gatestoavalon a écrit :
C'est un marronnier le "les jeunes ne savent plus écrire, tout se perd". La langue est vivante, évolue, ce n'est pas un ensemble de règles figé. Ce n'est pas parce qu'on voit beaucoup de gens écrire mal (de manière "pratique" et communicationnel, sur les réseaux) que c'est forcément un constat d'une ruine linguistique...
Faux !
C'est un constat à travers tout l'Occident depuis la moitié des années 90 et qui accompagne quasi parallèlement la chute du QI.
Toutes les études, que ce soient aux US ou en Europe vont dans ce sens. Par exemple en France la DEPP fait passer exactement la même dictée à des élèves de CM2 à plusieurs années d'intervalle et le constat est catastrophique : on est passé de 10 à 19 fautes, et surtout on a désormais majoritairement des fautes de grammaire.
Pour le reste de l'Occident on a les classements PISA de l'OCDE qui montrent une baisse globale des compétences en lecture en Occident sur les vingt dernières années.
Les élèves ont de plus en plus de mal à accomplir des tâches complexes, comme distinguer un fait d'une opinion ou synthétiser les informations d'un texte long, et d'ailleurs dans la pratique il suffit de travailler avec des jeunes pour se rendre compte que pour la plupart ils sont incapables de se concentrer et de réfléchir plus de 10 mn.
Aussi il est complètement faux de dire que c'est un marronnier. La génération de mes grands-parents, donc née dans les années 20 avaient des parents qui parfois ne parlaient même pas français (ou très mal) et surtout qui avait rarement dépassé le certificat d'étude; donc ils n'entendaient pas leurs parents ou grands-parents leur dire que le niveau régressait, bien au contraire.
On était en plein progrès (dans quasi tous les domaines) et le discours réactionnaire se concentrait plus sur les moeurs, la religion et les traditions.
Récemment Martin Weill (pas vraiment un réac le bonhomme) a consacré un docu entier sur le recul du QI et de la maîtrise de la langue en Occident. C'est flippant de vérité.
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