Si çà peut aider les indécis, encore un projet d'étendre le fichage informatique , cette fois-ci aux personnes hospitalisés sous contrainte, à savoir que çà peut arriver absolument à n'importe qui (pétage de plomb, etat dépressif grave, ivresse sur la voie publique....)
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La psychiatrie échappe au projet de loi Sarkozy
Le candidat veut éviter toute contestation en pleine campagne électorale.
Par Eric FAVEREAU
QUOTIDIEN : jeudi 15 février 2007
Le candidat Nicolas l'a imposé au ministre Sarkozy. En décidant, mardi, de retirer le volet psychiatrie de son projet de loi sur la prévention de la délinquance, le candidat UMP a voulu nettoyer le terrain. Et surtout éviter que des mouvements de contestation ne viennent perturber sa campagne. «Je crois que c'est sage. Nous faisons une ouverture sur les professionnels de la santé», a expliqué le «toujours-ministre-de-l'Intérieur» aux parlementaires. «Nous souhaitons être attentifs aux craintes des professionnels et des familles . » «C'est une grande victoire pour la psychiatrie française», s'est félicité Norbert Skurnik, président du Syndicat des psychiatres de secteur. «La lutte syndicale paye, et les politiques ont su prendre leurs responsabilités.»
Dans cette affaire, en tout cas, le ministre de l'Intérieur a eu tout faux du début jusqu'à la fin , le ministre de la Santé Xavier Bertrand, aujourd'hui son porte-parole, n'ayant seulement pas réussi à le convaincre plus tôt. Car, en privé, Xavier Bertrand était fortement opposé à cette partie du texte. D'abord parce qu'il mélangeait dans un même projet de loi la notion de délinquance et celle de maladie mentale. Et surtout parce que le ministre de la Santé avait senti la montée de la colère des professionnels du secteur. Mais les conseillers de Sarkozy y tenaient, voulant absolument modifier les règles de l'hospitalisation sous contrainte, et donner au passage plus de pouvoir au maire dans ce domaine. L'Intérieur tenant également à la
création d'un fichier centralisé des hospitalisés sous contrainte. Lors de la première lecture, devant la montée de la mobilisation, Nicolas Sarkozy avait
décidé de sortir le volet santé mentale de son projet et de le faire adopter par voie d'ordonnance. Mal lui en a pris, le Conseil constitutionnel a opposé son veto fin janvier. Et mardi, donc, Sarkozy à l'image de Villepin dans le dossier du CPE a tout retiré...
On peut penser que ce n'est que partie remise et s'il est élu, on peut s'attendre à ce qu'il remette ce projet sur le tapis.