Nikk Dee a écrit :
Celà dit, on pourrait tout à fait imaginer de rendre obligatoire, ou du moins de créer une forte incitation à la syndicalisation des employés (comme c'est le cas par exemple dans des pays nordiques), rendant du poids aux syndicats, ce qui permettrait d'aller dans le sens d'un nouveau mode de gouvernance des entreprises.
Je ne pense pas que ce soit le fait d'avoir une carte qui change la donne. Ce qu'il faut c'est une confiance tripartite: entre les salariés, les syndicats et le patronat (au sens large, les directions d'entreprise). A ce moment là, il y aura une véritable plus value à la syndicalisation des salariés. Sinon ce n'est qu'un bout de papier. Je pense que la syndicalisation comme la politisation, c'est avant tout dans les esprits que cela se passe. Je ne parle même pas du problème de ce qu'on appelle les syndicats "représentatifs" qui datent de l'après guerre. A réformer d'urgence.
Il faut qu'une confiance se crée entre salariés et syndicats: que la salarié ait le sentiment que le syndicat le représente réellement, et que le syndicat ait le sentiment que sa fonction réelle est de représenter le salarié (et pas de défendre ses propres acquis).
Il faut une confiance entre salariés et direction/patronat: afin que systématiquement en cas de problème, on ne soit pas "forcé" de passer par l'action syndicale, qui fonctionne souvent par le rapport de force (parce que la dialogue social est quasi absent chez nous, et la faute est partagée autant par le haut que par le bas)
Enfin il faut une confiance entre syndicats et patronat (le fameux dialogue social) afin qu'on dénoue les situations avant l'affrontement.
Tant qu'on aura pas cela, on peut avoir 80% de syndiqués, ça ne changera rien à l'affaire je pense. Quand les syndicats veulent rappeler leur importance, il sortent les chiffres des dernières élections professionnelles, pas ceux du nombre de syndiqués (comme les partis politiques d'ailleurs).
Nikk Dee a écrit :
Bon celà dit, appréciant les débats techniques, j'avoue que j'aurai adoré un débat DSK-Fillon. Les 3/4 des gens n'auraient rien compris du tout, mais au moins ça aurait été fun
Même si effectivement, c'est plus un débat de premiers ministrables. C'est là que je me dis que l'idée d'un ticket président+premier ministre serait sympa, avec l'un qui définit les grands axes, et l'autre qui est le technicien des mesures...
C'est assez cohérent (je trouve) avec la Vème République, probablement encore plus qu'aux USA pour ce que je peux voir (j'ai l'impression que le vice président à moins de possibilité d'actions, mais c'est une vision lointaine, je peux me tromper).
J'aurais aussi aimé voir ce débat DSK-Fillon, qui a cruellement manqué à la campagne.