quantat a écrit :
Biosmog a écrit :
.
Est-ce que tu pourrais expliquer quel est le lien entre "la gauche qui veut désintégrer l'école" et l'évolution de l'état des lycées en France de 1970 à 2010. Je ne te demande pas de justifier cette attribution d'intentionnalité que je trouve très surprenante, mais simplement de m'expliquer quel est le lien de cet "argument" avec ce que tu as dit avant.
rahhh mais tu suis pas ....
Années 70/80 : les meilleurs lycées sont publics ... ça marche au mérite ... bilan: dans les meilleurs bahuts t'as toutes les classes sociales qui sont représentées (cf Lycée Baudelaire à Roubaix ... )
Arrivent Mitterand et son gouvernement de gauche : les proviseurs, au nom de je ne sais quel principe pseudo humaniste à la con n'ont plus le droit de virer un élève même s'il fout la merde ... les bons élèves dont les parents ont les moyens sont partis vers le privé ... les bons bahuts publics deviennent des zones
Les bons élèves sans moyens financiers sont dans la mouise...
Réaction du diocèse de Lille : les parents aisés vont payer plus cher (la scolarité et la cantine) et on va accueillir gratuitement les élèves très défavorisés ... mais dans les limites que leur imposent leurs propres exigences financières ainsi que les lois interdisant que le nombre de places dans le privé dépasse un certain pourcentage des places allouées au public ... (ce qui a eu pour effet que des profs du privé se retrouvent au chômage partiel, tandis que des profs du public étaient payés sans avoir de poste
)
Dernière réforme de NVB: l'entrée dans les facs est désormais soumise à un tirage au sort
... au passage j'ai pas invoqué d'intention, mais juste de faits
Voilà
Bon ben voilà, on y est. Je crois qu'il n'y a aucune de tes assertions qui est vraie.
La possibilité de virer un élève a toujours existé et existe toujours, ce qui a peut-être changé, ce sont les modalités.
La fréquentation des écoles privées ne date pas de Mitterand et le changement du public scolaire n'est pas dû à un hypothétique augmentation de fréquentation (entre 1970 et 2000, la fréquentation du privé n'a pas connu d'augmentation significative en France et même si c'était localement le cas, ce ne sont pas quelques pourcents qui changent grand chose au phénomène massif de métissage social, complètement indépendant des politiques scolaires).
Quant à la qualité des formations octroyées respectivement par le privé et le public, pour être honnête, c'est une chose que la plupart des spécialistes sont incapables de mesurer (ou en tout cas de se mettre d'accord sur un critère). On sait que le rapport entre homogénéité sociale et qualité de la formation est complexe et central dans cette question. Les meilleurs résultats apparaissent dans les pays où les classes sont homogènes socialement, c'est un des principaux résultats de PISA. Mais en fait, ce sont ces sociétés qui sont plus homogènes, aussi. Car à mixité égale, un système cloisonné crée beaucoup plus de "déchets". Donc en moyenne, selon la façon dont on calcule, on aboutit à des résultats différents. Il existe de nombreuses études qui prouvent que le niveau moyen a augmenté grâce à une plus grande mixité dans les classes.
Tes jugements parsemés de confusions et de vues par la lorgnette sont déficients. Et je n'ai pas parlé de la glissade intellectuelle qui nous amène à affirmer qu'il s'agirait d'une "volonté" de détruire l'école.
Vous battez pas, je vous aime tous