gatestoavalon a écrit :
....Mais ce n'est pas aussi simple, ce n'est même pas une simple question de QI.
Bien sur ce n'est pas une raison pour contester les formes d'abrutissement actuels (écrans, IA notamment) qui usent et font régresser plus vite nos facultés cognitives.
Il y a autant d'indicateurs qui te montrent une progression de l'intelligence globale malgré tout, que l'inverse, des éléments qui suggèrent l'exact opposé. ... Quand nous étions jeunes, nous n'avions pas d'ordinateurs, pas d'IA, pas de numérique, nous étions "analogiques".
Nous étions obligés de mémoriser, de calculer mentalement car nous ne pouvions faire autrement.
Maintenant nous avons accès à plus de données que nous n'aurions alors imaginé, nous avons l'expertise de 1000 hommes à portée de clic.
Les sciences et techniques se sont également complexifié, il est devenu impossible pour une personne de tout appréhender avec la même expertise, avant il pouvait y avoir des encyclopédistes, des génies multi-domaines, maintenant c'est un peu plus compliqué.
...
Certes, c'est difficile de parler de déficit d'intelligence, il faudrait déjà définir ce que l'on entend par là (l'intelligence).
Par contre, ce qui me parait une évidence, c'est que l'on baigne perpétuellement dans un flot d'informations (portable ou pas, réseaux ou pas) et que l'on peut développer des troubles de l'attention.
Dans le doc de Martin Weill, l'un des premiers interviewés déclare qu'il n'a plus le temps de s'ennuyer.
Pourtant l'ennui peut être formateur, pour réfléchir, se faire des petits "bilans"...
Moi le premier, il me semble que j'ai énormément perdu de capacités d'attention, avant même de parler de déficit de réflexion.... (on ne rigole pas svp
)
A vouloir faire toujours 3 trucs a la fois, on ne fait qu'imparfaitement, survolé, bâclé, sans jamais chercher a approfondir, pas le temps pour ça....
Je remarque que souvent, quand je fais des phrases trop longues ou contenant plus de deux propositions a la fois, je perds mon interlocuteur, a force, je fais un effort pour synthétiser au maximum mon propos.
D'autant que dans les tics de langage, je n'utilise pas wesh mais j'avais tendance a faire des contractions de pensée en abrégeant par "voilà" ou terminer une phrase par "tu vois quoi"... comme si la simple connivence avec mon interlocuteur m'exemptait de développer jusqu'au bout une argumentation ou une simple phrase.
A force de contracter l'information, de faire des raccourcis de pensée, des acronymes etc etc... (joli raccourci descriptif au passage le "etc"...
), on fini par avoir la capacité de concentration d'un poisson rouge en surchauffe.
J'entendais que les conseillers de Trump étaient obligés de lui parler par courte phrase, au delà d'une minute, il n'écoute plus de toutes façons...
Être plutôt que paraître, brouter plutôt que paître...