ville qui aimait vraiment la musique, ce qui était plutôt charmant.
SAIKI : Il y avait des gens dans la rue qui avaient installé des enceintes et qui mettaient la musique à fond. On entendait du reggae à plein volume, puis en tournant au coin de la rue, c’était du rock britannique qui résonnait… C’est vrai que ça donnait peut-être une impression un peu inquiétante, mais c’était vraiment une ville où l’on ressentait une ambiance très musicale. Il y avait aussi des fresques de David Bowie peintes un peu partout. Et puis, même s’il s’agissait de notre première tournée européenne depuis sept ans, la capacité des salles avait doublé par rapport à l’époque. J’ai été très ému par ce fait, et j’ai été surpris par le nombre de personnes qui n’étaient manifestement pas là il y a sept ans. Cela faisait longtemps que nous n’avions pas joué devant un public composé en grande partie de personnes qui nous découvraient pour la première fois, ce qui a rendu notre joie d’autant plus intense, et partout où nous nous sommes produits, tout le monde chantait avec nous…
De plus, concernant la suspension de nos activités prévue pour l’année prochaine, les gens nous ont adressé des mots chaleureux du genre « On vous attendra aussi longtemps qu’il le faudra, faites ce qui vous plaît », et tout le monde nous criait « On vous adore ! » ou « On vous aime ! », nous transmettant leur amour à fond. En réponse à cela, nous n’avions d’autre choix que de nous exprimer à travers nos chansons. C’était un vrai bonheur de transmettre notre amour à travers la musique et de recevoir en retour l’amour du public ; cela a été une véritable source d’énergie pour nous. De plus, le profil de nos « maîtres » et « demoiselles » s’est considérablement élargi : nous avons par exemple remarqué la présence de couples de personnes âgées. Lorsque nous leur demandions : « Qui nous a vus il y a sept ans ? », ces personnes levaient immanquablement la main. Cela nous a fait très plaisir de constater que des personnes d’une génération plus âgée que la nôtre nous avaient attendus pendant sept ans. En même temps, nous avons pu constater que le nombre de fans féminines augmentait également à l’étranger, ce qui nous a fait énormément plaisir.
Miku Kobato : Comme Saiki vient de le mentionner, le fait d’avoir réussi à faire salle comble dans une salle deux fois plus grande qu’il y a sept ans nous a donné encore plus confiance dans la poursuite de nos activités. Et puis, même pendant que nous étions en train de servir, les yeux de nos « maîtres » et de nos « demoiselles », que nous voyions depuis la scène, brillaient vraiment de mille feux. Le simple fait de voir cela m’a un peu émue, et il y a eu au moins un moment par concert où j’ai failli fondre en larmes. J’ai ressenti un immense soulagement d’être de retour après sept ans d’absence, et j’ai pris beaucoup de plaisir à servir.
Et puis, outre les personnes de la génération précédente et les fans féminines, bien sûr, on remarquait aussi beaucoup de gens accompagnés d’enfants. En voyant toutes ces personnes différentes — des couples, des parents et leurs enfants, des gens aux relations variées —, je me suis dit qu’elles communiquaient sans doute grâce à notre musique. J’ai eu le sentiment très fort que BAND-MAID n’était pas seulement un passe-temps commun, mais que nous faisions peut-être partie de leur vie, et ça a été très important pour moi. Bien sûr, il y a sûrement beaucoup de gens comme ça au Japon aussi, mais j’ai trouvé que c’était vraiment génial de pouvoir ressentir directement cette ambiance en Europe, où je n’étais pas allée depuis sept ans. J’ai pu réaliser très fortement que je faisais peut-être partie de la vie de toutes sortes de personnes.
--- Dans ce contexte, est-ce que « Magic Spell Time » (alias « Omajinai Time », bien connu au Japon) s’est encore amélioré ?
Miku Kobato : C’est vrai. Ça m’a aussi beaucoup plu. Il y a sept ans, « Omajinai Time » était un peu plus simple, ou plutôt, je ne le faisais pas avec autant de liberté qu’au Japon. Mais aujourd’hui, ça ne se résume plus à un simple « Omajinai Time », et on peut y intégrer de plus en plus d’éléments ludiques, n’est-ce pas ? En ce sens, j’ai pu le faire de la même manière que lors de mes prestations au Japon.
AKANE : On dirait même qu’il y avait plus d’éléments que lors des représentations au Japon, non ? (rires)
Miku Kobato : C’est peut-être vrai. En fin de compte, cela tient en grande partie au fait que les maîtres et les demoiselles sur place l’acceptent bien. Alors qu’avant, beaucoup de gens restaient bouche bée, aujourd’hui, ce sont plutôt les maîtres et les demoiselles qui sont tout à fait partants pour en profiter, si on peut dire (rires). Cette fois-ci, on a aussi intégré des éléments en rapport avec les sites touristiques de chaque ville. Par exemple, à Paris, Kobato a d’abord chanté « Oh, les Champs-Élysées », puis on a tendu le micro vers le public pour qu’il chante en chœur.
---Que diriez-vous de chanter des chansons locales lors de votre tournée au Japon ?
Miku Kobato : On l’a déjà fait à Kumamoto, mais c’était en partie parce qu’on était sur place, et c’est quand même assez difficile. Mais comme on a pu profiter de cette grande liberté en Europe aussi, je trouve que c’était vraiment une bonne chose.
---KANAMI, il y a eu un événement particulier à Francfort, n’est-ce pas ?
KANAMI : Oui (rires). Comme on l’a évoqué tout à l’heure, quand MISA a eu un petit coup de mou à Francfort, j’ai bu une bière moi aussi pour lui remonter le moral. C’était pendant le solo de « HATE ». Pendant que MISA jouait, j’ai… bu d’un trait sa bière pour l’encourager, et je me suis retrouvée assez ivre (rires). C’est comme ça qu’on a tous réussi à surmonter ce moment.
---C’est le qui a clôturé la tournée européenne, et il semble que ça ait été un énorme succès, non ?
---C’est donc le qui a clôturé votre tournée européenne, et il semble que ce concert ait lui aussi remporté un franc succès ?
Miku Kobato : Nous avons déjà participé à divers festivals aux États-Unis et au Japon, mais celui-ci dégageait vraiment une ambiance unique. Je savais que l’événement était de grande envergure, mais son ampleur a vraiment dépassé toutes mes attentes, avec cet immense espace qui s’étendait à perte de vue, un peu comme un terrain de camping. J’ai d’abord été impressionnée par l’ampleur du site. Et comme il faisait un soleil de plein été, les tenues des spectateurs étaient incroyables !
SAIKI : Pour le dire franchement, ils étaient à moitié nus ? (rires) Les hommes comme les femmes portaient vraiment des tenues « très légères », et même depuis la scène, on se disait : « T’as vu la personne qui vient de passer ? » (rires). C’était un peu inimaginable au Japon. Et puis, en été en Europe, le soleil met du temps à se coucher, non ? Notre passage était prévu « juste au moment du crépuscule », mais en réalité, il faisait encore très clair, et on se demandait : « Mais quand est-ce que la nuit va enfin tomber ? »
Miku Kobato : Je savais que le soleil se couchait tard, mais je pensais qu’il ferait au moins un peu sombre, alors que ce n’était pas du tout le cas. Il faisait encore clair jusqu’à environ 21 h.
SAIKI : On devait retourner au car de tournée à 22 h, mais comme il faisait encore extrêmement clair, on avait le même niveau d’énergie qu’après un concert en journée. C’était donc un environnement où on ne pouvait pas vraiment s’attendre à ce que les lumières « ressortent » particulièrement bien, mais ça m’a fait réaliser qu’il y a beaucoup de choses qu’on ne peut pas savoir tant qu’on ne les a pas essayées. Mais la réaction du public a été super bonne. Je pensais que ça allait être difficile vu l’horaire, et que peut-être personne ne viendrait nous voir, mais les gens ont afflué petit à petit.
Miku Kobato : Dès la balance, les gens se sont rassemblés comme attirés par le son, et sur des morceaux où tout le monde chante en chœur, comme « endless Story », on a eu droit à un chœur digne de nos concerts en tête d’affiche, et je voyais même les personnes au fond lever les mains… Ça m’a vraiment fait plaisir. Bien sûr, comme c’était un festival, il y avait sûrement beaucoup de gens qui voyaient BAND-MAID pour la première fois…
SAIKI : Je pense que c’était le cas pour 90 % des gens. Et pourtant, leur réaction a été incroyablement bonne, ce qui m’a vraiment surprise. Notre setlist commençait par « Ready to Rock » et se terminait par « endless Story », et je me suis dit que j’avais bien fait de choisir cet ordre. En tout cas, dès que « Ready to Rock » a commencé, les gens se sont précipités vers la scène et l’ambiance est devenue complètement déchaînée.
--- Comme on pouvait s’y attendre de la part de la « chef de la setlist » (rires).
SAIKI : Oui (rires). Après le concert, j’ai eu l’occasion de saluer les organisateurs du festival, et ils m’ont dit : « La prochaine fois, on vous préparera une scène encore plus grande. » Au départ, ils m’avaient dit « Revenez absolument l’année prochaine », mais quand je leur ai expliqué notre situation, ils ont compris, et de notre côté, j’étais ravie d’avoir une nouvelle raison de retourner au Royaume-Uni.
AKANE : Il y avait aussi beaucoup de professionnels qui regardaient notre concert depuis les coulisses. Et comme ils sont restés là assez longtemps, je pense qu’ils ont vraiment apprécié.
Miku Kobato : Même les agents de sécurité avaient l’air de s’éclater tout le temps (rires).
---Après être rentrés au Japon à l’issue de cette tournée européenne, l’inspiration que vous y avez puisée va donc se refléter dans vos prochaines tournées nationales et vos participations à des festivals, n’est-ce pas ? À ce propos, à ce jour, « CAGE » n’a encore jamais été interprété lors d’un concert de « Gyoshi », mais peut-on espérer l’entendre bientôt ?
SAIKI : On va le jouer à Hiroshima ! (?Il a été interprété lors du concert à Hiroshima le 27 juin, après cette interview)
---Sérieusement ! On peut donc s’attendre à de nombreuses surprises lors des prochaines dates de la tournée ?
Miku Kobato : On dirait bien. Il faut aussi qu’on offre des cadeaux à nos maîtres et maîtresses japonais, donc je pense qu’il y aura plein de choses à venir.
KANAMI : D’autant plus qu’on a composé de nouveaux morceaux cette fois-ci, et qu’on prépare plein d’idées en vue du Budokan, alors j’espère que vous attendrez ça avec impatience.
SAIKI : Des sessions musicales aussi, par exemple. Et puis, il y a encore beaucoup de choses qui n’ont pas été annoncées, ou que nous ne pouvons pas encore dévoiler, alors gardez l’esprit ouvert. D’ici au Budokan, les bonnes nouvelles devraient continuer à affluer. Nous, BAND-MAID, sommes plus cool que jamais, alors venez absolument assister à nos prochains concerts !
Interview et texte ? Yuichi Masuda
Photographie ? Yoshimichi Bito
Modifié le 15/07/2026 à 19:47
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