quantat a écrit :
Biosmog a écrit :
Oh j'en sais assez pour être certains que Mélenchon n'a pas une structure de pervers. C'est même tout le contraire, compte tenu du contexte et de sa carrière. Une petite caractèrologie rapide me ferait désigner des Fillon, Macron, comme candidat potentiels. Pas un mec qui s'énerve tout seul sans raison, qui semble si soucieux du collectif, de la modestie de l'apparence (regarde comme il paraît emprunté gestuellenent), empathique sans calcul (tu as regardé la séquence avec Torreton?), hors de toute idéologie du mérite dans tous ses raisonnements, monolithique dans sa présentation de soi alors qu'on perçoit tant de duplicité chez Fillon, élitisme, soucis de soi, maîtrise de soi, etc...
C'est de la psychologie à deux balles, mais à part un narcissisme exacerbé, il n'a aucun élément visible de perversion. Il faudrait soupçonner tous les autres avant.
Ce que je lis ici ne signifie qu'une chose : tu aimerais qu'il ne soit pas pervers ...
mais tous les traits que tu indiques seraient propres à me mettre la puce à l'oreille ...
Mais comme tu le dis très justement rien ne permet de le déceler avec certitude ... forcément, il doit avoir quelques chiffres de plus que moi au QI
Quand même... le titre de son bouquin ressemble à un gros lapsus (la vertu .... c'est un terme très cher au pervers) ... faudrait que je le lise - pas pour être convaincu de ce qu'il y dit .... pour tenter de repérer des signes ...
Fillon est trop con pour être pervers ... il est nul ... (maîtrise de soi ... pas tant que ça)
Macron, j'ai pas encore de portrait qui se dessine ... mais il se maîtrise bien trop mal (cela dit, ça peut être un effet de l'âge ...)
Il faudrait être plus précis, mais je te parle d'indices où Mélenchon ne joue pas un role manipulateur, mais laisse échapper un peu de lui-même. Comme dans la séquence avec Torreton qui m'avait tant fasciné: il montre successivement de l'énervement, de la curiosité pour l'autre, de l'empathie, puis se livre. Un manipulateur aurait fait le trajet inverse. Comme lorsqu'il s'énerve tout seul, sans que son narcissisme ne soit mis en danger: il développe ses idées et se prend lui-même au jeu. Cela va lui coûter la présidence peut-être. Un bon pervers ne sombre jamais dans ce genre de défaut. Mais le point pour moi fondamental: Mélenchon cite des personnages historiques de référence, il a des espèces mythes personnels, mais raisonne toujours d'un point de vue collectif. Un pervers fera exactement le contraire: il est fondamentalement élitiste du point de vue de sa structure de pensée, mais le seul génie qu'il peut admettre c'est lui. Un pervers n'a pas "d'idole".
Le bouquin sur la vertu, c'est un livre d'entretien avec une journaliste. Comme cela se passe généralement, il n'y a pas beaucoup de chance pour que ce soit Mélenchon qui ait choisi le titre.