PP a écrit :
personnellement je trouve cette idée séduisante dangereuse, quand bien même elle serait possible sur le plan économique, c'est une vision de "rentier" pour paraphraser Blow-Up, et je me fais une tout autre idée que cette illusion petit-bourgeoise d'un revenu "universel" (!) de la nécessaire solidarité, qui doit avant tout bénéficier aux personnes qui en ont réellement et vitalement besoin, ici et/ou ailleurs.
Logique de rentier
Dans un pays ou pas loin de 9 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté, ou le nombre de demandeurs du RSA à augmenté de 45% et 10 ans (sans compter les millions de personnes qui pourraient être bénéficiaires, mais qui ne le demandent pas) de 25% pour les minimas sociaux, avec 5 millions de chômeurs, 65% de la population active qui gagne mois de 1800 euros par mois (et souvent c'est beaucoup moins, le nombre de travailleurs pauvres ne cesse d'augmenter) des agriculteurs, des artisans qui arrivent à peine a se dégager un salaire etc.. La comparaison est vraiment foireuse.
Si c'est dangereux dans la 5e puissance économique mondiale, de prendre une mesure pour éradiquer l'extrême pauvreté et la détresse sociale, de permettre aux jeunes qui n'en ont pas les moyens de financer leurs études, le permis de conduire, leur autonomie, aux petites retraites de vivre plus décemment, de donner du pouvoir d'achat aux classes moyennes qui n'arrivent plus a boucler les fins de mois, a certain la possibilité de changer d'activité, de se former etc... On ne doit pas avoir la même définition du mot dangereux (un peu comme pour celle de rentier) En plus on aura plus a supporter les concerts des enfoirés tous les ans pour soutenir les restos du cœur, rien qui pour ça, ça vaut le coup
Et puis il faut arrêter sur la viabilité farfelue du projet, il y a plusieurs façons de le financer suivant les orientations politiques et les écoles économiques, mais c'est chiffré par des gens très sérieux depuis des années. Il manque juste la volonté politique et un changement de mentalité, Keynes le disait déjà dans les années 30, le travail il y en aura de moins en moins et son caractère de valeur centrale dans le social et l'économique risque de disparaitre.
Pour ceux qui n'ont toujours pas capté l'orientation universelle et automatique de la mesure, c'est ce qui va permettre de taire les discours débiles sur l'assistanat, décharger ceux qui en ont vraiment besoin de l'humiliation de faire des demandes d'aides sociales, et faire évoluer les mentalités, c'est de la solidarité et de la redistribution plus équitable des richesses, pas de la charité. Les gens qui n'en ont pas besoin sont très minoritaires dans ce pays, donc c'est vraiment en mesure d'intérêt commun.