Biosmog a écrit :
quantat a écrit :
Ben ... l'identification puérile à une idéologie irréfutable qui ne laisse plus de place au doute ... mais qui rend possible la coïncidence entre la satisfaction des pulsions les plus violentes avec les impératifs moraux les plus valorisants ... par exemple ?
L'existence de déterminismes sociaux ne signifie pas la surdétermination de l'individu... si ? parce que dans ce cas là tu peux fermer tous les tribunaux : tous victimes !
Idéologie, mmh... pourquoi pas? Le terme de victime est certes caricatural, mais tu trouves le passé tellement exemplaire pour éviter de réfléchir différemment sur ce qu'on est, d'où on vient? L'individu doit tuer des gens qui ne lui ont rien fait, et même donner son sang à l'Etat quand celui-ci l'exige, mais quand il prend une arme pour défendre une cause qui n'est pas débattue en conseil des ministres, il est un monstre, un être absolument pathologique. Un héros national / le diable personnifié: ça ne te dérange pas ce clivage avec d'un côté la vérité du peuple et de l'autre une idéologie irréfutable?
Je ne nie pas qu'il y ait des déterminismes liés à des conneries faites par le passé ... dont il faut effectivement prendre la mesure pour éviter de recommencer (genre les concentration d'immeubles démesurés)
Il y a pour moi deux grands symptômes qui se répondent : la fuite dans des idéologies totalitaristes (dont l'islamisme... entre autres) et le désespoir des nouvelles générations - qui n'ont jamais été aussi malades qu'aujourd'hui (là je parle bien des enfants qui vivent dans des conditions sociales privilégiées)
Mais l'individu conserve - au moment de passer à l'acte- le choix (Sartre a pas dit QUE des conneries )
Mais on a le nez tellement dedans que nous ignorons ce qui conditionne tout ça ... et je crois que toutes les "réponses" qui sont proposées (dont celles qui font des criminels des "victimes" - j'ai bien noté que tu récusais le terme- ) sont mensongères ...
J'ai aucune idée d'une quelconque solution (à part, en ce qui me concerne, participer à des groupes de discussions inter religieuses, qui permettent d'éviter de tomber dans le pur fantasme que tu dénonces à juste titre : ne voir dans l'autre qu'un monstre pathologique)