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Bad Monkey
Pareil!!! Vraiment fantastique!!!
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“I may not be the greatest guitar player in the world,
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stege106
Bonjour,

- en attendant Jay et Silent Bod le "reboot" et Clerks 3...

je vais me faire une petite rétrospective de Bob/Kevin Smith... dans l'ordre de clerks 1 à 2 (à l’exception de Méprise multiple que j'ai pas trouvé)... ça me fera du bien de les voir dans l'ordre.
phatatrax
stege106 a écrit :
Bonjour,

- en attendant Jay et Silent Bod le "reboot" et Clerks 3...

je vais me faire une petite rétrospective de Bob/Kevin Smith... dans l'ordre de clerks 1 à 2 (à l’exception de Méprise multiple que j'ai pas trouvé)... ça me fera du bien de les voir dans l'ordre.


Je te conseille les " an evening with kevin smith" si tu n'as pas vu

jules_albert
michel audiard, collabo impénitent : http://www.lemonde.fr/idees/ar(...).html


Le 17 mars 1947, Michel Audiard, bientôt 27 ans, futur cinéaste de Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages (1968 ), est convoqué au commissariat du parc Montsouris. L’ordre émane de la Cour de justice de la Seine, « section de l’indignité nationale ». Dans les archives du groupe Collaboration a, en effet, été retrouvée une fiche d’adhésion, datée de 1942, portant son nom et son adresse.

Face aux policiers, le cave se rebiffe. Il dément avoir cousiné avec Abel Bonnard, Pierre Drieu la Rochelle ou Pierre Benoit au sein de ce cercle soutenu par les autorités allemandes. Non, il n’a rien signé. Il a été inscrit « à [s]on insu », se défend-il. En l’absence de preuves, le jeune homme ne sera pas inquiété.

Les inspecteurs qui ont reçu Michel Audiard l’avaient déjà interrogé le 5 octobre 1944. Ce jour-là, ils venaient arrêter, à son domicile de Bois-Colombes, Robert Courtine, collaborateur notoire, ex-rédacteur en chef de L’Appel, qui fut par la suite chroniqueur gastronomique au « Monde », sous le pseudonyme de La Reynière. La ligne éditoriale de cette revue, fondée par un membre du Parti populaire français (PPF), était dénuée d’ambiguïté. Elle privilégiait « la lutte antijuive ». « Pour que ça change, il faut d’abord : 1- Que les Juifs soient expulsés d’Europe ou envoyés dans des camps de travail. 2- Que les Francs-Maçons, jusqu’ici dans l’ombre, soient mis en pleine lumière et marqués d’un signe infamant. »

A l’automne 1944, Courtine est en fuite. Parti précipitamment à Sigmaringen, il sera capturé en 1946 et condamné à dix ans de travaux forcés. Michel Audiard ouvre donc la porte aux enquêteurs. Que leur dit-il ? Il habite là, à l’occasion. Oui, il connaît bien Robert Courtine, qui lui a permis d’écrire dans L’Appel. Grâce à lui, il a fait ses débuts dans la presse. Il a signé quelques contes et nouvelles. Pas de quoi fouetter un chat. En tout cas, pas de quoi tomber sous le coup de la loi. Après une nuit en garde à vue, Audiard est relâché.

Infâme réplique

Hormis une mention dans un ouvrage de l'historien Pascal Ory, ses activités sous l'Occupation n'avaient nullement été évoquées par les biographes du dialoguiste des Tontons flingueurs (1963), encore moins documentées. L'intéressé lui-même a paru oublieux à ce sujet. Il affirmait qu'il n'était à l'époque qu'un "gosse" affamé - quand il avait 23 ans en 1943 - voleur de vélos et livreur de journaux à Paris.

De Michel Audiard, l'humoriste gouailleur, l'inventeur profus de "mots d'auteur" pour le cinéma français durant trois décennies, les cinéphiles savaient l'admiration qu'il a toujours portée à Louis-Ferdinand Céline, dont il pouvait pratiquement réciter par coeur Voyage au bout de la nuit. Après-guerre, Audiard défendra l'oeuvre et l'homme qui, lui aussi, collabora à L'Appel.

Il y eut bien quelques indices, çà et là. Par exemple, lorsque Audiard campa, dans Carambolages (1963), un inspecteur collabo, nostalgique des méthodes de la Gestapo, ou quand il se permit dans L'Entourloupe (1980), cette infâme réplique à propos du nez d'un juif : "Vise un peu : quel trottoir à mouches !"

A la faveur d'un numéro spécial consacré à la Série noire, dont Audiard a adapté de nombreux titres au cinéma, Franck Lhomeau, rédacteur en chef de la revue des littératures policières Temps noir, a poussé plus loin la curiosité. Il s'est plongé dans les archives de la police et de la justice. Il n'a trouvé aucune trace du supposé engagement de Michel Audiard dans un régiment de cuirassiers en août 1944. Pas d'explication non plus au fait qu'il ait échappé au service du travail obligatoire.

Franck Lhomeau a aussi épluché les articles de Michel Audiard dans la presse collaborationniste. Premier constat : les récits de celui-ci, truffés de caricatures haineuses, exsudent un féroce antisémitisme. En témoigne la nouvelle Le Rescapé du Santa Maria, parue dans L'Appel en 1943. Les juifs ont une "étrangeté désagréable", une "veulerie suante" et une "odeur de chacal, écrit-il. Jacob Brahm ! Ephraïm ! La conjuration des synagogues ! Le petit youpin savait pertinemment ce qu'il faisait en proposant son harem à l'assouvissement de votre concupiscence... En vérité, Messieurs, l'heure prochaine de votre pendaison marquera la manifestation de l'immanente justice !"

Quelques mois plus tard, Michel Audiard publie dans L'Union française, journal nauséabond, une critique élogieuse d'Autopsie des spectacles. L'auteur, le dialoguiste Jean-Pierre Liausu, y dénonce les "machinations de la juiverie omniprésente" dans le milieu culturel. Michel Audiard enchérit : "Le monde qu'il est convenu d'appeler "artistique" et qui demeure dans sa majorité le plus coquet ramassis de faisans, juifs (pardonnez le pléonasme), métèques, margoulins petits et grands, aventuriers ratés, salopards réussis (...)." Quant à Joseph Kessel, Audiard le qualifie de "petit youpin".

Passé à la critique cinématographique en 1948, il étrille les films sur la Résistance ("Avec quelques accents de clairon, une forte dose de mitraillettes, agrémentées d'une légère teinte de croix de Lorraine, à tous les coups ça marche") et porte aux nues Les Dieux du stade, de Leni Riefenstahl, proche des nazis, un "authentique chef-d'oeuvre", assure-t-il. Rendons à César ce qui lui appartient : les cons, ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît.

Macha Séry
Le Monde, 27 octobre 2017


https://criminocorpus.hypothes(...)35329
Sans valeur marchande : https://debord-encore.blogspot(...).html

La peste citoyenne. La classe moyenne et ses angoisses : http://parolesdesjours.free.fr(...)e.pdf
Invité
TL, DR comme d'hab..
Denis13
  • Vintage Méga utilisateur
jjloco a écrit :
TL, DR comme d'hab..

+1
Adam Bopel
Le message au sujet d'Audiard est certes intéressant, mais a t-il sa place sur ce fil ?

Sinon, quelqu'un a vu le dernier film de Dupontel ?



Difficile d'échapper à la promo autour de ce film, donc de ne pas être influencé
Néanmoins, j'ai beaucoup aimé ce film, je trouve que Dupontel a une vision et l'on est (trans)porté par ce film ... Dans la foulée, je me suis fait offrir le bouquin
bullfrog
super bouquin, on sent le métier du faiseur de polars. et ce n'est pas péjoratif.
Thank heavens the Ampeg doesn't sound like a Deluxe Reverb!
BluesBarbu
Vu cette semaine :

- Thor Ragnarok, bof. Quelques traits d'humour qui font sourire, des images corrects. Sans plus.
- Blade Runner 2049. J'ai beaucoup aimé mais le style contemplatif et les 2h45 peuvent en rebuter plus d'un.
shaolintao
BluesBarbu a écrit :

- Blade Runner 2049. J'ai beaucoup aimé mais le style contemplatif et les 2h45 peuvent en rebuter plus d'un.

Ca doit être le poids de ta montre qui t'a fait paraitre le temps long....
"Luke, quand je ne serai plus, le dernier des jedi tu seras."
"If it’s too loud, you’re too old !"Bill bokey

Fabrication de mon 4x12 marshall 1982B :
https://www.guitariste.com/for(...).html
Fabrication de mon JMP2204 :
https://www.guitariste.com/for(...).html
Blow Up
J'ai été déçu par le Dupontel, c'est pas un mauvais film, mais il y a trop d'effets de manche. C'est très beau (les costumes, la photo, les décors, les images de la guerre du début) mais il y a trop d'artifices (mouvements de caméra, travelling, débauche de courte focale, musique omniprésente, post prod calibrée sans personnalité etc... ) ça dévient indigeste, et ça prend le pas sur l'émotion, la relation entre les deux personnages et la critique sociale.
Autant ça peut m'embarquer chez Terry Gilliam, ou parfois chez Jeunet, ces réalisations qui foisonnent d'idées et d'effets, mais là ça a plutôt été le contraire, ça m'a fait lâcher.
BluesBarbu
shaolintao a écrit :
BluesBarbu a écrit :

- Blade Runner 2049. J'ai beaucoup aimé mais le style contemplatif et les 2h45 peuvent en rebuter plus d'un.

Ca doit être le poids de ta montre qui t'a fait paraitre le temps long....


M'en fout, j'avais l'Apple watch ce jour là ... et puis à moi il ne m'a pas semblé long
shaolintao
BluesBarbu a écrit :
shaolintao a écrit :
BluesBarbu a écrit :

- Blade Runner 2049. J'ai beaucoup aimé mais le style contemplatif et les 2h45 peuvent en rebuter plus d'un.

Ca doit être le poids de ta montre qui t'a fait paraitre le temps long....


M'en fout, j'avais l'Apple watch ce jour là ... et puis à moi il ne m'a pas semblé long

"Luke, quand je ne serai plus, le dernier des jedi tu seras."
"If it’s too loud, you’re too old !"Bill bokey

Fabrication de mon 4x12 marshall 1982B :
https://www.guitariste.com/for(...).html
Fabrication de mon JMP2204 :
https://www.guitariste.com/for(...).html
Polysonic
J'ai vu "Seul dans Berlin", beau film très sobre basée sur une histoire vraie durant la 2nd guerre mondiale, un bel acte de résistance anonyme.
Adam Bopel
Blow Up a écrit :
... C'est très beau (les costumes, la photo, les décors, les images de la guerre du début) mais il y a trop d'artifices (mouvements de caméra, travelling, débauche de courte focale, musique omniprésente, post prod calibrée sans personnalité etc... ) ça dévient indigeste, et ça prend le pas sur l'émotion, la relation entre les deux personnages et la critique sociale ...


C'est vrai qu'on en prend plein la figure et que Dupontel cède sans doute à des effets de mise en scène, mais je trouve que le roman (que je dévore) lui a fourni une matière à la mesure de son talent : on sent qu'il a pu "se lâcher" !!!
Et puis, ses personnages ... Tous grandioses et/ou pathétiques !!!
Et ses trouvailles (le jeu des masques), et ce mélange d'humour, de cruauté et de lyrisme ... Je trouve qu'un vrai souffle parcourt son film de bout en bout.

En ce moment sur backstage...