CTDP a écrit :
Biosmog a écrit :
A part ça, ce que j'ai constaté en fréquentant les milieux SDF, c'est que quand tu es dans une situation financière désespérée, sans aucune perspective d'avenir, tu "n'économises" pas, même quand tu en aurais éventuellement la possibilité. Mais on est d'accord que l'histoire des pauvres qui n'arrivent pas à gérer leur budget, ce sont des conneries de moralistes de droite.
Le milieu SDF que je fréquent de par mon travail, ils ne peuvent épargner, déjà tout l'argent pour l'alcool et la drogue, ce n'est pas une critique que je fais vers ces personnes, c'est un constat d'échec, le problème est bien plus grave que celui de savoir leur faire épargner des l'argent, là c'est du n'importe quoi.
En France, déjà 60% du problème SDF, c'est la suppression des lits d'hôpitaux en psychiatrie, la rue est devenue chez nous, un hôpital à ciel ouvert, c'est absolument dramatique et affreux. Ces personnes sont le pus souvent livrées à la rue, sans aucune voie d'issue, sans possibilité de se reconstruire, des échecs qui se nourrissant d'échecs et se finissent le plus souvent ... par la mort dans des âges qui sont pourtant le printemps de la vie.
Les solutions... tout le monde s'en fout en fait.
Ce qui est pour les SDF en France, c'est l'illustration de l'égoïsme qui sévit en France, dont les Gilets jaunes en France sont une émanation.
Ensuite, je ne dis pas que tous les GJ ne sont pas dans la misère, certains y sont.
Je ne comprends pas tout ton propos, notamment la fin. Mais c'est une observation que je m'étais faite ayant travaillé quelques années avec principalement des SDF et des gens de la rue dont certains, évidemment sans emploi, avaient des dettes de justice de plusieurs dizaines de milliers de francs suisses: quand pour une raison ou une autre ils recevaient une certaine somme, elle ne partait pas forcément et entièrement dans la drogue, mais ... c'était la fête!!
Plusieurs fois, des gars voulaient m'offrir des trucs, se payaient des fringues. Au début ça me surprenait.
C'était pour dire en gros que quand on est fauché, on peut essayer de diluer tant bien que mal les 200 euros qu'on a réussi à trouver pour manger tel un protestant un tout petit peu mieux les 6 mois qui viennent. Ou on peut se donner un peu de plaisir, une fois, trouver un peu d'envie de vivre, sachant que de toute façon, à moyen terme ce sera de toute façon la merde. Je l'ai aussi à un degré moindre expérimenté moi-même: moins j'ai de fric moins j'ai envie de le gérer. C'était donc pour dire que le moralisme à .. deux balles....
Vous battez pas, je vous aime tous