Biosmog a écrit :
Redstein a écrit :
David Watts a écrit :
Redstein a écrit :
Deuxième mensonge (et toute la presse libérale s'emploie à le propager - encore entendu hier dans la bouche de Jean Quatremer, que j'apprécie par certains côtés, Le Monde fait de même, etc.) : il ne s'agit pas de sortir de l'euro ipso facto.
Il s'agit de
renégocier des traités qui font de l'UE la proie des parasites de la finance et de la grande industrie, cette UE ouverte à tous les vents alors que tous ses concurrents se protègent par tous les moyens (nos politicards sont tellement cons qu'ils ont avalé la propagande ultra-libre-échangiste des USA, entre autres, à laquelle on sait très bien que ces derniers ne souscrivent pas le moins du monde pour EUX-MÊMES !).
Pour que la négociation ait des chances d'aboutir, il faut effectivement menacer de renverser la table - mais l'idée n'est PAS de détruire l'UE : il s'agit de la refonder face aux épiciers de Berlin et de la Haye.
Arrêtez avec ça ! Renégocier les traités, comment vous faites ?
Pipeau, mensonge, démagogie.
On connait le problème, l'Europe tu l'aimes ou tu la quittes. pas d'autre alternative.
On crée un rapport de force : ce qui est impossible pour un pays périphérique ne l'est pas pour la France.
Si la France quitte l'UE, cette dernière explose.
Tu crois que ce n'est pas une menace propre à faire entendre raison aux épiciers en question ? Ils n'ont pas envie de le perdre, leur grand beau marché
Surtout que la France est certes un argument de poids, mais elle n'est pas seule en Europe à vouloir renégocier le traité.
Alors vous croyez à la possibilité de l'unanimité des 28 pays membres à ce sujet (enfin, bientôt 27 après le Brexit) ? J'appelle ça de la naïveté.
"Comment se passerait une renégociation souhaitée par le gouvernement français ? La première chose à faire, selon l’article 48 du TUE, est de saisir le « Conseil » du projet. Comme nous venons de le voir, celui ci peut se réunir selon 10 formations différentes. La première étape consiste, par conséquent, à identifier la disposition à « réviser » afin de déterminer quelle sera la « formation » du Conseil, apte à se saisir de ce projet de révision. J’ouvre ici une parenthèse que je crois utile. La « révision » d’un traité, parlons, pour être précis, de la « révision d’une disposition d’un traité », n’est donc pas négociée par les chefs d’Etats et de gouvernements de l’UE. Ils ne se rassemblent pas autour d’une table pour chercher un arrangement entre eux. Les choses sont d’une grande complexité comme nous allons le découvrir.
Le « Conseil » est donc saisi d’un projet de révision des traités. Il doit, lors d’une première étape, consulter le Parlement européen et la Commission européenne. Le « Conseil » adopte à la majorité simple (15 sur 28 actuellement) une décision favorable à l’examen des modifications proposées. C’est le début d’une sorte de course d’obstacles.
Le président du « Conseil européen », actuellement le Polonais Donald Tusk, doit alors convoquer, dans une seconde étape, une « convention », composée de représentants des parlements nationaux, des chefs d’Etats ou de gouvernement des Etat membres, du Parlement européen et de la Commission européenne. Cette « convention » examine les projets de révision et adopte, par consensus, une « recommandation » lors d’une conférence des représentants des gouvernements des Etat membres.
Les Chefs d’Etats et de gouvernements, réunis dans une conférence, lors d’une troisième étape, arrêtent, à « l’unanimité », les modifications à apporter aux traités.
Les modifications entrent en vigueur après avoir été ratifiées par tous les Etats membres conformément à leurs règles constitutionnelles respectives. Si, à l’issue d’un délai de 2 années à compter de la signature d’un traité « modifiant » les traités, les 4/5ème des Etats membres ont ratifié ledit traité et qu’un ou plusieurs Etats membres ont rencontré des difficultés pour procéder à ladite ratification, le « Conseil européen » se saisit de la question. Sur ce point, l’article 48 du TUE n’envisage rien de plus. C’est la bouteille à l’encre. S’agit-il d’influencer les pays n’ayant pas ratifié le traité modifié ? S’agit de trouver un nouveau consensus ? Rien n’est précisé. En revanche, en cas d’opposition de l’un des parlements nationaux des membres de l’UE, la décision ne peut pas être adoptée.
En résumé, nous pouvons observer que la « renégociation des traités », ou projet de révision des traités, bien que prévue dans le TUE à l’article 48, en engageant pléthore de responsables, Conseil, Conseil européen, Commission européenne, Parlement européen, Parlements nationaux, Convention dédiée, dans un processus nécessitant le plus souvent « l’unanimité », en devient irréalisable. Le processus mis en œuvre et ses contraintes d’unanimité rendent, statistiquement, tout projet de révision des traités irréalistes. Si la révision des traités a bien été envisagée, elle est rendue, de fait, impossible par la complexité requise pour la mise en œuvre d’un projet de modification d’une disposition. Nous parlons ici d’une modification d’une seule disposition. Qu’en serait-il s’il s’agissait de « réviser » de nombreuses dispositions ? L’unanimité requise sur un sujet rend toute modification improbable sinon impossible."
http://www.agoravox.fr/tribune(...)82990
Voilà, bon courage les gars !
"Yesterday today was tomorrow and tomorrow today will be yesterday"