Actualité politique / Règles en page 1

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Skelter
  • Skelter
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Blow Up a écrit :
Qui a parlé de marxisme, justement c'est toi qui es un peu archaïque dans tes argumentaires sur Cuba et cie, on dirait du MIA.

1983 c'est le tournant de rigueur, des privatisations, de la politique de l'offre, de la lutte contre l'inflation et des dérégulations libérale. Macron s'inscrit tout à fait dans cette tradition.


Ben ta dichotomie est parfaitement soluble dans la mythologie marxiste, puisque tu pointes des politiques ayant favorisé le marché (la finance, les entreprises et donc le grand capital), au détriment, à te lire entre les lignes, des travailleurs.

Donc on est bien dans une vision marxiste de la gauche, portée par Mélenchon paar exemple.
"Sans une faciale de temps en temps, peut-on réellement parler d'amour?", Ben.oît

#Free the nipple!
#FreeMissDaisy
Redstein
Peut-on être de gauche et favoriser le marché, la finance et le grand capital ? Ils sont nombreux à s'y être essayés à partir de 83, comme le disait Blow Up.

Résultat : la gauche, c'est la droite.
'Human beings. You always manage to find the boring alternative, don't you?'


http://fermons-les-abattoirs.org

- Quand Redstein montre l'abattoir, l'imbécile regarde Redstein - (©Masha)
Biosmog
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Mais sans rire, l'histoire de "dépasser les clivages" est quand même assez intéressante.
Jusqu'ici, les seuls vrais systèmes politiques qui n'étaient ni de droite ni de gauche, étaient les systèmes non-démocratiques. Je vais soigneusement éviter le point godwin en disant juste que la monarchie, c'est ni de droite, ni de gauche. On est clairement dans un système qui valorise, arbitrairement, l'initiative individuelle pour les uns, et la solidarité de corps pour les autres.
L'arbitraire est central ici.
Il n'existe aucune décision politique qui échappe à cette grande opposition de l'individu et du groupe. On peut imaginer un homme politique qui est exactement au centre, c'est-à-dire qu'il "dépasse les clivages" et prend alternativement une décision qui favorise la réussite individuelle, puis le coup suivant, une décision qui favorise le groupe et la solidarité. En termes de valeurs, on voit déjà que cela pose problème pour la lisibilité de l'action politique. Et ce problème de lisibilité va plus loin. Car n'importe quelle décision politique, de droite ou de gauche, favorise des individus et pas d'autres. Or se placer au centre, c'est se mettre dans une position où l'on peut rétablir un certain arbitraire, puisqu'il n'apparaît plus dans le programme, qui sera favorisé: les winners et leur liberté d'action ou les nécessiteux et leur droit à une part du gâteau.

Mon développement est peut-être un peu sinueux, mais je me demande si Macro ne représente pas plutôt une forme de technocratie, qui n'est rien de moins que la mise au pas du système démocratique, de la politique au sens noble: C'est la prise de pouvoir des experts. Macron est dans la ligne directe, non d'un renouveau de la démocratie à partir du "dépassement des clivages" mais de son agonie.


bon un petit monsieur vert, je ne sais pas pourquoi:
Vous battez pas, je vous aime tous
Skelter
  • Vintage Total utilisateur
Redstein a écrit :
Peut-on être de gauche et favoriser le marché, la finance et le grand capital ? Ils sont nombreux à s'y être essayés à partir de 83, comme le disait Blow Up.

Résultat : la gauche, c'est la droite.


Parce que encore une fois vous êtes dans une logique marxiste. Il y a une gauche aux USA et pourtant cette gauche est de facto pro-business, il y a une droite en Scandinavie et de facto cette droite est étatiste. Ces concepts sont antérieurs à la notion de capitalisme.

En vérité la France, qui a co-inventé le concept de droite et de gauche, a un paysage politique atypique avec une gauche qui n'a jamais véritablement tournée le dos au marxisme dans son logiciel idéologique, et une droite Bonapartiste qui n'a jamais été libérale. Et au fond peu de choses séparent le Gaullisme du socialisme façon PS...

Fillon a ce mérite d'être vraiment de droite au sens global
"Sans une faciale de temps en temps, peut-on réellement parler d'amour?", Ben.oît

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Blow Up
Skelter a écrit :
Blow Up a écrit :
Qui a parlé de marxisme, justement c'est toi qui es un peu archaïque dans tes argumentaires sur Cuba et cie, on dirait du MIA.

1983 c'est le tournant de rigueur, des privatisations, de la politique de l'offre, de la lutte contre l'inflation et des dérégulations libérale. Macron s'inscrit tout à fait dans cette tradition.


Ben ta dichotomie est parfaitement soluble dans la mythologie marxiste, puisque tu pointes des politiques ayant favorisé le marché (la finance, les entreprises et donc le grand capital), au détriment, à te lire entre les lignes, des travailleurs.

Donc on est bien dans une vision marxiste de la gauche, portée par Mélenchon paar exemple.


Non c'est toi qui interprète à partir d'une grille de lecture marxiste à ornières. Je pointe juste le fait que cette politique libérale (le libéralisme au sens de mode fonctionnement ou d'organisation du capitalisme) ne fonctionne pas, depuis 35 les crises se succèdent, le chômage augmente, la masse monétaire est captée par une minorité, la finance dérégulée est devenue un monstre etc... Macron, c'est le parfait produit de ces 35 ans de libéralisme.

D'ailleurs Mélenchon n'est pas vraiment un marxiste, ce qu'il propose c'est plus une régulation éthique du capitalisme et une relance par l'investissement que du socialisme.

Skelter a écrit :

En vérité la France, qui a co-inventé le concept de droite et de gauche, a un paysage politique atypique avec une gauche qui n'a jamais véritablement tournée le dos au marxisme dans son logiciel idéologique, et une droite Bonapartiste qui n'a jamais été libérale. Et au fond peu de choses séparent le Gaullisme du socialisme façon PS...l


Non avant Bonaparte, les Girondins de la législative et de la convention (qui se situaient à droite au manège des Tuileries) étaient des libéraux pour la libre circulation des marchandises et contre les taxes. La première droite française était libérale, et ça a continué ensuite avec les orléanistes.
Skelter
  • Vintage Total utilisateur
Blow Up a écrit :


Non c'est toi qui interprète à partir d'une grille de lecture marxiste à ornières. Je pointe juste le fait que cette politique libérale (le libéralisme au sens de mode fonctionnement ou d'organisation du capitalisme) ne fonctionne pas, depuis 35 les crises se succèdent, le chômage augmente, la masse monétaire est captée par une minorité, la finance dérégulée est devenue une monstre etc...


Ca dépend où.
Et ce n'est pas le système qui est en cause. Les crises lui sont en effet inhérentes en ce qu'elles sont productibles par des mécanismes lui étant imputables, mais pas systématiques ou endémiques.

Ensuite en France on a toujours été dans le mi-chèvre mi-chou, et c'est là à mon sens le problème...Au final la gauche au pouvoir réduit les deficit et baisse les impôts, la droite les augmente.

La France ne s'est jamais remis de la crise de 1974, et 83 a été un tournant brutal car non préparé. Ce là que se trouve le problème, dans l’ambiguïté.

Blow Up a écrit :


Non avant Bonaparte, les Girondins de la législative et de la convention (qui se situaient à droite au manège des Tuileries) étaient des libéraux pour la libre circulation des marchandises et contre les taxes. La première droite française était libérale, et ça a continué ensuite avec les orléanistes.


Sauf que ce que tu nommes Orléanisme c'est le centre-droit de Giscard, l'UDF, l'UDI et Bayrou. Ils ont rarement été aux affaires. La droite française est majoritairement Bonapartiste, dont le Gaullisme est la forme moderne, étatiste, patriotique, sociale et conservatrice.
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Blow Up
La France est aussi empêtrée dans les traités européens (pacte de stabilité, critères de convergences) qui sont de tonalité libérale, sans parler de la politique monétaire de la BCE.
Skelter
  • Vintage Total utilisateur
Blow Up a écrit :
La France est aussi empêtrée dans les traités européens (pacte de stabilité, critères de convergences) qui sont de tonalité libérale.


Depuis 1957...
Après je ne suis pour l'UE telle qu'elle fonctionne sur une logique purement comptable. Je suis pour une vraie Europe fédérale, rien à foutre des états-nations.
"Sans une faciale de temps en temps, peut-on réellement parler d'amour?", Ben.oît

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Khryss
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D'ailleurs que prévoit Macron contre:
- Le dumping fiscal/social Européen
- Fraude/Evasion fiscale

Quelque chose ou non (statut quo on laisse encore la richesse créee filer vers les paradis fiscaux?).

En tout cas la droite a gagné la bataille des idées quand on voit le bas peuple se tirer dans les pattes (cf. sondage sur l'assistanat) pendant que les politiques/riches leur font les poches (avec leur soutien en plus) c'est triste à voir...
Skelter
  • Vintage Total utilisateur
Khryss a écrit :
D'ailleurs que prévoit Macron contre:
- Le dumping fiscal/social Européen
- Fraude/Evasion fiscale



Le 1er point je ne sais pas, je vérifierai.
Le 2nd point il prévoit la fin, ou du moins un gros rabottage, des niches fiscales
"Sans une faciale de temps en temps, peut-on réellement parler d'amour?", Ben.oît

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TimeBomb
On peut critiquer l'Union européenne pour un tas de raisons, et je suis le premier à le faire, mais force est de constater qu'il y a au niveau européen un réel effort en cours pour lutter contre les mécanismes d'évasion fiscale (les BEPS dans le jargon)...

http://www.consilium.europa.eu(...)kage/

Penser que ces problématiques peuvent se régler au niveau national est à mon avis une erreur.
Kandide
Blow Up a écrit :
D'ailleurs Mélenchon n'est pas vraiment un marxiste, ce qu'il propose c'est plus une régulation éthique du capitalisme et une relance par l'investissement que du socialisme.


Tout est dit.

On a bien vu avec le gouvernement Hollande que même avec la gauche au pouvoir, c'est le capital qui commande.

Comme l'a dit Warren Buffet, la capital est gagné. C'est terminé et c'est la finance aujourd'hui qui dirige le monde. (les minorités hors système en Papousie ou ailleurs se font peu à peu convertir ou disparaître à jamais).

On peut juste demander un peu d'éthique humaniste et un peu de partage équitable dans ce système pyramidale qui apporte confort à un petit nombre...
1% détient 50% des richesses planétaires.
Je suis ouvert à tout mais humainement, je ne suis pas certain que cela soit la panacée pour l'humanité et pour l'avenir de nos enfants.

Je voterai (ou pas) pour le candidat qui sera le plus proche de:

Une place décente pour chacun
Le plus fort aide le plus faible
La promotion de la paix
etc.
Kandide
TimeBomb a écrit :
On peut critiquer l'Union européenne pour un tas de raisons, et je suis le premier à le faire, mais force est de constater qu'il y a (les BEPS dans le jargon)...

http://www.consilium.europa.eu(...)kage/

Penser que ces problématiques peuvent se régler au niveau national est à mon avis une erreur.


Ils parlent des grosses entreprises multinationales qui font de l'évasion fiscales...
Si ces entreprises redonnaient à leurs salariés l'argent de leur travail, il n'y aurait pas besoin de faire des combines d'optimisation ou d'évasion fiscale...
TimeBomb
Kandide a écrit :

Ils parlent des grosses entreprises multinationales qui font de l'évasion fiscales...
Si ces entreprises redonnaient à leurs salariés l'argent de leur travail, il n'y aurait pas besoin de faire des combines d'optimisation ou d'évasion fiscale...


Et les actionnaires (investisseurs) ils reçoivent quoi ?

On peut bien sûr rêver d'un monde où les travailleurs deviennent actionnaires de leur entreprise (encore que je ne suis pas certain qu'une telle situation n'offre que des avantages) mais en attendant faut bien garder un pied dans le réel (en tout cas c'est ce que j'attend de ceux qui nous dirigent).

Tout n'est pas parfait, loin de là, et le chemin à parcourir est encore long pour assainir la situation, mais en attendant il y a au niveau européen un réel travail de fond qui a été entamé et qui est, à ma connaissance, sans équivalent dans le monde (quoique les USA bossent pas mal aussi sur la question mais avec une vision protectionniste sous-jacente évidente).

On peut aussi citer les récentes décisions de la Commission contre les pratiques des rulings fiscaux, décisions qui ont déjà sauf erreur de ma part prises contre le Royaume-Uni, l'Irlande, Malte, Chypre, les Pays-Bas et... la Belgique.
Invité
TimeBomb: sans tomber dans l'extrême inverse on peut admettre qu'à l'heure actuelle il y a un fort déséquilibre en faveur des actionnaires.

En ce moment sur backstage...