Biosmog a écrit :
PP a écrit :
Ben c'est ce que je disais là :
PP a écrit :
Si Macron échoue, et si tout était trop lié à sa personnalité plutôt qu'à sa politique, on assistera sans doute à un retour des anciennes lunes, les clivages artificiels, la stérilité partisane et hypocrite.
S'il réussit, il faudra bien que des forces émergent et se constituent pour s'opposer sur un mode crédible et alternatif. Je ne vois cela pour l'instant ni à sa gauche ni à sa droite.
Il va falloir que les politiques se creusent pour lui opposer une recette qui ne soit pas rance.
Aucune utopie ou volonté d'utopie dans mes propos ; juste je crois caduque le clivage droite-gauche, et à part le mouvement qui a gagné les élections et qui gouverne, toutes les autres forces politiques font comme si rien n'avait changé et que ce n'était qu'une parenthèse.
Si Macron échoue, peut-être, mais je n'y crois guère.
Alors à eux - les politiques - d'inventer, de redessiner de nouveaux contours pour un discours politique alternatif qui sorte des sentiers maintes fois battus.
Tous les jours, il démontre encore une fois, s'il fallait encore le démontrer, qu'en politique, tous les discours promettant un renouvellement et des lendemains qui chantent, ne sont jamais que des trompe-l'oeil électoraux pour gogos. En 2017, il n'y a plus que les marchands de lessive et quelques macronistes encore en lune de miel pour croire et faire croire à la possibilité de "nouveaux contours", pour penser qu'on puisse "sortir des sentiers battus" autrement que dans le discours idéologique, la pétition de principe.
Car les fondamentaux de la politique ne se réinventent pas, ce sera la leçon du macronisme.
Ou comment changer l'emballage pour faire croire qu'on a changé la recette.
Il est hors-sujet ton commentaire, alors je vais essayer de recentrer un peu.
Déjà je pense qu'il est fini le temps des gogos qui croient encore aux lendemains qui chantent (sauf chez nombre d'électeurs de La France Insoumise, pas tous certainement).
Macron n'a pas inventé l'eau chaude, il a juste gagné une élection (et la suivante) avec l'envie de faire travailler ensemble des gens de droite et de gauche, et nombre d'électeurs de gauche ont ainsi voté pour un programme économique de droite, quand nombre d'électeurs de droite s'arquebouteront peut-être moins sur les "valeurs" et accepteront davantage de progressisme sociétal.
Economiquement, je ne vois pas trop en quoi la droite peut être en désaccord avec les réformes engagées par Macron, alors il ne va pas leur rester grand-chose pour mobiliser leur électorat, et pour la gauche socio-libérale c'est un peu pareil, puisqu'il a visiblement le courage qui leur a manqué quand ils étaient au pouvoir.
Les vieilles lunes socialistes, y aura toujours des gens que ça fera rêver, mais l'Histoire ne repasse pas les plats.
A mon sens, si des discours nouveaux, ou du moins sensiblement différents des anciens, n'émergent pas dans les trois ou quatre années à venir, Macron n'aura pas beaucoup de soucis à se faire, en terme d'opposition ou de poursuite de son travail.