Lao a écrit :
shadow_gallery a écrit :
je ne limiterais pas cette remarque à la gauche. On a autrefois attaqué les communistes, façon tous des clones de Staline avec le couteau entre les dents. Quand on les voit aujourd'hui, on se rend compte que dans le brouillard on a confondu pitbull et chiwawa. Idem pour les poujadistes, acceptables à l'époque et mis au banc aujourd'hui.
Mais force est de constater qu'à l'évocation du mot Sarko, on bave, on montre les crocs. C'est devenu carrément épidermique.
Si les choses se terminent comme elles ont l'air de se dessiner, si Sarko venait à devenir président, et si les anti-Sarko sont aussi virulents qu'ils le laissent entendre, ça va être la guerre civile.
+1
La caricature et le mépris sont souvent des arguments de base en politique.
Il y a aussi un comportement des gens de droite qui est de sous-entendre que la gestion économique de la gauche est forcément mauvaise (du genre ils y comprennent rien et mettent le pays en faillite).
J'ai déjà vécu plusieurs période avec la gauche au pouvoir et franchement ça ne saute pas aux yeux (d'un non spécialiste bien sûr). En particulier quand Mitterand est arrivé au pouvoir on avait une inflation de plus de 10% par an. Sous les derneirs gouvernements de gauche le chomage a régressé.....
Du coté moralité, vous remarquerez que cette campagne est relativement polie. Quand on sait les soupçons qui trainent sur la droite parisienne c'est quand même assez curieux quand-même.
Pour ton avis, sur Sarko j'ajouterai qu'il y met du sien et c'est aussi une part du problème. Je pense que c'est la première fois que je vois un candidat aussi provocateur.
Malheureusement la propreté politique à gauche ou à droite laisse à désirer. Quand tu vois les affaires que Mittérand traîne encore et non résolues, entre le "suicide" de l'Elysée, les exécutions commanditées, le sang contaminé, le rainbow warrior, les écoutes et ça juste pendant ses mandats.
Comment expliquer que Deferre ait été si longtemps maire de Marseille? Idem pour Chaban-Delmas. Sans parler des casseroles de DSK, Fabius, Lang (dit "Robin de Blois"
), qui n'ont rien à envier à la clique Devedjan, Pasqua, Chirac et consorts...
Difficile de faire abstraction de tout ça, et c'est pour moi une raison de plus pour ne pas me déplacer Dimanche.
Pour ce qui est du discours de Sarko, effectivement tu as raison. En étant trop raccoleur et en flattant les bas-ventres d'une partie de l'électorat, ça a tendance à énerver ses détracteurs. D'autant qu'il utilise des images grossières pour être sûr de ratisser au plus bas. Mais il joue la compétition à fond. Ceux qui s'insurgent n'étaient déjà pas de son côté au départ, et il gagne des voix indécises ou acquises à des causes extrêmes.
Ségo en revanche, joue au grand écart avec les voix de la gauche de la gauche et celles du centre. C'est d'autant plus dur que l'électorat communiste a fondu comme neige au soleil depuis que Mitterand s'était allié à eux pour faire une majorité, et ne suffit plus aujourd'hui à constituer la dite majorité. Alors que s'allier avec le centre laisse supposer un écart important entre les idéologies portées par la gauche traditionnelle et ses nouveaux électeurs. Si elle réussit ça, ce sera un tour de force, mais pas forcément évident à gérer par la suite.
Quand j'entends le mot culture, je sors mon revolver.