jmp.jtm a écrit :
Pareil je pense que Biosmog est un artiste.
merci
Mais oui, il faut que j'assume mes propos. L'expression est vraiment une quête pour moi. Peut-être parce que j'ai bouffé de l'école et de la compétition jusqu'à m'en dégouter et quasi-arrêter la guitare. C'était pile il y a 20 ans, maintenant. Et cela ne fait qu'une année, que j'ai recommencé à jouer des morceaux de Jazz de cette époque. Difficilement parce que j'ai vraiment tout oublié, mais surtout parce que ça me replonge dans des années que j'ai très mal vécu. C'est paradoxal, pour une musique qui se dit d'improvisation, mais j'ai trouvé ce monde complètement sclérosé, normatif et stérilisant. A quelques exceptions près, il faut être honnête.
Du jazz, j'en ai gardé une seule chose, pas celle qu'on m'a enseignée toutefois. Depuis maintenant un bout de temps, je joue principalement dans deux groupes, à 60km de distance, les gens ne se connaissent pas, pas la même musique, etc.. mais dans les deux groupes, j'ai acquis la même réputation de celui qui ne joue jamais la même chose. Je rends fous les chanteurs qui essaient de me cadrer avant les concerts ou alors, fuient mon retour dans les passages un peu délicats, troublés par les "couleurs", les variations que j'ajoute maladivement. Dans l'un des groupes, c'est même un running-gag: quand je me plante carrément, on me dit: "ah mais là, tu ne voulais quand même pas faire la même chose que la dernière fois, alors t'as fait tout autre chose, ah ah".
Donc c'est pour dire que je suis certainement un cas un peu pathologique. Mais j'ai décidé de ne pas faire de la musique mon gagne-pain. Il me reste un truc 100% libre, outside, thérapeutique, mystique: "Saint-Accastillage ou Saint-Câble", peu importe, le but c'est de chanter à la gloire de la création musicale
Vous battez pas, je vous aime tous