Marrant "Ne le dis à personne" je l'ai lu et je n'avais pas fait le rapprochement avec Cannet.
Bon j'ai loué hier soir "Comme les 5 doigts de la main", une histoire familiale dans le milieu riche Juif de Paris, avec 5 frères, dont un est un voyou (mais pas si méchant que ça au final, parce qu'il fait ça pour la famille) qui refait surface, blessé et traqué.
Bon bon bon bon par où commencer.
Je vais perdre 5 min de ma précieuse vie pour décrire ce "film", parce qu'il le mérite.
C'est long, lourd, et d'un cliché à faire frémir un Québécois en manque de sirop d'érable (tant qu'à faire dans le cliché...).
Alors pour les clichés : tout se déroule dans le milieu juif ultra riche de Paris rappelons le.
Il y a la maman, veuve, ultra présente, au centre de tout, dominatrice, les fils qui ne jurent que par elle, les belle-filles qui vivent en parfait symbiose avec la belledoche. Bref un contexte familial ultra lourd exacerbé par les rapport mère-fils-religion insupportable.
Les 5 frères tiens : 1 riche restaurateur huppé ex-militaire sniper et chef de famille puisque plus âgé des 5 (Bruel dans toute sa splendeur vous l'aurez deviné), un pharmacien plombé de dettes (pascal Elbé certi de magnifques lunettes rectangulaires du plus bel effet), un gentil joueur de casino (mais qui va se ranger après cette horrrrrrrible histoire familiale), un prof (pauvre bien entendu, la gentille maman lui refile des biftons en douce) et bien entendu le vilain petit canard, fils prodige mal compris et aimé de la famille (surtout de Bruel > il lui a dragué sa femme plus petit), incarné par un Vincent Elbaz "à fleur de peau".
Joli tableau hein. Sauf que ça sent le fake à 200 kms. Bruel sonne faux dans son rôle de grand frère chef de famille (oui chez les juifs on ferme toujours son clapet devant le grand frère même et surtout en cas de crise, c'est comme ça).
Alors le vilain qui court après Elbaz, n'est autre qu'un méchant ..... manouche de Marseille (bah oui Marseille c'est cool pour les bad guys). Parce que les manouches sont très méchants. Et toujours habillés avec des chemises dégueu bariolées et des costmes à deux eur du discount du coin. Rouflaquettes, boucles d'oreille et couteaux of course.
Le "parrain" de ce milieu juif (amoureux de la mère veuve, et qui cache bien entendu un terrible secret lui aussi) est incarné par Michel Aumont aussi convainquant que le lapin Nesquick travesti en Freddy Krueger.
Bouh qu'il est vilain
Sinon il y a aussi la commisaire de police ultra bonnasse en tailleur talons qui leur met la pression, et qui engueule son équipe comme un roquet aboie derrière un pot d'échappement, et qui va résoudre tout cette sinistre affaire d'un coup de baguette magique "allez foutez le camp (oui elle parle de manière virile sur ses talons), je me démerde".
Ah oui j'ai beaucoup aimé le passage où les 4 frères partent s'armer pour aller sauver le 5ème. Évidement les fournisseurs d'armes de guerre ne sont rien d 'autre que des terroristes musulmans, tout droit sorti d'un mosquée.
"dites, il nous faut aussi des gilets pare-balle, yalla !"
"pas de problème, il y en a un peu plus je vous le met quand même ?"
Bon je vais arrêter ici, vous l'aurez compris, ce film est une grosse merde bien puante comme il le faut.
Heureusement il y a la superbe
mais malheureusement il y a aussi ça