Ad Rock a écrit :
Moi je crois que c'est la maîtrise du langage cinématographique au service d'une histoire forte qui a fait de ces films des chefs d'oeuvre.
Après, comme toi il me paraît difficile d'imaginer "Barry Lyndon" avec une photographie bas de gamme. Mais si on compare avec "The Duellists" de Ridley Scott qui bénéficie d'une photographie qui a souvent été comparée à "Barry Lyndon", ce qui fait la force du film de Kubrick (aussi excellent soit "The Duellists") ça reste pour moi le destin de cet homme , son ascension et sa chutte irréversible.
Alors que Ridley Scott s'intéresse à deux hommes bouffis d'orgueil du début à la fin de l'histoire, Kubrick montre comment l'orgueil d'un homme s'accomode d'un parcours de vie chaotique, fait de réussites et d'échecs. C'est cet angle d'attaque qui rend "Barry Lyndon" plus fort selon moi...
Bonne comparaison entre deux films que j'adore. A la réflexion, je crois que tout simplement Kubrick nous fait ressentir de l'empathie pour son personnage, tout aussi pourri qu'il soit (ceci dit, il utilise un vieux truc: si vous voulez faire éprouver de l'empathie pour un salaud, opposez-le à plus salaud que lui - et là, le personnage du beau-fils est une merveille de veulerie, couardise et ignominie), là où Ridley Scott ne cherche pas à "défendre" ses personnages - c'est sans doute plus "honnête" mais à terme moins payant.