Biosmog a écrit :
Sinon le référendum (en Suisse c'est pour s'opposer à une loi du gouvernement, la création d'une loi passe par "l'initiative populaire"; il y a aussi l'initiative des cantons, qui émane des gouvernements cantonaux) c'est bien pour calmer les gens, qui s'affairent sur les places de marché pour discuter, se politiser et faire signer leur projet. C'est une politique qui est moins basée sur les personnes et plus sur les sujets.
Mais il faudrait aussi ou d'abord développer une culture des gouvernements collégiaux. L'idée étant que le président préside mais ne dirige pas, une assemblée exécutive multipartite. En tout cas en ce qui concerne les sujets non-régaliens. Les décisions sont plus lentes à se prendre, mais elles passent plus vite la rampe législative car déjà issues partiellement du rapport de force au sein du gouvernement. Ce gouvernement est constitué de gens capables de bosser ensemble, c'est à dire dans une positionbun oeu ambiguë avec leur parti (ce ne sont jamais les chefs de parti qui finissent au gouvernement).
En tout cas pour la Suisse, ce sont ces deux éléments qui font fonctionner le système. Le référendum populaire sans la collégialité gouvernementale ou la collégialité sans le référendum fonctionnerait moins bien à mon avis.
Intéressant, merci. Le Français est il prêt à cela (en terme de mobilisation s’entend) ? Ça mérite qu’on tente le coup cela dit.