DarkVadehors a écrit :
Oh la la on a un gros problème !
Pas de soucis : on a les partenaires sociaux !
Bah oui, dans tous les pays développés, ce sont les partenaires sociaux (à savoir, les représentants du patronat et des salariés, tels que réunis entre autres au sein de l'Unedic) qui négocient et décident de façon multilatérale, avec au besoin des négociations et adaptations par branche, des évolutions du travail sous toutes ses formes.
La France a celà de particulier qu'elle a adopté depuis des siècles une approche colbertiste d'ultra-centralisation, passant à la quasi-exclusion de toute autre chose l'intervention de l'Etat par la législation. C'est aussi une grande tradition gaullienne.
Il y a plein d'explications à celà, si on va sur le fond, qui tiennent entre autres à la sous-représentativité des syndicats, mais les faits sont bel et bien là.
Et désolé, mais en l'espèce, Sarko, qui parle de légiférer à tour de bras, et unilatéralement, est clairement représentant de cet héritage. Alors que Royal, à l'inverse, se pose clairement dans la logique social-démocrate de négociations systématiques.
Celà dit, les réactions relevées içi sur le sujet montre un vrai problème d'inculture économique, qui du coup rend assez peu crédible les argumentations des uns et des autres. Parce que OUI, savoir ce que c'est que les partenaires sociaux, c'est un peu (mais juste un peu, hein) le B.A. BA du droit du travail et de la pensée économique en termes de régulation du travail