Le Douze a écrit :
Citation:
A ma connaissance les meilleures planques sont dans le privé. Dans le public on peut glander c'est vrai, mais on est moins bien payé que les glandeurs du privé.
c'est vrai a un certain niveau de l'échelle, mais quand tu es en bas (et il y'a plus d'ouvriers que de patron) ce n'est pas le cas, tu peut jarter comme pour rire... bon bien sûr quand tu es en haut tu pars avec un sacré parachute!
en fait je parle de ça parce que le nord, région traditionnelement a gauche a vu son electorat passer a droite depuis quelques années, et le vote ouvrier n'y est pas étranger, c'est interessant d'essayer de comprendre pourquoi...
Issu moi même d'un terroir ouvrier, je crois que l'électorat prolétaire (au sens marxiste du terme) a déserté la gauche après les années Mitterand, et que le passage Jospin et DSK les a conforté dans cette idée que la gauche ne pouvait plus rien pour eux. A tort ou à raison je ne sais pas, l'avenir nous le dira. Quoiqu'il en soit les gens de droite qu'on a vu dernièrement (en tête de gondole Chirac et Sarko) ont une image plus populaire, accessible que les Jospin, Royal, Hollande, Montebourde (rien que son accent transpire le caviar). Sans parler de DSK qui se point à la fête de l'Huma en Mercedes, cigare au poing (je ne parle que de l'image, là. Ca compte beaucoup pour une grande partie de la population). Ca plus les communistes depuis Mitterand rangés aux côtés du PS. Ce sont des images fortes, et il n'en faut parfois pas beaucoup plus pour faire changer quelqu'un de bord. Je ne sais plus qui disait: "un électeur du FN, c'est un ouvrier qui a des parents communistes et qui s'est fait voler 2 fois son scooter". Ca peut paraître con, mais c'est pas loin de la vérité à mon avis.
Le problème étant aujourd'hui de gauchiser le discours de Ségo pour récupérer l'électorat ouvrier et de le centrer pour séduire les électeurs de Bayrou. Grand écart plutôt casse-gueule, c'est vrai. Le tout en descendant d'un niveau de langage pour se mettre à la portée de tous. Si elle réussit ce tour de force, je lui tire mon chapeau.
Quand j'entends le mot culture, je sors mon revolver.