Macron démission n'est pas la solution, c'est trop facile de lui faire porter l'entière responsabilité de quarante années de laxisme et de mensonges, ses prédécesseurs ont aussi contribué à la baisse progressive du pouvoir d'achat des français!
Ce soir, les images des gilets jaunes, bousculés, gazés, poursuivis, maltraités m'ont peiné. J'ai cherché à comprendre l'exaspération des gilets jaunes, et pourquoi ils en arrivaient là, à des journées et des semaines consacrées à leurs revendications, à leur violence qu'ils ne parviennent plus à maîtriser!
Certaines paroles et promesses de politiques me sont revenues en mémoire. Je me rappelle notamment les paroles d'un brave homme, Raymond Barre, Premier Ministre de Giscard d'Estaing, puis Député du Rhône et Maire de Lyon.
Il nous a mené en bateau pendant quelques années avec des propos genre promesses, du style: "Tout va mal, on est au creux de la vague!" pour justifier des efforts supplémentaires. Puis, lorsque les français s'impatientaient, il les remotivait en disant: "On était au creux de la vague, mais demain on sera au sommet de la vague!"
Puis, fin psychologue et pédagogue, car je crois me rappeler qu'il était professeur d'Economie à Paris, il abandonnait le thème de l'eau pour nous évoquer la route du succès: "On est à l'entrée du tunnel" propos tenus pour justifier une hausse d'impôts. Puis lorsque les français commençaient à trouver le temps long, il les embobinait pour gagner du temps, en leur disant: "Courage, on voit le bout du tunnel!" Et le peuple n'a jamais obtenu les promesses tenues!
Je pense que quarante années à donner l'espoir aux français, de jours meilleurs, sans que ceux-ci ne perçoivent aucune miette de leurs efforts, plus l'arrogance et les erreurs injustes de Macron, ont fini par désespérer et exacerber les plus modestes d'entre nous!
Raymond Barre comme Macron, tous deux spécialistes de l'Economie, se sont moqués des français en leur demandant, constamment, des efforts financiers, pour mieux rémunérer les Sénateurs et les Députés, qui se votent régulièrement, à l'unanimité, et pratiquement chaque année, de confortables augmentations. J'allais oublier aussi les salaires faramineux versés à nos Hauts Fonctionnaires, pour leur ingéniosité à trouver des taxes nouvelles génératrices de rentrées d'argent importantes.