Je me trompe peut-être, mais à mon avis tout ça va faire pshiiitt! On sera très loin des ennuis de Pénélope qui seront eux-mêmes sanctionnés bien en deçà de la crapulerie organisée que l'on avait pu dénoncer il y a presque deux ans, pendant la campagne. Comme dans l'affaire Fillon ou plus récemment Benala ce n'est pas l'acte en lui-même qui importe (d'ailleurs c'est marrant comme certains prennent une position opposée, dénonçant un opportunisme politique un jour et le lendemain accordant à des faits de même nature médiatique un sens grave et profond...)
Ce qui me déplaît fortement chez Mélenchon, ce n'est pas qu'il soit soupçonné d'avoir truqué des comptes, d'avoir enrichi sa copine (quand on voit la campagne énorme qu'il a eue, on se dit que l'argent a été utilisé). Ce qui me déplaît c'est son attitude à la con. Quand il harangue la foule, quand il dénonce violemment le pouvoir, je trouve qu'il prend la seule position possible, par rapport à une violence s'exerçant insidieusement: il fait voir cette violence. Quand il agresse verbalement les journalistes, je comprends son agacement face à des professionnels de la fourberie. Mais j'approuve moins. Mais alors, quand il se mue en petite frappe vénèr mobilisant ses troupes pour entraver le travail de la justice, là je trouve qu'il atteint un sommet de vanité et d'outrecuidance, lui le petit député responsable d'un mandat accordé par ses électeurs. Car il n'est rien de plus que ça: le représentant d'une sensibilité politique qui a droit au chapitre législatif grâce à la mobilisation d'hommes et de femmes.
Je pense que Mélenchon est mort la semaine passée. Tant mieux, il est arrivé au bout de ce qu'il pouvait faire pour la gauche radicale. Il reste aux Ruffin, Autain, Quatennens, Girard et Bompard de reprendre le flambeau. Espérons que ce relais ré-ouvrera les portes à la gauche du PS ou des communistes.
Vous battez pas, je vous aime tous