L'autre problème majeur de la peine de mort, à mon sens, avec celui du risque d'erreur judiciaire, est qu'on met le doigt dans un engrenage dangereux, parce que la définition d'un crime "méritant" la peine de mort a vite fait de glisser, de cas proche en cas proche, surtout sous la pression de l'opinion publique...
Samshiel a écrit :
_Mahavishnu_ a écrit :
c'est marrant de voir à quel point les mots "partenaires sociaux" dégoutent certaines personnes. Comme si les syndicats étaient le mal incarné, les rouges, que dis-je, les chars russes dans Paris!
D'autant plus que, faire appel aux partenaires sociaux, ça veut biens souvent dire: faire appel aux pros, pour régler des affaire techniques. Et que ça, c'est le vrai pragmatisme.
Je suis désolé, le français moyen n'est pas le mieux placé pour dire comment un jeune récidiviste doit être rééduqué, il en sait rien. De la même manière qu'on ne fait pas un référendum pour savoir comment doivent être construites les fusées, si les français ne jugent pas plus judicieux d'utiliser le moteur A plutôt que le B etc...
D'ailleurs, un truc qui marche plutôt pas mal dans ce pays (il y en a, donc il faut le dire), mis à part les délais de traitement dûs à l'engorgement, ce sont les assises prudhommales. Dont le principe, paritaire, est on ne peut plus juste et équilibré.
De la même façon que, dans nos institutions, et en particulier à l'Assemblée, ce qui fonctionne le mieux et a toujours donné les résultats les plus efficaces, ce sont les commissions paritaires.
Autre exemple, le début de réforme des retraites par Fillon est passé relativement facilement parce qu'il a été le produit de négociations tripartites, avec consensus sur un diagnostic commun, et partant de là, une négociation pour parvenir à un compromis acceptable par toutes les parties.
Comme quoi, quand on se met autour d'une table et qu'on discute/négocie calmement au lieu de fonctionner à l'autoritarisme en légiférant à tout va, on avance.