ZePot a écrit :
Non je ne comprends pas trop.
La gauche s'est battue pour dégager des congés payés, réduire le temps de travail, et au moment où la technique permet de s'en émanciper, tu veux remettre les gens au travail ?
oui, la gauche réformiste, kautskiste, celle qui avait transformé la théorie révolutionnaire de marx en idéologie étatique et qui cherchait à éviter la révolution prolétarienne par tous les moyens, jusqu'à l'assassinat si nécessaire (celui de rosa luxemburg, par exemple).
sbk a écrit :
Ceux qui combatte la machine ont ils déjà lavé leur linge au lavoir?
Voici un exemple moins connu, qui montre en tout cas que ce n’est pas une vue de l’esprit, une reconstruction a posteriori ou une fantaisie subjective teintée de défaitisme morbide que de définir l’histoire moderne comme une progressive
incarcération dans la société industrielle. Racontant ses voyages en Espagne entre 1916 et 1920, Dos Passos rapporte les propos tenus dans un café par un « syndicaliste » tout juste évadé de prison (on sait que dans l’Espagne de ces années un syndicaliste était bien différent de ce qui porte aujourd’hui ce nom ; et que la neutralité pendant la Première Guerre mondiale y avait favorisé une sorte de « décollage » économique) :
« Nous sommes pris au piège de l’industrialisation, comme le reste de l’Europe. Le peuple, y compris les camarades, se laisse gagner à toute allure par la
mentalité bourgeoise. Nous risquons de perdre ce que nous avons durement acquis…
Si seulement nous nous étions emparés des moyens de production quand le système était encore jeune et faible, nous l’aurions développé lentement à notre profit, en rendant la machine esclave de l’homme. Chaque jour que nous laissons passer nous rend la tâche plus difficile. » (Rossinante reprend la route)
http://partage-le.com/2016/04/(...)esel/