Ced777 a écrit :
On peut toujours regretter que la France ne soit pas plus syndicalisée (en même temps, c'est aussi une preuve que les français aiment rester libres dans leurs choix de tous les jours, comme dans leurs idées politiques), par ce que cela donnerait une légitimité plus marquée des syndicats, et peut être moins contestable (encore qu'il y aurait toujours du monde pour la contester). Mais ce n'est en rien un blocage ou une raison pour ne pas écouter les partenaires sociaux, qui représentent malgré tout les salariés, ceux qui ont une carte comme ceux qui n'en ont pas. Fort heureusement.
Hum, je ne suis pas tout à fait d'accord avec ça: à mon sens, la faiblesse chronique du syndicalisme en France vient plus je pense du fait , d'une part, qu'il a eu du mal à se réformer et à muter d'un syndicalisme de lutte à un syndicalisme de négociation (dans une optique à l'allemande et à la nordique de cogestion relative), tout comme de l'autre côté le MEDEF est longtemps resté (même si ça s'arrange déjà un peu avec Laurence Parisot) sur des positions ultra-archaïques.
Dans ce sens, j'aimerai bien voir les positions d'un côté de la CFDT (et de la CFTC, dont j'aime dans l'ensemble bien les positions),et de l'autre de la CG-PME prendre du poids dans l'offre politique et syndicale. Et du coup, j'ai tendance à penser que c'est la radicalisation des syndicats type CGT qui a entraîné leur désaffection (de façon intéressante, suivie de peu par la chute vertigineuse du PCF).
Celà dit, on pourrait tout à fait imaginer de rendre obligatoire, ou du moins de créer une forte incitation à la syndicalisation des employés (comme c'est le cas par exemple dans des pays nordiques), rendant du poids aux syndicats, ce qui permettrait d'aller dans le sens d'un nouveau mode de gouvernance des entreprises.
Bon celà dit, appréciant les débats techniques, j'avoue que j'aurai adoré un débat DSK-Fillon. Les 3/4 des gens n'auraient rien compris du tout, mais au moins ça aurait été fun
Même si effectivement, c'est plus un débat de premiers ministrables. C'est là que je me dis que l'idée d'un ticket président+premier ministre serait sympa, avec l'un qui définit les grands axes, et l'autre qui est le technicien des mesures...