Biosmog a écrit :
Tu sais Ghandide, au début du 20ème siècle, on apprenait aux gens à ne pas se défier en duel, à parler poliment à l'instituteur, on a nettoyé les quartiers borgnes de leur pègre. Un siècle plus tard on avait 200 millions de morts de la guerre au compteur. De très loin le siècle le plus effroyable de l'histoire par la responsabilité des sociétés les plus avancées (eurasie, us).
Réfléchis un peu à ce paradoxe de la non-violence: plus on nie la violence (qu'est ce qu'il y a de plus capitonné que le flash de la bombe atomique?) plus elle est là, ignoble. Plus on accepte de la regarder en face, de la savoir aussi en nous, plus on est capable de la canaliser et de l'adoucir.
Et bénéfice supplémentaire, ça permet d'avoir du vrai respect pour ses semblables: je crois qu'il n'y a pas un être sur terre qui n'a pas voulu le bien. Par contre, c'est assez rare de rencontrer des gens qui le reconnaissent chez l'autre: c'est toujours l'autre qui est supposé violent.
C'est pas faux.
Je comprends ce que tu veux dire et la pertinence.
Je ne nie pas la violence, je travaille beaucoup sur moi, mes doutes. Et J'ai aussi beaucoup de démons intérieurs qui ne m'épargnent guère... Il y a quelques années, je me suis mis au yoga, entre autres, pour comprendre mon fonctionnement, etc.
J'ai du respect pour la vie, j'ai appris au fil de ma frêle vie que la vie est tellement fragile...
La violence est quelque-chose comme une énergie mal canalisée et qui peut être dévastatrice pour soi comme pour les autres hélas...
D'où l'importance, à mon sens, d'apprendre à se connaitre et canaliser cette "force" afin qu'elle soit constructive et non destructive, le côté obscur... (métaphore à la Stars War)
Il faut que les gens puissent exprimer cette force (de manière positive), sinon oui il y a peut-être, l'effet cocotte-minute...
Mais place à la politique...